Tag: voiture autopartage

05
Fév

La voiture jugée indispensable ? C’est ce que semble démontrer la version 2015 de l’observatoire CETELEM

L’automobile est-elle irremplaçable dans la mobilité quotidienne ? Il semblerait que oui selon l’étude 2015 de l’observatoire CETELEM ! Interrogés sur les notions qu’ils associent à l’automobile, les consommateurs font ressortir au premier plan une vision utilitaire et pratique de la voiture. A ce titre, ce sont les dimensions gain de temps, moyen de transport indispensable et liberté qui arrivent en tête. En 4ème position arrive la cherté de l’automobile. Constat qui illustre parfaitement l’observation du marché français publié en 2014. Enfin, arrive sa banalisation en 5ème position. C’est un point très intéressant qui corrobore les observations de l’étude de l’observatoire CETELEM 2014 : 81% des automobilistes estiment que la voiture n’est qu’un moyen de transport parmi d’autres à leur disposition. Le changement de paradigme de la possession vers l’utilisation semble donc être en marche !

observatoire cetelem 2015

Un constat dans la lignée de l’étude 2014

Dans son étude 2014, l’observatoire CETELEM démontrait ainsi que même si les Européens restent très attachés à leur propriété, près d’un citoyen sur deux semble imaginer qu’à termes, la voiture deviendra un bien partagé  « 73% des Européens voient le covoiturage et l’autopartage se développer au cours des prochaines années » observaient les auteurs de l’étude. Une véritable aubaine pour l’autopartage et le covoiturage qui explique très clairement le succès de l’économie collaborative et de la volonté de redonner du sens dans la consommation.

observatoire cetelem 2014

Des disparités fortes entre pays sur la perception du coût de l’automobile

La contrainte économique est plus vivement ressentie dans les pays aux marchés matures que dans les pays en phase de développement ou d’accession à l’automobile. La cherté de l’automobilité est une réalité pour les Japonais qui la placent en 3ème position, de même que chez les Belges, les Français et les Portugais qui la mettent au 4ème rang. Au contraire, le prix n’est pas un souci pour les Chinois, les Brésiliens et les Polonais.

observatoire cetelem 2015

Un symbole de modernité absolue pour les Chinois

Placée au 2ème rang de celles qu’ils associent à l’automobile, la voiture est vue comme un symbole de modernité et de réussite sociale. 81% des Chinois partagent cette vision contre 56% des automobilistes en moyenne.

Articles du même sujet

28
Fév

La voiture autonome en autopartage vecteur de la mobilité 2.0

Les fervents défenseurs des véhicules sans conducteurs utilisent souvent le même argument qui consiste à évoquer le fait que la voiture autonome permet potentiellement de réduire le chiffre des 1,24 millions de morts et de blessés sur les routes du monde chaque année. Mais le véhicule autonome offre un panel beaucoup plus large de possibilités avec des effets très positifs sur la qualité de vie en collectivité et permet une certaine démocratisation de l’accès aux transports durables et partagés ! La popularité de l’autopartage permet effectivement de faire évoluer notre approche à la mobilité. En ce sens, l’utilisateur peut ainsi prendre un véhicule et le laisser à des points différents selon ses besoins de mobilié. En outre, si l’implémentation du service d’autopartage est bien pensé en amont, il permet alors d’être complémentaire aux transports publics : l’utilisateur peut alors prendre le bus ou le métro et à la possibilité de terminer son trajet par l’utilisation d’un véhicule ou d’un vélo en libre service.

Néanmoins la gestion de parc de vélos en libre service n’est pas évidente. En effet, certains parcs sont totalement épuisés tandis que d’autres regorgent de vélos disponibles. La méthode utilisée est souvent de redistribuer les vélos non utilisés par camions. C’est une méthode très chère et certaines études démontrent que l’impact de la redistribution des vélos en libre service sur le coût opérationnel global est très important. Utiliser des camions pour redistribuer les vélos n’est clairement pas une bonne solution !

smart-citiesCependant, avec un véhicule autonome, ce problème peut être résolu et permet d’exploiter toute la puissante de l’économie collaborative ! Imaginez le scénario suivant : Un utilisateur réserve une voiture sans conducteur avec son smartphone, la voiture arrive à sa porte et l’emmène à son rendez-vous. Ensuite la voiture autonome peut, soit retourner à son pool et se recharger d’elle même, soit honorer une nouvelle réservation ! C’est en effet une idée qui fait son chemin puisqu’une récente étude du MIT dirigée par Emilio Frazzoli estime qu’une flotte de 300 000 véhicules autonomes en autopartage peut combler les besoins en mobilité de la population totale de Singapour (environ 6 millions) et ce, avec une attente maximale de 15 minutes par réservation ! Aujourd’hui, 800 000 véhicules personnels sont détenus par seulement 12% de la population de Singapour. A titre de comparaison, aux USA, le taux de possession de véhicule personnels est de l’ordre de 80% (797 pour 1000 individus). Le champ des possibilités est donc absolument gigantesque.

L’utilisation de si peu de voitures souligne ainsi tout le potentiel d’un déploiement de véhicules autonomes autopartagés et nous fait réfléchir sur la façon dont nous envisageons nos cités de demain ! En effet, si nous continuons à conduire seuls, nous souffrirons de plus en plus de la congestion des centres urbains et de son impact sur l’environnement. La voiture autonome n’est donc plus une fiction car cette technologie est étudiée depuis des années et de nouvelles études démontrent que la phase de commercialisation est en approche. Alors, êtes-vous prêt à passer à l’ère de la mobilité 2.0 ?

Articles du même sujet

05
Déc

L’autopartage en passe de devenir l’avenir de la voiture ?

Le véhicule automobile serait-il en passe de devenir le transport en commun de l’avenir ? C’est ce que semble indiquer le rapport de l’étude de l’observatoire Cetelem de l’automobile. Hier encore, il symbolisait un objet statutaire (52% liaient, il y’a 20 ans, la voiture à la notion de réussite sociale), puis il s’est démocratisé en endossant une image de liberté et semble aujourd’hui promis à devenir le transport en commun du futur.

 etude autopartage

etude autopartage1

En effet, même si les Européens restent très attachés à leur propriété, près d’un citoyen sur deux semble imaginer qu’à termes, la voiture deviendra un bien partagé  « 73% des Européens voient le covoiturage et l’autopartage se développer au cours des prochaines années » observent les auteurs de l’étude.

etude autopartage2

Même si l’automobile reste toujours considérée comme un facteur d’autonomie, le regard des Européens semble beaucoup plus sévère en ce qui concerne son effet d’usage en estimant à 45% que la voiture est avant tout devenue une source de dépense, de pollution et un moyen de déplacement parmi d’autres. Flavien Neuvy, responsable de l’observatoire décrypte ainsi qu’ « avec la crise, la baisse du pouvoir d’achat et des dépenses d’entretien en hausse, il est impossible de penser son véhicule sans les coûts qui y sont liés». Triste constat de l’époque post-moderne donc, mais assurément réaliste et responsable !

Vers un comportement toujours plus à l’écoute de l’environnement

Les Européens semblent aujourd’hui au fait de l’impact des parcs automobiles sur la planète. De fait, environ 60% d’entre eux estiment que la voiture est la cause principale de pollution.

etude autopartage3

Pour autant, ils ne sont pas près à abandonner l’idée de posséder un véhicule puisque seulement 19% des Français y songeraient ! Néanmoins comme le note Monsieur Neuvy « La voiture est un objet en voie de banalisation » qui indique clairement une prise de conscience progressive de tous les enjeux liés à l’utilisation de la voiture comme seul outil de transport. Posséder une voiture serait donc en passe de devenir démodé. Nous remarquons à ce titre que pour les 50 ans et plus, la voiture semble se destinée à un service que l’on utilise et que l’on paie selon son besoin, tandis que pour les 18-29 ans, elle se définie comme un bien que l’on possèdera à plusieurs. Cette observation tend à confirmer ce changement de conscience, passant d’une logique d’usage et non plus de possession. En guise d’illustration, plus d’un Européen sur 10 semble imaginer utiliser un véhicule qui ne leur appartiendrait pas d’ici 10 ans.

 

etude autopartage4

etude autopartage5

Articles du même sujet