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L’observatoire société et consommation (Obsoco) et le cabinet Chronos, spécialisé dans l’innovation au service de territoires durables, inclusifs et partagés, ont lancé la troisième vague de l’Observatoire des Mobilités émergentes.


Cet observatoire est une initiative nationale soutenue par des structures publiques, comme l’ADEME ou encore la SNCF, mais aussi privées à l’image de Mappy et Keolis. Elle a pour but de dresser une cartographie des mobilités émergentes en France mais aussi, pour la première fois cette année, dans trois pays limitrophes (Angleterre, Allemagne et Espagne).

Une vaste enquête a ainsi été menée en ligne cet été auprès de 7000 personnes âgées de 18 à 70 ans. Les résultats confirment des tendances de mobilité déjà bien ancrées dans notre quotidien.

Le top 4 de ces mobilités dites « émergentes » est occupé par le covoiturage (31%), le vélo pour les déplacements du quotidien (30%), le car longue distance (27%) et les VTC (20%). Une progression qui s’explique par la multiplication des acteurs sur le marché, notamment concernant le car longue distance et le covoiturage, ainsi que l’amélioration de l’accessibilité à ces différents services de mobilité alternatives.

Observatoire des mobilités émergentes - Troisième édition

Parmi les facteurs d’accessibilité, la qualité croissante des applications mobiles agissant comme véritables compagnons dans la mobilité quotidienne des interrogés. L’indétrônable GPS bien entendu (72% des sondés en font usage), mais aussi les plateformes multimodales (49%) qui permettent de planifier au mieux des trajets en faisant appel à différents modes de transport. Avoir accès à toutes les informations de circulation du bout des doigts : voilà la principale préoccupation des usagers.

Pourtant, cette mobilité multimodale portée par les offres de MaaS (Mobility as a Service) connait un frein majeur à son essor : les inégalités territoriales. En milieu urbain, la moitié des répondants déclare avoir accès à plusieurs modes de transport. Ce nombre tombe à 20% en milieu rural. Ce manque d’accessibilité aux services doit être donc encore être pallié, en prenant en compte les attentes différentes en terme de mobilité des usagers habitant en communes rurales.

La marge de progression est là : 55% des européens se déclarent en effet vivement intéressés par les offres de MaaS. Fait à noter : pour 35% d’entre eux, il s’agit d’un moyen de diminuer le recours à leur voiture personnelle.

À la une  #JeudiMobility : Numéro 01

55% des européens se déclarent intéressés par les offres de MaaS

(Mobility as a Service)

Les différentes attentes correspondent à différents profils d’usagers. L’observatoire des mobilités émergentes en a déterminé sept, les trois principaux étant :

Les captifs de l’automobile
(29%) 

Automobilistes monomodaux, ils ont généralement un profil plutôt rural, privilégiant la gestion du temps et la rassurance. Une de leurs contraintes principales ? L’aspect financier.

Les automobilistes métropolitains (21%)

Actifs et habitants dans les grandes villes et leurs couronnes, ils sont en quête de rapidité et de gestion de leur temps. Il utilisent principalement leur véhicule personnel mais peuvent, occasionnellement privilégier les transports en commun. Ils ont à leur portée un grand choix de modes de mobilité : pour gagner leurs faveurs ces derniers doivent être efficaces et leur faire gagner, si possible, du temps.

Les alternatifs actifs
(15%)

Ces usagers ont un profil urbain, relativement jeune et majoritairement masculin. Leur particularité ? Ils utilisent en priorité des pratiques actives pour se déplacer, comme le vélo, reléguant ainsi l’usage de la voiture au second plan en cas d’absolue nécessité.

L’une des pistes les plus prometteuses pour la mobilité alternative de demain est la voiture servicielle. La possession d’une voiture personnelle est encore vivement ancrée dans les mœurs (60% des interrogés). Malgré cela, l’évolution des mentalités est palpable. 17% des sondés déclarent ainsi vouloir se passer totalement d’une voiture, 11% de faire appel à un véhicule au coup par coup, selon les besoins ressentis, et 6% d’être enclins à emprunter ou partager un véhicule avec des proches.

Du gain de temps, de la flexibilité, des économies sur le long-terme : autant de facteurs qui pourraient permettre cette progression de la voiture à la demande, avec le covoiturage ou l’autopartage par exemple, alliée avec d’autres moyens de transport. Le recul de la voiture personnelle se confirmera t-il dans les années à venir ? Les cartes sont maintenant dans les mains des acteurs du marché de la mobilité pour proposer des offres aussi efficientes que possible.