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Nous avions déjà abordé la révolution Blockchain dans un précédent dossier thématique. Bitcoin, mineurs, registre décentralisé… autant de notions qui nourrissent encore un certain fantasme collectif autour de cette technologie dont la définition nous échappe souvent. Dans un rapport publié fin 2017, le cabinet d’études Deloitte nous livre une vision de la mobilité en 2030, fondamentalement transformée par l’apogée de la Blockchain et de ses nouveaux usages.


Au cœur de cette révolution, la gestion de véhicule. Pour le gestionnaire de flotte, un véhicule devient un bien devant être rentabilisé au maximum grâce à une mise à disposition en libre-service 24h/24h. Le tout pouvant être réservé facilement depuis un smartphone ou encore une montre connectée. Afin d’optimiser encore plus les coûts, la voiture intelligente gère son propre écosystème, de la planification de ses maintenances à l’administration des paiements.

En allant plus loin, chaque véhicule autonome est automatiquement doté d’un porte-monnaie virtuel qui est lui-même relié au système de gestion financière de la flotte. Ainsi, chaque service additionnel utilisé (nettoyage, péage, location de films à bord, recharge de véhicule électrique…) est directement facturé à l’usager via une facture dématérialisée. Grâce à la technologie blockchain, sécurisée et décentralisée, le gestionnaire peut avoir un accès facilité à l’historique des paiements en lien avec un véhicule en particulier.

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Pour le gestionnaire, il s’agirait d’une avancée non négligeable dans tout ce qui relève de la facturation et de la planification de maintenances. Côté usager, c’est la promesse d’une expérience client toujours plus fluide et harmonieuse, l’utilisation de ce fameux porte-monnaie virtuel rendant possibles des micro-paiements par crypto-monnaie.


Une nouvelle ère pour l’industrie automobile


Dans une précédente étude publiée en 2016, Deloitte dressait déjà un tableau précis du futur technologique de la mobilité, avec quatre étapes principales : une première phase de changement progressif où le marché automobile traditionnel perd en puissance; puis une accélération globale du marché de l’autopartage ; suivie d’une révolution des véhicules sans conducteur (autonomie) ; et enfin une dernière phase où la mobilité autonome et partagée est reine, avec au centre la préoccupation d’une expérience utilisateur optimale. C’est au coeur de cette quatrième étape que la technologie blockchain dévoilerait tout son potentiel et permettrait une utilisation croissante de véhicules autonomes et partagés.

Pour plus de détails sur ces quatre scénarii, nous vous invitons à consulter un article que nous avions publié suite à la diffusion du rapport de Deloitte.


Des cas d’usages concrets pour la blockchain


En pleine recherche de nouveaux modèles économiques afin de répondre au changement de paradigme actuel entre possession et utilisation, les constructeurs automobiles se doivent de saisir les opportunités technologiques qui s’offrent à eux. La blockchain en fait partie. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle permettrait à l’écosystème de la mobilité de s’enrichir encore davantage, à travers la décomplexification de nombreux services annexes. Deloitte cite ainsi plusieurs cas d’usages particulièrement intéressants :

À la une  La voiture autonome en autopartage vecteur de la mobilité 2.0

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  • La gestion d’identité : Qui dit mobilité partagée dit nécessité constante de savoir qui conduit le véhicule et à quel moment. La gestion des données doit se faire au bénéfice des deux parties : à la fois le gestionnaire mais également l’usager final. Pour le gestionnaire il s’agit de mieux connaître le parcours client, d’avoir accès à un registre d’historiques et ainsi proposer une offre adaptée ; pour l’usager c’est avant tout la sécurité de ses données qui doit primer, grâce à des transferts financiers décentralisés et sécurisés.
  • Les paiements : Un des grands chantiers entrepris par les constructeurs automobile grâce à la blockchain est de pouvoir doter chaque véhicule d’une indépendance transactionnelle sous la forme d’un porte-monnaie virtuel. Cela permettra de facturer plus facilement des services annexes lors de l’usage du véhicule en question avec l’usage de micro-paiements.
  • Historique d’usage du véhicule : Permettant de conserver un historique de biens physiques, la blockchain serait un moyen d’obtenir de manière plus transparente toutes les informations relatives à l’usage d’un véhicule en prévision d’une vente par exemple. Les informations étant accessibles à tous depuis un registre partagé, l’ajustement du prix et des services pourrait alors se faire de manière plus précise.
  • Programme de fidélité : La blockchain pourrait permettre un nouvel essor aux programmes de fidélité proposés par les fournisseurs de service de mobilité grâce à des transactions plus rapides et une communication facilitée avec des prestataires externes. En parallèle, les smart contracts, grâce à la programmation de règles automatiques, permettront de reverser des tokens de manière autonome selon l’activité du client. Blockchain illustration
  • Gestion financière et opérationnelle : D’un point de vue plus pragmatique, et du côté du gestionnaire de flottes, la blockchain peut également s’avérer être un outil de taille pour gagner en productivité. Parmi les exemples que l’on peut citer : l’automatisation standardisée des remboursements liés à l’assurance, tâche parfois lourde en terme horaire et sans valeur ajoutée particulière.

Intégrer la technologie blockchain dans un nouveau modèle de business, c’est miser sur une véritable emphase de la mobilité en tant que service. Particulièrement intéressants pour la gestion de flotte, les smart contracts risquent bien de bouleverser l’administration des véhicules au quotidien en permettant l’automatisation de nombreuses procédures métier.