Tag: free floating

17
Mai

Autopartage : 60,8 millions d’utilisateurs en 2022 !

Dans la seconde édition de son rapport sur l’autopartage intitulé The Carsharing Telematics Market, le cabinet de recherches suédois Berg Insight offre un état de l’art du marché de l’autopartage et estime sa croissance future.


Spécialisé dans la communication M2M et l’IoT, le cabinet met particulièrement en avant l’accélération technologique qui va notamment permettre un développement massif du modèle free floating. Les outils télématiques n’ont donc pas fini de se sophistiquer pour offrir des services de mobilité connectés et fiables, séduisant un public de plus en plus nombreux.

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30
Oct

Le free floating va t-il rebattre les cartes de la mobilité urbaine ?

Après avoir conquis le marché chinois, les services de partage de vélos sans stations débarquent en France et viennent directement concurrencer les systèmes de Vélos en Libre-Service (VLS) déjà mis en place dans la plupart des grandes villes françaises. Comment expliquer le succès de cette nouvelle manière d’aborder la mobilité partagée ? Le free floating, de manière générale, représente t-il vraiment un modèle plus pratique et rentable ?


Plus besoin de bornes pour aller faire un tour en petite reine : il suffit désormais d’un smartphone ainsi que d’une application mobile qui géolocalisent les vélos disponibles et permet de verrouiller et déverrouiller l’anti-vol du deux roues en scannant un QR Code. Autre avantage notable : l’utilisateur n’a plus besoin d’un abonnement mais peut payer à la course ! Le tout permettant une expérience client plus fluide et moins de contraintes. Les premiers acteurs à tenter l’aventure dans la capitale française sont Gobee.bike, entreprise venue d’Hong Kong et fondée par un français, oBike ou encore le leader mondial chinois Ofo, qui compte à travers le monde pas moins de 10 millions de bicyclettes.

Ce modèle était déjà présent bien entendu sur d’autres types de véhicules, les voitures en premier lieu avec l’autopartage en free floating qui connait un succès grandissant. Le pionnier en France est sans doute Cityscoot, qui propose un service de location de scooters sans borne, affiche aujourd’hui 55 000 membres et un million de trajets à Paris en seulement un an d’existence.

Free Floating


En route vers une réglementation urbaine pour le free floating ?


Mais ce système sans stations pose de réels questionnements au niveau de l’aménagement urbain, les municipalités craignant que les véhicules soient déposés n’importe où et encombrent la chaussée déjà saturée. La crainte du vandalisme accrue ressurgit également, avec des exemples notables en Chine où les acteurs du vélopartage sans stations sont plus que nombreux. Néanmoins, les entreprises citent régulièrement la possibilité de géolocaliser le vélo en temps réel grâce aux puces GPS intégrées comme un moyen de lutter face à ce fléau.

Autre point pouvant s’avérer bloquant : le modèle économique. Un service avec stations est beaucoup plus facile à gérer et coûte moins cher en logistique, les véhicules n’ayant pas à être rapatriés si laissés à un endroit non adapté. Par ailleurs, l’engin doit être loué entre 5 et 6 fois par jour pour être rentable.

Free Floating vélos

Les nouveaux Velib’

Cette concurrence acharnée entre différents acteurs privés, face à des services publics comme le Velib’ à Paris qui mise sur sa modernisation ainsi que sur le soutien des pouvoirs publics pour perdurer, risque d’engendrer de nouveaux questionnements pour la municipalité.

Est-ce que de nouvelles réglementations seront nécessaires ? Les prochaines années vont être déterminantes pour la maturation de ce modèle qui semble pourtant déjà promis à un beau succès sur le marché européen.

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07
Avr

Autopartage en free floating : un modèle en pleine expansion

Alors que l’autopartage est de plus en plus populaire en Allemagne, c’est aussi l’occasion de s’apercevoir plus nettement des bénéfices mais également certaines limites du mode d’autopartage free floating, un moyen de mobilité partagée qui gagne du terrain.

Le free floating a le vent en poupe. Et c’est le moins que l’on puisse dire en Allemagne, l’un des pays où les services d’autopartage sont les plus développés, avec près de 150 fournisseurs différents. Pour se donner une idée de l’ampleur, ces nombres sont évocateurs : en l’espace de seulement un an le nombre d’utilisateurs de services d’autopartage dans le pays a augmenté de 21,1% pour atteindre 1,26 million d’usagers. Sur ce pourcentage impressionnant, deux-tiers des interrogés utilisent des solutions en free-floating. Quelles sont les raisons de ce succès ?

Définir le free floating

« Ce dernier [modèle] permet de prendre et de laisser un véhicule à n’importe quel endroit d’une zone donnée » explique André Malm, analyste chez Berg Insight. Il ajoute « la capacité de pouvoir utiliser un véhicule en autopartage sans devoir au préalable effectuer une réservation rend ce genre d’autopartage très attractif pour les particuliers. L’autopartage en free floating est opéré dans 12 pays et 43 villes d’Europe et d’Amérique du Nord pour environ 20,000 voitures et 2 millions d’abonnés à fin 2015 ».

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Le One-way, une tendance qui gagne du terrain Source : TRB 2016: Shared Mobility Trends from Susan Shaheen

L’un des grands arguments de l’autopartage en free floating est donc cette liberté donnée au conducteur, un mode de transport flexible, accessible sans passer par un processus de réservation long et contraignant. Il existe néanmoins certaines limites, sur lesquelles des chercheurs réfléchissent afin de les dépasser. L’un des questionnements majeurs reste le rapatriement des véhicules par les usagers, le tout sur des places de parkings dédiées. Comme nous l’avons déjà vu la place du parking en ville est de manière globale l’un des grands enjeux de l’urbanisme de demain : comment en effet mieux gérer ces espaces, optimiser leurs utilisations ?

Lors d’un déplacement en free floating cela peut se transformer en problème lorsque la zone de rapatriement voulue est trop encombrée, et que l’usager doit prolonger sa réservation afin de pouvoir se garer. Ainsi selon SZ-Information sur un trajet d’une durée de 45 minutes, l’usager chercherait une place 15 minutes, soit un tiers de la durée totale. Des études sont donc en cours afin d’alléger les moyens logistiques nécessaires au rapatriement et ainsi améliorer l’expérience client. L’une des solutions avancées est le développement des voitures autonomes adaptées à l’autopartage qui permettraient ainsi un rapatriement automatique des véhicules grâce à la mise en place d’un itinéraire planifié.

Chez Mobility Tech Green nous pensons que l’autopartage en free floating a trouvé un allié indiscutable en l’algorithme mis au point par le MIT. Celui-ci permet en effet de calculer des itinéraires afin de réduire les dépenses et voyages inutiles lors du rapatriement des véhicules. Une option envisagée est d’effectuer ces voyages avec des conducteurs prenant en charge des passagers pour un coût réduit. Il s’agit en fait d’un habile équilibre qui permet au final de répartir les voitures connectées à des endroits où elles sont attendues par des clients potentiels.

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Notre entreprise investit déjà ce type de mobilité, pratique pour les utilisateurs car accessible et flexible. Ainsi pour les entreprises nous recommandons de combiner deux modes d’autopartage : proposer des véhicules en boucle, avec des stations , mais également des voitures en libre service. Ces deux modes complémentaires garantissent une disponibilité optimale de véhicules dans les lieux les plus plébiscités. Un autre avantage de la mise en free floating d’une partie de sa flotte pour le B2B est que cela permet à des collaborateurs un accès sans réservation à des véhicules autopartagés.

Laura Didelot

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