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Avr

Les déplacements urbains à l’heure des nouveaux services de mobilité

Dans sa dernière enquête réalisée en partenariat avec BIPE sur la Mobilité Mondiale Kantar TNS démontre en quoi l’émergence de nouvelles technologies et de services innovants ont profondément transformé notre rapport aux déplacements quotidiens. 


On apprend ainsi que près de 75% des 24.000 personnes interrogées à travers le monde et vivant en zones urbaines utilisent des applications sur smartphone afin d’organiser au mieux leurs déplacements. Loin de se limiter à une simple aide de navigation, ces applications mobiles proposent aujourd’hui un ensemble de services. D’une simple pression sur un écran on peut ainsi limiter son coût de mobilité, éviter les embouteillages mais aussi réserver un taxi, un véhicule en co-voiturage ou autopartage en quelques secondes.


Une mutation de la mobilité urbaine


Ces nouveaux usages ont des conséquences directes sur l’utilisation de véhicules individuels : 27% des personnes interrogées admettent ainsi moins conduire qu’ils ne le faisaient seulement six mois avant. Ces chiffres atteignent par exemple 34% à Paris ou encore 43% à Mumbai. Pour les personnes ne détenant pas de véhicules personnels, la propriété représente une dépense et une véritable contrainte. La représentation symbolique de la possession d’un véhicule en tant que facteur de réussite sociale s’affaiblit ainsi de plus en plus.

Les embouteillages représentent également une véritable barrière à l’usage d’un véhicule individuel  : pour 40% des personnes interrogées à New York cela est la première raison de ne pas posséder une voiture. Le paiement «  à la course  » directement via smartphone a notamment poussé 22% des interrogés à faire des services de mobilité partagée (co-voiturage, autopartage, vélopartage…) leur mode principal de transport.

Rémy Pothet, Partner au BIPE, indique « l’avènement des nouvelles technologies a permis une ouverture à de nouveaux services de mobilité. En Europe par exemple, le recours au co-voiturage est passé de 22% à 29% entre 2013 et 2016, pendant que l’auto-partage progressait de 4% à 7%. Sur la base de notre expertise de prévision en matière de mobilité, nous pensons que l’expansion des flottes de voitures à la demande va permettre une baisse importante du coût de ces services. Cela va contribuer à accentuer la mobilité des individus, à mesure que les tarifs baisseront. Nous pensons que l’avènement de la voiture autonome accentuera encore cette tendance ».

Ainsi les modes de mobilité alternatifs ont de beaux jours devant eux, se présentant comme une réponse aux enjeux de l’urbanisme urbain et de nos nouveaux usages numériques, tout en se révélant être plus économiques et écologiques.

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