Tag: étude autopartage

16
Mai

Enquête nationale sur l’autopartage en France : 6t présente son édition 2016

Après une première édition de l’Enquête Nationale sur l’Autopartage menée en 2012 auprès de 2090 usagers, le bureau d’études 6t revient quatre ans après avec une toute nouvelle édition, réalisée avec le soutien de l’ADEME. Une manière pertinente de constater les évolutions du rôle de l’autopartage dans la mobilité urbaine et de ses usages au quotidien.


Principalement axée sur l’autopartage en boucle, cette enquête a été alimentée grâce à 4 études quantitatives menées sur internet auprès d’utilisateurs et gestionnaires de flottes de véhicules d’entreprises ou de collectivités et une étude qualitative en entretien direct avec 25 usagers et anciens usagers de services d’autopartage, afin de mieux cerner l’intégration de ce mode de mobilité et les impacts observés sur les déplacements au quotidien.


L’autopartage au cœur de plusieurs parcours de mobilité


Au fil de cette étude, 6t a pu déterminé quatre parcours principaux qui mènent à l’usage de l’autopartage  :

  • L’autopartage comme cause de démotorisation qui, complété par d’autres modes de mobilité alternative, remplace progressivement l’usage de la voiture personnelle.
  • L’autopartage comme conséquence de la démotorisation, qui relève de la décision de changer ses habitudes et de se passer d’une voiture individuelle. Cette catégorie et la précédente représentent 54% des usagers interrogés
  • L’autopartage comme alternative à l’achat d’un véhicule (21%)
  • L’autopartage comme moyen d’accès à l’automobilité (22%)

En 2016, une voiture en autopartage remplace ainsi 5 voitures personnelles et libère 4 places de stationnement.

Enquête nationale sur l'autopartage édition 2016 - 6t

Enquête nationale sur l’autopartage édition 2016 – 6t


Des axes de réflexion pour ouvrir l’autopartage à de nouveaux publics et garantir le succès d’un service


Malgré cette diversité de parcours constatée, le profil de l’usager des services d’autopartage reste aujourd’hui encore assez uniforme, comme le montre le schéma ci-dessous réalisé par 6t dans le cadre de son étude.

Enquête nationale sur l'autopartage édition 2016 - 6t

Enquête nationale sur l’autopartage édition 2016 – 6t

Miser sur une communication plus large

L’usager type d’un service d’autopartage est donc fortement diplômé, d’un âge moyen et bénéficiant d’une situation financière aisée.

L’autopartage, n’étant pas assez mis en avant dans les médias, doit encore trouver un axe de communication efficace afin toucher des profils socioéconomiques plus variés et moins favorisés. Ces derniers, comme les jeunes conducteurs ou les familles nombreuses, peuvent être en effet très intéressés par cette alternative à la propriété d’une voiture individuelle qui est aujourd’hui une source importante de dépenses pour un foyer. Il faut également s’intéresser au public que sont les entreprises et collectivités, aux usages différents mais complémentaires.

Rendre attractif le système d’autopartage

6T propose en dernier lieu différentes clés de compréhension pour garantir le succès d’un système d’autopartage. D’une part, l’implantation du réseau de stations est primordiale, en privilégiant toujours la proximité du service. L’accès au service doit être simplifié afin de rendre le parcours usager le plus agréable possible (inscription sur internet, accès au véhicule via smartphone, abonnement sans engagement…) et doit proposer si possible plusieurs types de véhicules (hybrides, électriques, utilitaire…) pour répondre à toutes les attentes.

Les collectivités ont un rôle à jouer dans cette volonté de démocratisation de l’autopartage, notamment en matière d’aménagement de l’espace public. L’axe majeur de réflexion est en effet la création d’un réseau de stations plus nombreuses et visibles, agissant comme de véritables supports de communication auprès de potentiels usagers du service et mises en avant grâce à une communication institutionnelle plus développée et un soutien financier.


Grâce à ces deux études, celle de 2012 et celle de 2016, 6t nous offre un état des lieux des évolutions d’ores et déjà constatées dans l’usage de l’autopartage mais également un regard sur le futur de ce service de mobilité qui peut à terme, avec le soutien des pouvoirs publics, s’inscrire dans un urbanisme plus maîtrisé et durable. 

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09
Juin

Les français séduits par l’autopartage

Alors que la voiture a longtemps été un bien personnel vecteur de statut social elle devient aujourd’hui un objet de partage au sein de la sphère publique et professionnelle. Sommes nous en train de basculer vers de nouveaux usages des véhicules et des biens ?

C’est ce que laisse penser les résultats d’un sondage commandité par Ford en avril dernier au cabinet d’études d’Opinion Matters. Celui-ci, mené auprès de 10 000 européens, démontre des tendances que l’on pouvait déjà constater : une augmentation des usages mutualisés de biens, bénéfiques aussi bien sur le plan économique qu’écologique. Le marché européen est particulièrement favorable et séduit par l’autopartage.

Ainsi 55% des sondés sont enclins à partager leur voiture contre une petite somme d’argent : on pense tout de suite aux services d’autopartage entre particuliers tel que Drivy qui a vu son succès exploser ces dernières années. Des services d’abonnement sont également disponibles pour les flottes de véhicules mutualisés qui appartiennent à une entreprise, comme la solution e-Colibri chez Mobility Tech Green.

Il faut dire que le budget automobile est l’un des plus importants au sein d’un ménage. Chaque année les français consacrent plus de 124 milliards d’euros à leur budget automobile, dont 31% pour l’achat de carburant. Pas étonnant donc que les français, parmi les sondés, soient encore plus partageurs : 55% acceptent de partager leurs véhicules, 87% sont enclins à conduire d’autres passagers contre rémunération et 82% à effectuer du transport de colis pour d’autres particuliers.

Ces nouveaux usages s’inscrivent dans un contexte où la situation financière et l’urgence climatique pousse à repenser l’usage de la voiture et manière plus globale notre mode de consommation. Bienvenue dans l’économie du partage.

Une nouvelle manière de consommer

Cette économie du partage dépasse de loin la sphère automobile, comme le sondage commandé par Ford le révèle encore. Ainsi 79% des sondés en France sont prêts à partager par exemple leurs outils de bricolage ou encore 72% leurs places de stationnement. Et cela se retrouve même dans les domaines plus intimes, tel que le fait de prêter sa maison à des inconnus, chose quelque peu impensable il y a encore quelques années.

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Une étude CSA sur les préoccupations des Français réalisée en 2015 avec l’Observatoire AXA Votre Service auprès de 2407 personnes démontre aussi cette nouvelle « conso-attitude » :

  • On privilégie la seconde-main, à travers brocantes, vides greniers, sites internet de revente… 68% estiment ainsi que lorsqu’ils achètent un objet celui-ci ne doit pas être nécessairement neuf.
  • On emprunte plutôt que l’on achète : colocation, covoiturage, autopartage, ventes ou locations sur internet… Autant d’usages pour consommer malin.
  • On recourt au financement participatif : seuls 11% des français l’ont déjà fait. Mais un jeune sur quatre a déjà participé à ce type de collecte, ce qui laisse deviner le potentiel derrière ce mode de financement de projets.

De nouvelles habitudes permettant de réaliser des économies, tout en consommant de manière plus vertueuse. Pour 93% des français sondés cela dessine un nouveau mode de vie dans lequel Internet s’inscrit de manière capitale.

– Laura Didelot

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27
Oct

Etude Bitkom, d’ici 2025 l’autopartage remplacera chaque véhicule personnel en zone urbaine

Selon le rapport réalisé par Bitkom, d’ici 10 ans la mobilité partagée s’imposera comme modèle dominant dans les déplacements quotidiens. Ayant interrogé un panel de 100 dirigeants du secteur automobile, 47% des sondés estiment que d’ici 2025, la majorité des automobilistes dans les zones urbaines ne détiendront plus leur véhicule personnel, mais utiliseront un service d’autopartage. 56% pensent à ce titre que l’autopartage deviendra l’élément central dans la politique de mobilité des centres villes. Une personne sur huit imagine même que l’ensemble des conducteurs (c’est à dire peu importe le lieu de vie) ne possèderont plus aucun véhicule personnel. Un constat qui peut surprendre mais qui corrobore pourtant l’étude de Trendforce ! En effet, entre 2,34 et 3,38 millions de voitures personnelles pourraient être remplacées d’ici fin 2016 par l’autopartage.

Est-donc une situation critique pour l’industrie automobile ?

91% des répondants n’estiment pourtant pas que le secteur automobile soit en danger face à ces nouveaux modèles émergents. Ils déclarent que les acteurs historiques s’adapteront vers de nouveaux business models. Enfin, 14% des interrogés pensent que l’autopartage sera le modèle de vente dominant pour leurs véhicules d’ici 10 ans !

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23
Sep

L’autopartage remplacera jusqu’à 3,38 millions de véhicules personnels en 2016

Entre 2,34 et 3,38 millions de voitures personnelles pourraient être remplacées d’ici fin 2016 par l’autopartage. C’est en effet le résultat de l’étude de TrendForce. Le cabinet d’étude basé en Chine affirme que cette forte croissance en 2014 est portée par la bonne santé du marché Européen, d’où l’autopartage est né, et le marché Chinois d’où les problématiques liées aux transports en commun et le coût important des plaques d’immatriculation ont tourné les consommateurs Chinois vers des offres de mobilité alternatives. Vous pouvez retrouver notre article à ce propos directement ici !

Ainsi, d’ici fin 2016 TrendForce déclare qu’il y aura plus de 15 millions de membres d’un service d’autopartage dans le monde et plus de 260,000 véhicules en libre-service (selon le Topology Research Institute). Eric Chang, analyste chez TrendForce déclare à ce propos que  « l’autopartage possède un très bon compromis entre son coût et ses avantages comparé aux autres méthodes de transports, y compris la location traditionnelle et le covoiturage ».

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18
Fév

Autopartage en Allemagne : un marché potentiel de 35 milliards d’euros par an

C’est la conclusion de l’étude réalisée par le cabinet de conseil Berylls Strategy Advisors ! En se basant sur le volume total du trafic individuel motorisé estimé à environ 120 millions de trajets quotidiens et d’une distance moyenne de 16 kilomètres, l’étude dévoile qu’un marché potentiel de 35 milliards d’euros par an en Allemagne sera bientôt d’actualité si seulement 10% de ces trajets sont réalisés dans le cadre de l’autopartage. Le directeur de l’étude explique « nous sommes convaincus que le partage de voitures répond à la problématique essentielle des besoins en mobilité des Allemands évoluants en milieu urbain. Notre base de 10% n’est qu’une référence mais présage bien l’évolution du marché ».

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Actuellement, l’autopartage en Allemagne est encore aux prémices de son plein potentiel. Selon l’étude, seulement 1,7% des 60 millions de titulaires du permis ont essayé au moins une fois un service d’autopartage. 50% d’entres eux l’utilisent une fois par mois et 28% seulement sont inscrits sur plusieurs plateformes. L’utilisation de l’autopartage est toujours sporadique comme indique l’étude. Sur les 120 millions de trajets motorisés quotidiens, seulement 50 000 trajets sont effectués en autopartage. Cependant la mobilité partagée est déjà entrée dans les esprits des automobilistes. En effet, le rapport démontre qu’environ 60% des titulaires de permis dans le pays connaissent au moins un opérateur d’autopartage ! Rappelons que sur le vieux continent, l’Allemagne est aujourd’hui sans conteste le pays dans lequel le « partage de voiture » (2300 véhicules) est le plus répandu avec en tête Berlin possédant plus de 200 000 abonnés. Enfin, selon une étude de l’organisme de contrôle technique TÜV Rheinland, le nombre d’utilisateurs de services d’autopartage en Allemagne pourrait passer à 3 millions de personnes d’ici à 2020 (contre 1 million actuellement).

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25
Nov

Autopartage : Etat de l’art du marché et chiffres clés

Durant la dernière décennie, la répartition de la population urbaine mondiale est passée de 25% à 50%. Plus de 3 milliard d’individus vivent actuellement en ville. Dans 25 ans, il y’aura 9 milliard de personnes qui cohabiteront en milieu urbain, soit plus de la population mondiale totale d’aujourd’hui ! En 2005, près de 890 millions de véhicules parcouraient la planète (CCFA, 2005). En 2007, le milliard était dépassé. De 1955 à 2005, l’augmentation de leur nombre a été environ trois plus rapide que la croissance de la population. Les Etats-Unis restent le pays le plus motorisé du monde avec 844 véhicules pour 1000 habitants en 2007. Heureusement, la tendance est à la dimininution. De même, le nombre de véhicules s’est stabilisé ou augmente faiblement dans les pays dits « développés » comme l’Allemagne, la France, le Japon et le Canada. Aujourd’hui, ce sont les économies émergentes qui dopent le marché de l’automobile : il y avait 3,8 millions de voitures en Chine en 2000, 43,2 millions en 2011, la troisième plus importante flotte après les Etats-unis et le Japon. Dans le même temps, la Russie est passée de 20,4 milliions à 365,4 millions d’unités ; le Brésil de 15,4 millions à 27,4 millions ; l’Inde de 5,2 millions à 14,2 millions. Selon les Nations Unies, le parc automobile mondial devrait tripler d’ici 2050, alimenté à 80% par les économies en développement.

Mobility tech Green

Pour Frost & Sullivan, le secteur de la mobilité serait sur le point de connaître une énorme mutation. En effet, le paradigme de la mobilité semble progressivement passer de la possession à l’utilisation de la voiture grâce à la très forte croissance des secteurs de la location, de l’autopartage et du covoiturage. De plus, force est de constater que ces nouveaux modes de mobilité touchent aussi bien les particuliers que les entreprises. C’est notamment le cas de l’autopartage qui a énormément gagné en popularité ces dernières années. Avec une croissance de 50% des abonnements, l’autopartage est désormais adopté par les entreprises. Selon Sarwant Singh, Senior Partner et Practice Director of Automotive and Transport chez Frost & Sullivan, « l’autopartage, initialement basé sur les modèles B2C et P2P, fonctionne désormais aussi en B2B avec la popularité croissante de l’autopartage en entreprise. ». En effet, l’autopartage apparaît pour les entreprises comme une alternative à leur parc automobile souvent coûteux. Ainsi, Frost & Sullivan estime que d’ici 2018-2020, 80 000 véhicules devraient fonctionner en autopartage dans les entreprises en Europe. Le nombre d’acteurs sur le segment de l’autopartage pour entreprise passera de 13 eu Europe en 2013 à 30 d’ici 2020. Le nombre d’entreprises Européenes intégrant un service d’autopartage pour leurs employés va passer de 200 en 2013 à 4000 d’ici 2020 et représentera 0,5% de la flotte globale des entreprises Européenes. (0,01% en 2013). Enfin, l’institut Roland Berger, il semblerait que le marché de l’autopartage concernant l’empire du milieu devrait croître de 80% par an durant les 5 prochaines années ! Cela s’explique notamment par des subventions gouvernementales et des mesures incitatives. En effet, l’Etat Chinois prévoit ainsi de réserver des places de parking réservées pour les véhicules en autopartage. Les analystes prévoient ainsi que le marché mondial de l’autopartage va croître de 41,35% par an sur la période 2013-2018. Le présent rapport couvre l’état de l’art actuel et les perspectives de croissance du marché mondial de l’autopartage au cours de la période 2014-2018.

Mobility Tech green

Une voiture, un conducteur, 13000 km, 4300€ de budget par an

« Aujourd’hui, la voiture individuelle, inexploitée 95 % du temps, est la règle pour les déplacements urbains, périurbains ou de longue distance », reconnaît l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Mais, dans un rapport sur les déplacements à l’horizon 2050, l’Ademe s’attend à ce que le nombre de véhicules se réduise de 35 à 22 millions. Ce que l’association France Nature Environnement (FNE) traduit par la « fin du tout-voiture solo » dans un guide à destination des élus et des décideurs. Les différents experts du secteur pronostiquent pour 2014 une année pleine de promesses, en particulier pour les entreprises ayant de forts besoins en mobilité. En effet, le nombre d’utilisateurs de services d’autopartage est à ce titre estimé à 15 millions  d’ici 2020 (comptant actuellement  700 000 utilisateurs en 2013 selon les analyses de Frost & Sullivan). Cette croissance à longs termes repose principalement sur un facteur principal. L’économie collaborative ! Mouvance ayant émergée dans le secteur de l’industrie de la musique et qui est devenue un modèle plébiscité par les jeunes consommateurs. Lisa Jerram, Analyste chez Navigant Research évoque à ce propos « En 2013, les constructeurs automobile ont observé que ces nouveaux modèles de consommation  sont une véritable opportunité et doivent s’adapter car ils n’emprunteront pas la route traditionnelle ». A ce titre, AlixPartners LLP, célèbre cabinet de consulting Américain reconnu dans la sphère de l’automobile, évoque le fait que les Américains se tournent de plus en plus vers l’autopartage et délaissent l’achat d’automobiles. Effectivement, la pratique de l’autopartage a permis d’éviter l’achat de 500 000 voitures neuves ou d’occasion de plus entre 2006 et 2013 ! Les Etats-Unis voient donc eux aussi le changement du paradigme de la possession pour celui de l’usage.

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Un cas emblématique de la réussite de l’autopartage : Chicago

A Chicago, plus de 1200 employés ont recours à l’autopartage. Selon Kevin Campbell, directeur du parc automobile de la ville de Chicago, la ville a réalisé des économies considérables en passant à l’autopartage. Sa flotte est passée de 1000 à 650 véhicules depuis la mise en place du système. Par ailleurs, la ville a également réduit ses coûts de parking qui s’élevaient auparavant à 200euros par mois et par véhicule. Au final, la ville de Chicago a réalisé plus de 7 millions de dollars d’économies depuis le 1er janvier 2011 ; le coût total pour la mise en place du systèmes s’élève ainsi à 500 000 dollars. Mais Chicago n’est pas en reste, l’ingénieur civil Kara Kockelman de l’Université d’Austin au Texas a récemment modélisée cette problématique avec son équipe de recherche. En utilisant comme référentiel la densité de  la population d’Austin, ils ont simulé un trajet domicile travail moyen en se basant sur l’hypothèse que seulement 5% de ces voyages seraient réalisés par des véhicules autonomes en autopartage. Le reste étant effectué traditionnellement par des voitures personnelles. Les résultats offrent un aperçu très intéressant d’un monde sans possession de voiture. En effet, chaque véhicule sans conducteur mis en autopartage a remplacé 11 voitures en circulation ! En effet, les quelques 20 000 personnes qui composaient ce réseau d’autopartage avaient comblés leurs besoins de mobilité par seulement 1700 véhicules autonomes en autopartage contre en moyenne 20 000 voitures personnelles. Fait très important, ces membres ont en moyenne attendu seulement 20 secondes avant d’être servis par le service !

Un route toute tracée vers le véhicule autonome ?

Le chercheur Alain Kornhauser de l’Université de Princeton travaillant sur les véhicules autonomes évoque à ce propos « Ce qu’il va certainement se passer, c’est que plus personne ne sera possesseur d’une voiture ! Si vous pouvez accéder à la mobilité il est plus adéquat d’acheter le contenu que le contenant » explique-t-il. « Le problème d’aujourd’hui est le fait que les personnes achètent un véhicule pour combler leurs éventuels besoins de mobilité. Mais les voitures sans conducteurs changent véritable l’équation. A l’heure actuelle moins de 17% des véhicules par ménage circulent en même temps. Même si une fraction minime des ces voitures non utilisées était remplacée par de l’autopartage de véhicules autonomes, la réduction du coût kilomètrique global serait immense » nous explique Monsieur Kornhauser. Son affirmation étant d’autant plus pertinente lorsque l’on considère qu’1/4 des membres de services d’autopartage ont abandonné leur voiture personnelle ! Enfin, entre 2015 et 2020, le cabinet Strategy& et PwC estime que le marché du véhicule connecté aura quadruplé et atteindra 115,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le monde en 2020 ! Un boom qui bénéficiera essentiellement à deux segments de technologies : la sécurité et l’aide à la conduite, qui atteindront respectivement 47,34 et 35,66 milliards d’euros à l’horizon 2020.

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28
Mai

Un nouveau monde grâce à l’autopartage de voitures autonomes

Avec l’avènement des véhicules connectés, nous pensons immédiatement et principalement à la sécurité routière. Des voitures intelligentes pouvant communiquer à propos de leurs vitesses et de leurs positions avec les autres voitures en circulation promet en effet une réduction importante des accidents de la route. Mais ceci n’est que le prologue d’une véritable révolution. Effectivement, combiner la technologie des véhicules connectés avec l’architecture de Smartcities et de voitures sans conducteurs ouvre un champ de possibilités incroyable. L’idée même de taxis sans chauffeurs vous conduisant de votre domicile au travail laisse rêveur. En ce sens, un monde sans accidents de la route ne serait seulement que le prélude d’un monde où la possession d’une voiture devient aberrant.

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Bien sûr, à l’heure actuelle les automobiles ne sont pas encore véritablement connectées ni autonomes,  la majorité des salariés à travers le monde effectuent toujours leur trajet domicile-travail en conduisant seul leur véhicule personnel : fruit d’une habitude qu’il sera difficile de remplacer. Cependant nous ne sommes vraiment pas loin de cette révolution de mobilité. Effectivement, Google, le leader de la conception de voitures autonomes à forcément une idée derrière la tête pour investir plus de 250 000$ dans  Uber : Un service de taxis à chauffeurs privés ! Si l’idée aboutit, Google pourrait décider de proposer ces voitures sans chauffeur dans une ville pilote, avant de les déployer à plus grande échelle. L’investissement dans Uber et sa technologie, qui permet de lier un client à la voiture la plus proche, pourrait donc être fort utile au groupe Californien. Imaginons un instant : Il est 7h30, vous vous réveillez et vous vous préparez pour le travail, quelques minutes avant votre départ vous appuyez sur un bouton qui confirme votre commande de mobilité. La voiture autonome arrive devant chez vous et vous partagez ce matin le trajet avec un couple voisin de la même façon que vous partagez l’ascenseur dans votre entreprise. Vous profitez en plus de ce temps de trajet pour regarder vos mails et lire votre journal  ! Pas mal, non ?

étude autopartageDe fait, ce scénario d’anticipation offre une nouvelle donne. Le chercheur Alain Kornhauser de l’Université de Princeton travaillant sur les véhicules autonomes évoque à ce propos « Ce qu’il va certainement se passer, c’est que plus personne ne sera possesseur d’une voiture ! Si vous pouvez accéder à la mobilité il est plus adéquat d’acheter le contenu que le contenant » explique-t-il. « Le problème d’aujourd’hui est le fait que les personnes achètent un véhicule pour combler leurs éventuels besoins de mobilité. Mais les voitures sans conducteurs changent véritable l’équation. A l’heure actuelle moins de 17% des véhicules par ménage circulent en même temps. Même si une fraction minime des ces voitures non utilisées était remplacée par de l’autopartage de véhicules autonomes, la réduction du coût kilomètrique global serait immense » nous explique Monsieur Kornhauser. Son affirmation étant d’autant plus pertinente lorsque l’on considère qu’1/4 des membres de services d’autopartage ont abandonné leur voiture personnelle !

étude autopartageL’ingénieur civil Kara Kockelman de l’Université d’Austin au Texas a récemment modélisée cette problématique avec son équipe de recherche. En utilisant comme référentiel la densité de  la population d’Austin, ils ont simulé un trajet domicile travail moyen en se basant sur l’hypothèse que seulement 5% de ces voyages seraient réalisés par des véhicules autonomes en autopartage. Le reste étant effectué traditionnellement par des voitures personnelles. Les résultats offrent un aperçu très intéressant d’un monde sans possession de voiture. En effet, chaque véhicule sans conducteur mis en autopartage a remplacé 11 voitures en circulation ! En effet, les quelques 20 000 personnes qui composaient ce réseau d’autopartage avaient comblés leurs besoins de mobilité par seulement 1700 véhicules autonomes en autopartage contre en moyenne 20 000 voitures personnelles. Fait très important, ces membres ont en moyenne attendu seulement 20 secondes avant d’être servis par le service !

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