webleads-tracker

Encore marginaux dans les flottes d’entreprises, les véhicules électriques gagnent pourtant progressivement du terrain. En cause ? Le durcissement des réglementations autour des émissions de gaz à effet de serre. Poussées à verdir leurs flottes, les entreprises souhaitent se tourner vers l’électrique. Mais des freins demeurent à la démocratisation de cette motorisation alternative. Découvrez comment les surmonter afin d’intégrer pleinement les véhicules électriques à votre car policy.


État des lieux de l’électrique dans les flottes


Véhicules électriques recharge

Trop chers, pas assez autonomes, trop contraignants en matière de logistique : pour une majorité de gestionnaires de flottes la mise à disposition de véhicules électriques relèvent du casse-tête.

Selon les résultats d’une enquête du Commissariat générale au développement durable (CGDD), les véhicules électriques ne représentent d’ailleurs que 3% du parc des 200 entités interrogées. Un chiffre qui peut paraître dérisoire. 

Pourtant, le potentiel est là, surtout dans les flottes publiques (collectivités, institutions…).

Toujours selon l’enquête du CGDD, 69% des kilomètres journaliers sont en effet inférieurs à 100km, et ce nombre monte à 85% dans le secteur public. Cette typologie de trajets peut donc être couverte par des véhicules électriques, surmontant la problématique de l’autonomie limitée des VE (qui est en moyenne de 450km). 

Selon une autre étude, le baromètre des flottes 2019, 28% des gestionnaires de flottes françaises interrogés ont déjà intégré des véhicules à motorisation alternative à leur car policy (21% en Europe) avec en tête l’hybride (18%) suivi de l’électrique (17%). Entre 2015 et 2019, la part de véhicules électriques dans les flottes des entreprises interrogées a augmenté de 16 points (16% à 32%). 

Secteur public : des réglementations spécifiques autour des motorisations


La loi Laure, votée en 1996, imposait déjà aux flottes publiques de plus de 20 véhicules d’intégrer 20% de véhicules propres. La loi sur la transition énergétique, adoptée en juillet 2015, est venue confirmer ce principe. Les flottes de véhicules appartenant à l’état ainsi que ses opérateurs doivent suivre cette composition : 1/3 de véhicules hybrides et électriques minimum (avec au moins la moitié de VE), 1/3 minimum de véhicules à essence et enfin 1/3 maximum de véhicules diesel.


Pourquoi intégrer des VE ?


L’intégration de véhicules électriques dans une flotte professionnelle ne se fait pas par hasard. Comme nous l’avons évoqué plus loin, une analyse des déplacements des salariés est nécessaire en amont afin de garantir un usage optimal des véhicules. La prise en compte de l’infrastructure de recharge nécessaire sur le site est également nécessaire dans la stratégie de l’entreprise. Une fois cette observation réalisée, et le pas franchi, l’intégration de VE possède plusieurs avantages pour la gestion de flotte.

Des coûts d’entretien plus faibles 

Les mécaniques électriques demandent moins d’entretien que les mécaniques de véhicules thermiques. Le moteur électrique favorise par exemple l’usage du frein moteur. Cela prolonge la longévité des plaquettes de frein ainsi que des pneus. Le plein d’électricité est également beaucoup moins cher qu’un plein de carburant fossile. Au delà d’une distance parcourue de 60 à 70 kilomètres par jour, le VE devient plus économique. Pour faire baisser le TCO (Total Cost of Ownership) d’un véhicule électrique on estime qu’il faut qu’il roule entre 12000 et 15000 kilomètres par an.

L’investissement initial doit être ainsi réalisé en ayant en tête cette donnée : les déplacements actuels de mes collaborateurs vont-ils couvrir ce genre de distance ? Si oui, alors le surcoût initial sera vite rattrapé.

L’exemple de La Poste

D’abord refroidi par un des freins majeurs à l’adoption des véhicules électriques, le prix, la Poste a franchi le pas. Et ne regrette pas ce choix précurseur pour une flotte d’entreprise européenne ! Après plusieurs années d’utilisation, le groupe a constaté que le VE correspondait parfaitement aux besoins de déplacements de ses employés, notamment pour les tournées des facteurs. Le taux d’immobilisation est tombé à 0,4%, soit moitié moins que pour les véhicules thermiques, ce qui a entrainé de larges économies pour le groupe.

Source : Entretien avec Le Monde

Une réduction significative des émissions de CO2

Intégrer des véhicules électriques dans sa flotte rime souvent avec la volonté de réduire l’empreinte carbone de son entreprise. Pour reprendre l’exemple de La Poste, celui-ci a déclaré que le verdissement de son parc de véhicule lui a permis de faire baisser ses émissions de CO2 de 171 000 tonnes en 2012 à 2017 en 2017, soit un recul de 19% en 5 ans !

L’utilisation de véhicules électriques permet également de mieux rationaliser les déplacements des collaborateurs. Mais aussi d’éviter la prise de voitures polluantes dans des contextes urbains encombrés pour des trajets de quelques kilomètre seulement.

Une mesure en conformité avec les nouvelles réglementations

De plus en plus de restrictions s’appliquent à la circulation de véhicules polluants dans les centres urbains. Le système des vignettes Crit’Air et autres arrêts municipaux visant à restreindre l’accès aux véhicules diesel dans les centres villes sont autant de mesures poussant les entreprises à renouveler leurs parcs de véhicules. En jeu ? La circulation de leurs employés devant effectuer des déplacements dans les couronnes urbaines sujettes à ces réglementations anti-pollution. Et le cycle WLTP ne fera que renforcer cette dynamique, du constructeur automobile aux gestionnaires de flottes.


Autopartage : un levier pour l’adoption des véhicules électriques


Participant, certes, à une démarche d’écomobilité les véhicules électriques peuvent être également associés à de nouveaux usages en terme de déplacements afin de minimiser davantage l’empreinte environnementale de l’entreprise. Plusieurs études, comme celle du Boston Consulting Group, appuient la combinaison de l’électrique avec l’autopartage et, à terme, les technologies autonomes.

Cette combinaison a plusieurs avantages. L’aspect environnemental en premier lieu, mais également significatif sur les frais de déplacements. Le surcoût initial investi à l’achat d’un véhicule électrique peut être beaucoup plus vite rentabilisé en misant sur un usage mutualisé de cette partie de la flotte. De plus, en proposant un service d’autopartage avec l’installation d’équipements embarqués sur les véhicules, cela permet un meilleur monitoring des véhicules électriques (autonomie batterie, usages…).

Enfin, inclure des VEs dans le cadre d’une offre d’autopartage professionnelle c’est aussi bénéficier d’une communication plus aisée autour de l’usage de cette motorisation alternative. Plusieurs freins peuvent en effet subsister au départ : peur de la faible autonomie, changement des sensations de conduite… Proposer leurs usages de manière partagée permet d’effectuer la transition de manière plus fluide et d’ainsi faciliter l’adoption des véhicules.

L’électrique chez Mobility Tech Green

Nous accompagnons nos partenaires sur la problématique d’introduction de motorisations alternatives (hybrides et/ou électriques) au sein de leur flotte. Aujourd’hui, ce type de véhicules représente 7.5% des véhicules que nous avons équipé de la solution d’autopartage e-Colibri™. Nous nous sommes aperçus que la mise en place d’un service de mobilité partagée permettait aux entreprises de franchir plus facilement le pas vers de l’électrique. En effet, avec l’ajout d’options permettant de rentabiliser le service, comme le pro/perso par exemple, le surcoût initial fait moins peur. Notre plateforme de gestion permet également d’administrer au mieux les véhicules demandant des phases de recharge et ainsi éviter les mauvaises surprises sur le parking. Demain, de plus en plus d’entreprises se tourneront vers ces motorisations, par préoccupations écologiques et/ou financières. Et nous serons là pour les accompagner dans cette transition énergétique !


Vous souhaitez intégrer des véhicules électriques dans votre flotte dans le cadre d’un service d’autopartage ? Nos conseillers de mobilité sont à votre écoute afin de faire un bilan de votre activité et de vous accompagner dans cette dynamique du changement !

Démo gratuite !