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Selon une étude publiée en avril dernier par la société de conseil Global Market Insights, le marché de l’autopartage devrait atteindre 11 milliards de dollars d’ici 2024. 


Les raisons de cette croissance ? Une constatation concrète des bénéfices de cette mobilité alternative, notamment au niveau de la congestion routière et de la pollution de l’air. Mais on peut également noter la participation grandissante des gouvernements à la promotion de l’autopartage, que ce soit à Paris ou encore en Chine, avec la mise en place de stationnements dédiés, de tarifs préférentiels pour les usagers de ce type de services ou encore la possibilité de circuler dans des zones à faibles émissions.

Ce qu’il est aussi intéressant d’observer c’est la collaboration de plus en plus étroite entre les opérateurs « traditionnels » de transports en commun et des acteurs externes spécialisés dans l’autopartage pour fournir aux usagers une offre multimodale. Cette dynamique permet de surcroit de garantir un taux d’adoption plus important de ces services en améliorant leur visibilité et leur accessibilité.

Autopartage : état de l'art du marchéAinsi, en 2017 on pouvait compter une flotte de 100,000 véhicules en autopartage. Le nombre d’utilisateurs devrait croitre de 20% entre 2018 et 2024. L’amélioration de l’usage grâce aux nouvelles technologies ne sera pas étrangère à cette augmentation de membres à un service d’autopartage. Les différents opérateurs miseront en effet sur celles-ci afin d’offrir une mobilité servicielle optimale. Ouverture des portes via smartphone, identification unique du conducteur ou check-in/check-out simplifié pourrait devenir de véritables arguments de vente. Il en est de même pour les technologies autonomes qui devraient offrir une valeur ajoutée très intéressante aux services d’autopartage.


Autopartage B2B : un segment sur lequel on peut miser !


Le rapport publié par Global Market Insights met également l’accent sur la vitalité du marché de l’autopartage B2B, notamment en Europe. Des avantages flagrants, comme un gain de flexibilité dans les déplacements des salariés et une réduction dans les frais de gestion de flotte, font de l’autopartage une solution idéale. Idéale pour améliorer la mobilité de chacun tout en réduisant le budget lié aux déplacements en interne (de 30% en moyenne).

À la une  La voiture autonome en autopartage vecteur de la mobilité 2.0

Une autre problématique majeure pour les entreprises est la gestion et la création des places de stationnement pour ses employés. En terme d’infrastructure cela peut vite devenir un vrai casse-tête ! L’autopartage, comme le note GM Insights, peut bénéficier à l’optimisation des véhicules de service, au diminution de leur nombre et donc par extension au gain de places.

Collectivités et entreprises ont un rôle majeur dans la promotion, on pourrait même dire dans le processus « d’évangélisation », de l’autopartage. La compétition entre les divers acteurs s’avèrera particulièrement féroce dans les années venir. Celle-ci entraînera une chute du tarif des services et la nécessité de consolider son positionnement afin de ne pas se laisser noyer sous la vague d’offres disponibles et de convaincre les plus réfractaires des bénéfices de l’autopartage.


Le marché de l’autopartage entre donc dans sa phase de maturation, poussé par des efforts communs entre différents acteurs, publics ou privés, pour valoriser son usage. Une meilleure communication autour de cette mobilité alternative couplée d’un apport technologique non négligeable devrait permettre à ces prédictions de se concrétiser. 

Projet TIGA à Rennes : Mobilités Intelligentes

Nous en avons un exemple concret ici même dans notre ville d’origine, Rennes, où la métropole encourage le travail en commun entre opérateurs de transport, start-ups et laboratoires universitaires afin de faire avancer la mobilité de ces citoyens. C’est tout l’ambition du projet TIGA (Territoire d’Innovation de Grande Ambition), une initiative nationale qui a retenue 24 candidatures à travers la France sur différentes thématiques. Rennes a choisi celle des « mobilités intelligentes » : nouveaux usages, mais aussi nouvelles énergies, optimisation des infrastructures ou encore impact du numérique sur les déplacements.

Visuel de couverture : Uber