webleads-tracker

Webinar | Collectivités & Départements : nos réponses pour optimiser votre gestion de flotte  | Jeudi 13 Octobre à 10h Je m’inscris

Dossier : L’histoire de la voiture électrique

par | Marché mobilité, Transition énergétique

Article mis à jour le 18 janvier 2022

XIXème siècle : le début de l’aventure électrique

L’histoire de la voiture électrique commence dès le XIXème siècle. En effet, le tout premier prototype d’un véhicule électrique fut réalisé par un homme d’affaires écossais, Robert Anderson au début des années 1830 : il s’agissait d’une carriole électrique. 

Anderson electric car company

D’autres prototypes furent construits, notamment la petite locomotive électrique de Thomas Davenport et celle de Robert Davidson, mais c’est à la fin des années 1850 que l’histoire du véhicule électrique pris un tournant décisif.

En 1859, le français Gaston Planté inventa la batterie rechargeable au plomb acide, batterie qui fut par la suite améliorée par Camille Faure en 1881. Cette innovation posa les bases des prochains prototypes et marqua le début de l’essor du véhicule électrique.

En novembre 1881, Gustave Trouvé présenta une automobile électrique, ou plutôt un tricycle électrique, à l’Exposition Internationale d’Electricité à Paris. Néanmoins, ce n’était qu’un prototype et son utilisation était plus que délicate puisque le conducteur devait, grâce à un système de poulies, immerger des plaques de métal dans des récipients contenant de l’acide afin de moduler l’intensité du courant et donc la vitesse.

Cependant, quelques mois plus tard, William Ayrton et John Perry, deux anglais, présentèrent leur prototype de tricycle électrique avec un moteur connecté à la roue arrière droite. Son autonomie était de 20 Km pour une vitesse de 15 Km/h. Le véhicule pouvait également circuler de nuit puisqu’il était équipé de phares électriques. C’est ce prototype que la plupart des historiens considèrent comme étant le premier véhicule électrique de l’histoire.

Une première industrialisation du véhicule électrique

Au XIXème siècle, trois mode de propulsion se partageaient le marché naissant de l’automobile : le moteur à combustion interne, le moteur électrique et le moteur à vapeur

Cependant, grâce aux nombreuses innovations, le véhicule électrique rencontra un succès certain et s’industrialisa peu à peu à la fin du XIXème siècle. En 1884, Thomas Parker, ingénieur à la Elwell-Parker Ldt (entreprise de fabrication et de commercialisation de locomotives, bus et tramways électriques), conçut la première automobile électrique. Cette toute première voiture électrique fut commercialisée dès 1896. Aux Etats-Unis, William Morrison commercialisa une voiture électrique dès 1891.

Thomas parker VE

En 1895, une voiture électrique participa pour la première fois à une course automobile (Course Bordeaux-Paris). Conduite par Charles Jeantaud, carrossier, cette voiture de 7 chevaux embarquait 38 accumulateurs Fulmen de 15 Kg chacun. Charles Jeantaud commercialisa la Jeantaud de 1893 à 1906. Son autonomie, initialement de 60 Km et de 20 Km/h, fut doublée en 1903.

A cette même période, l’Electrobat, voiture électrique conçut par l’ingénieur Henry G. Morris et le chimiste Pedro G. Salomon, rencontra un très grand succès commercial alors qu’en 1897, les premiers taxis électriques firent leur apparition dans les rues de New York. La voiture électrique acquit définitivement ses lettres de noblesse en 1899, lorsque la Jamais Contente, dont les batteries représentaient plus de la moitié du poids de la voiture, fut le premier véhicule à dépasser les 100 Km/h.

electrobat
Jamaiscontente voiture électrique

La voiture Electrobat

La Jamais Contente

Prêt à électrifier votre flotte de véhicules ?

Découvrez e-FleetTM, notre solution d’analyse de flotte pour faire de votre transition énergétique une réussite.

XXème siècle : un nouvel essor pour la voiture électrique

La voiture électrique connut son âge d’or au début du XXème siècle. En 1900, environ un-tiers des véhicules étaient propulsés par batteries. Ainsi, aux Etats-Unis, sur 4 192 voitures commercialisées, 1 575 étaient des véhicules électriques, 936 étaient des véhicules à essence et 1681 étaient des véhicules à vapeur.

phaeton woods

Aux Etats-Unis, la Phaeton de Wood (ci-contre) rencontrait un franc succès malgré son autonomie de 30 Km à 22,5 Km/h et son coût élevé (2 000$). Les voitures électriques étaient plus faciles à démarrer et ne précédaient pas de nuages de fumée, ce qui pouvait expliquer leur succès.

En France, la Poste livrait le courrier avec la Mildé, fabriqué à Levallois-Perret, dès 1901.

Cependant, le véhicule électrique entra dans une phase de déclin et finit par être supplanté par les véhicules à essence. En 1908, le lancement de la Ford T, deux fois moins chère qu’une voiture électrique, ouvrit la voie à la démocratisation du véhicule à essence à l’heure de l’essence bon marché. Le déclin de l’automobile électrique était également du à sa trop faible autonomie : elle devenait de plus en plus incompatible avec les nouveaux usages et les réseaux routiers qui se déployaient à vitesse grand V. Enfin, la voiture électrique fut définitivement enterrée avec le crash de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale.

La voiture électrique comme alternative

Toutefois, l’idée que la voiture électrique restait une alternative ou un complément à la voiture à essence persistait. A la fin des années 1960, il y eut un regain d’intérêt pour la voiture électrique. En 1966, le Congrès Américain recommanda la construction de véhicules électriques afin de réduire la pollution de l’air et le choc pétrolier de 1973 finit de convaincre l’opinion de public.

Alors que le vent semblait tourner en faveur des modes de transports durables, le marché ne décolla pas. Dès lors, en 1976, le Congrès Américain adopta l’Electric and Hybrid Research, Development and Demonstration Act afin de favoriser le développement des nouvelles technologies sur les batteries, les moteurs et les composants hybrides. Par ailleurs, en 1988, le Président de General Motors, Roger Smith, créa un fond de recherche pour développer une nouvelle voiture électrique, la EV1.

EV1 general motors

En 1990, l’Etat de Californie vota le Zero Emission Vehicle, plan qui prévoyait que 2 % des véhicules devraient émettre zéro émissions polluantes en 1998 et 10% en 2003. Dès lors, entre 1996 et 1998, General Motors produisit 1 117 EV1 et Toyota lança la Prius en 1997, première voiture hybride commercialisée en série (18 000 exemplaires furent vendus au Japon la première année). En France, Renault testa la Zoom, une micro-citadine électrique, en 1999 et s’initia à l’hybride avec le programme Next. Cependant, une fois encore, la voiture électrique ne rencontra pas son public.

Les ventes ne décollant pas, les constructeurs ne croyaient plus en l’idée d’un véhicule 100% électrique. Ainsi, en 2002, General Motors et Daimler Chrysler, soutenus par l’administration Bush, demandèrent l’annulation du Zero Emission Vehicle. Toutefois, il restait toujours 100 000 véhicules électriques aux Etats-Unis en 2007.

XXIème siècle : enfin l’heure de l’électrique ? 

Début 2010 : des initiatives politiques pour favoriser l’adoption des VE

A l’aube des années 2010, le marché du véhicule électrique semblait renaître. En 2008, au Mondial de l’Automobile de Paris, Bolloré annonça la sortie pour 2010 de la Bluecar, une petite citadine électrique. Ce modèle sera notamment utilisé pour le service d’autopartage Autolib à Paris. Le 1er octobre 2009, Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, et Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie, présentèrent un plan national pour la mise en circulation de 2 millions de véhicules électriques et hybrides d’ici 2020.

En avril 2010, le gouvernement français signa une charte avec PSA, Renault et 12 villes prévoyant l’installation de bornes de recharge accessibles au public dès 2011.

En effet, le nombre de bornes de recharge reste un défi de taille pour les constructeurs et les collectivités, ces dernières étant de plus en plus encombrées.

Pour tenter de palier ce manque de bornes, de plus en plus d’applications, à l’image d’Openchargemap, permettent de trouver le point de charge le plus proche !

Open Charge Map : site pour bornes de recharge électrique

En 2014, 500 000 véhicules électriques sont immatriculés selon un rapport de la prestigieuse UC Davis. 

Et aujourd’hui, où en sommes-nous ?

Les nombreuses innovations, la diversité des modèles sur le marché (Renault Zoé, BMW i3, Nissan Leaf, Tesla Model S, etc.) ainsi que les encouragements de l’Etat via les bonus écologiques, attirent de plus en plus les automobilistes. Par ailleurs, les populations prennent progressivement conscience de l’impact de leur mode de vie sur l’environnement et de la nécessité de modifier leur utilisation de la voiture.

Selon l’analyste allemand Matthias Schmidt il s’est vendu pas moins de 1,2 millions de véhicules 100% électriques (et 1 millions d’hybrides rechargeables) en Europe de l’ouest (18 pays pris en compte) en 2021. Une progression de 63% par rapport à 2020, qui restera l’année de tous les records en termes de progression du marché de l’électrique. En effet, entre 2019 et 2020 les ventes avaient enregistré un bond impressionnant de 144% !

Model 3 de Tesla

La Model 3 de Tesla, le modèle électrique pour particuliers le vendu en France en 2021 (©Tesla)

En 2021, le marché de l’électrique atteint donc 2,2 millions de véhicules vendus en Europe. Soit 20,9% de la vente de voitures neuves ! Attention cependant à prendre en compte les enjeux actuels du marché de l’automobile. En effet, le nombre d’immatriculations de véhicules neufs a drastiquement chuté en 2021. La pandémie ainsi que la pénurie actuelle de semi-conducteurs sont également des facteurs à considérer.

Schmidt Automotive Research

© Schmidt Automotive Research

Matthias Schmidt prévoit ainsi pour 2022 une croissance de 29% du marché par rapport à 2021. Une évolution certaine mais lente pour la voiture électrique, qui séduit de plus en plus mais reste financièrement plus chère à l’achat. Néanmoins, certaines règlementations comme l’interdiction à la vente de véhicules thermiques en 2040, la mise en place ZFE-m dans les villes ou encore le durcissement des normes anti-pollution avec le cycle WLTP contribuent à un intérêt grandissant pour les motorisations alternatives, l’électrique en tête. 

La loi d’orientation des mobilités a également donné un coup d’accélérateur pour l’introduction de l’électrique dans les flottes professionnelles en incitant à un verdissement échalonné des parcs automobiles. Il s’agit aujourd’hui de pouvoir concilier offre attractive pour les consommateurs et performance à la route. L’histoire de la voiture électrique est donc loin d’être terminée ! 

Guide LOM

Vous voulez en savoir plus sur la loi d’orientation des mobilités et le verdissement des flottes ?

Alexandre Fournier

Alexandre Fournier

Auteur

Directeur communication, marketing & innovation chez Mobility Tech Green. Passionné d'astronomie et de technologies, je vous parle sur ce blog des évolutions du marché de la mobilité partagée.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Webinar collectivités 13.10.22

Nos derniers articles

Parc automobile hospitalier : quelle optimisation possible ?

Parc automobile hospitalier : quelle optimisation possible ?

Pour les acteurs du secteur de la santé, la rationalisation des ressources est primordiale. Et concernant les flottes de véhicules, un vent de changement se fait sentir depuis maintenant plusieurs années. L’objectif principal ? Réaliser des économies sur un budget...

lire plus

À découvrir aussi

Share This

Cet article vous a plu ?

Partagez-le avec votre entourage !