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Introduits depuis septembre 2017, les nouvelles normes antipollution ainsi que le cycle de mesure des consommations et de rejets polluants WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures) vont être généralisés dès le 1er septembre 2018. Quelles conséquences pour le marché automobile et plus particulièrement pour les flottes professionnelles ? On vous explique tout !


Le principal objectif de ce nouveau test, venant remplacer le NEDC (New European Driving Cycle) datant des années 80 ? Présenter au public des valeurs de consommation se rapprochant beaucoup plus d’une utilisation en « conditions réelles », et ainsi éviter les mauvaises surprises sur le long terme ! Il s’agit bien entendu d’un protocole standardisé, des différences seront donc toujours possibles, mais l’ambition est de diminuer l’écart au maximum pour plus de transparence.

Pour cela les conditions de conduite sur le test sont plus dynamiques (distance plus longue, vitesse moyenne supérieure et quatre phases de conduite différentes). Résultat ? Les valeurs de consommation devraient augmentées en moyenne de 20% par rapport aux résultats du NEDC. Selon le cabinet de conseil JATO, les émissions de de CO2 de véhicules neufs en Europe ont augmenté de 9,6 grammes/kilomètres.

Le test WLTP est lui même une procédure mise en place dans le cadre de la norme Euro 6c, qui fixe les émissions de particules fines à 6×1011 particules/km pour les moteurs essence à injection directe. Pour les moteurs diesel, les véhicules devront être de nouveau homologués selon le cycle WLTP.

Pour les constructeurs, il s’agit d’un immense chantier de mise aux normes, à la fois financier et matériel. Des choix seront à faire sur la production de certains modèles, trop polluants : vaut-il le coup de les revoir afin de les conformer aux nouvelles normes de valeurs d’émissions ou est-il plus simple d’arrêter la production de ce modèle en particulier ? La durée de ré-homologation des véhicules s’annonce également comme un vrai défi. À l’heure actuelle, seuls 20% des véhicules commercialisés ont passé le cycle WLTP. La route est donc encore longue !


Quelles conséquences sur les flottes ?


Qui dit augmentation des valeurs d’émissions dit augmentation de la fiscalité ! En effet, de nombreuses obligations mises en place par les états européens en matière d’émissions de polluants sont calculés en C02. Les chiffres augmentant, de nombreux véhicules neufs seront ainsi soumis à une taxe liée aux rejets de ce gaz à effet de serre et au fameux malus écologiques. Ces conséquences fiscales sont aujourd’hui impossibles à chiffrer : il faudra attendre début 2019 et la généralisation de la procédure pour pouvoir établir un premier bilan.

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Pour les gestionnaires de flotte, la norme WLTP est une réelle préoccupation. Selon le dernier baromètre flottes publié par l’OVE (Observatoire du Véhicule d’Entreprise) début juillet ce n’est pas moins de 47% des gestionnaires de parc français interrogés (44% pour l’Europe) qui anticipent un impact majeur du WLTP sur leur flotte dans les trois prochaines années à venir. Ce chiffre monte jusqu’à 72% pour les entreprises de plus de 250 salariés, possédant un parc plus important de véhicules. Néanmoins, seuls 17% des interrogés ont répondu que leur car policy avait déjà été impactée par ces tests (33% chez les très grandes entreprises). Parallèlement, 59% entreprises prennent en compte les émissions de C02 dans la planification de leur car policy.

Comment faire face à ces nouvelles normes ? Pour les gestionnaires interrogés, le développement des énergies alternatives au sein de leur flotte pourrait constituer une solution durable. 41% des gestionnaires de parc sondés envisagent ainsi l’introduction ou le développement d’énergies « propres » dans leurs flottes dans les trois ans à venir, avec une préférence pour l’hybride (30%) suivi par le véhicule électrique (26%). Autre initiative : la mise en place de services de mobilité tels que l’autopartage, le covoiturage ou le crédit de mobilité (43%).

Pour les entreprises, face à changement, plusieurs choix existent : soit accélérer le renouvellement de leur parc afin de répondre aux nouvelles normes et éviter les malus ; soit attendre que le cadre soit plus clair et prolonger leurs contrats de location actuels. En clair, la gestion de flottes même sera directement impactée par ces nouvelles normes d’homologation.


Lire le baromètre OVE