Tag: autopartage collectivités

30
Juil

Autopartage et pays en développement : une relation en très bonne voie !

Alors que le secteur de l’autopartage est de plus en plus populaire en Europe et en Amérique du Nord, avec une croissance de 50% des abonnements selon Frost & Sullivan, les pays en développement font également le choix de l’autopartage depuis quelques années. C’est notamment le cas du Brésil, de la Chine, du Mexique, de la Turquie et de l’Inde, qui ont opté pour l’autopartage afin de dépolluer et désencombrer leurs grands centres urbains.

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Sao Paulo, capitale économique du Brésil peuplée par plus de 11 millions d’habitants, fut l’une des toutes premières villes d’Amérique du Sud à avoir fait le choix de l’autopartage. En 2009, Zazcar, un service de 60 véhicules en autopartage est proposé aux habitants et compte à ce jour 3 200 abonnés. Depuis, deux autres services d’autopartage ont été mis en place. La question de la pollution et du trafic à Sao Paulo est devenue depuis quelques années une véritable question de santé publique puisque la moyenne annuelle des particules polluantes en suspension dans l’air y est de 20 à 25 microgrammes par mètre cube, ce qui est bien supérieur aux 10 microgrammes tolérés par l’OMS. En Chine, selon l’institut Roland Berger, le marché de l’autopartage devrait connaître une croissance de 80% par an au cours de 5 prochaines années. Les villes de Pékin et de Hangzhou disposent d’ores et déjà d’un service d’autopartage : 20 000 abonnés se partagent plus de 200 voitures à Pékin depuis 2009 et environ 10 000 abonnés pour 138 voitures à Hangzhou depuis 2011. D’ailleurs, à Hangzhou, le constructeur chinois Kandi a récemment mis en place un service d’autopartage pour le moins innovant : la Kandi EV Machine, un distributeur de voitures électriques en libre service. Plus étonnant encore, les villes d’Istanbul (Turquie) et Bangalore (Inde) possèdent également un service d’autopartage. Depuis 2012, Mobilizim et YoYo proposent des voitures en autopartage aux plus de 14 millions d’Istanbuliotes et depuis 2013, à Bangalore, les 7 000 abonnées de Zoom se partagent 100 voitures. Enfin, Mexico, capitale du Mexique et l’une des villes les plus polluées du monde, a obtenu le soutien du gouvernement pour mettre en place deux services d’autopartage, Carrot et Ubicar, en 2012. Les deux services comptabilisent 85 voitures (60 pour Carrot et 25 pour Ubicar) pour environ 2 500 abonnés.

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D’ailleurs, EMBARQ, la composante développement urbain et transports durables du World Resources Institute, think tank américain spécialisé dans les questions environnementales, a publié en Mai 2013 un rapport sur l’autopartage dans les pays en développement. Dans ce rapport, les experts se posent la question de savoir si l’autopartage peut, à terme, être une solution de mobilité durable et efficiente pour les populations. En effet, l’accès à la mobilité est souvent un enjeu clé dans ces pays souvent très peuplés et où la pollution et l’encombrement du trafic deviennent de vraies questions publiques. D’ailleurs, d’ici 2030, il devrait y avoir plus de 600 millions de nouveaux citadins en Inde et en Chine, renforçant le besoin de trouver des modes de transports alternatifs efficients et durables ! Alors que 75% de la population urbaine mondiale vit en Asie, en Afrique et en Amérique Latine, ces populations urbaines ne représentent que 10% des usagers de l’autopartage. Toutefois, selon EMBARQ,  bien que le marché de l’autopartage dans les pays en développement soit encore émergent, il connaît cependant une forte croissance. En effet, l’autopartage apparaît comme une option durable pour les gouvernements qui ont pour objectif de réduire la pollution de l’air tout en améliorant la mobilité des populations. Par ailleurs, les pays en voie de développement favorisent de plus en plus les voitures électriques et les voitures à faible émission de CO2 pour les services d’autopartage.

Ainsi, force est de constater que l’autopartage n’est pas l’apanage des pays développés. En effet, les pays en développement réussissent eux aussi à faire rimer mobilité, durabilité et efficacité. D’ailleurs, Mobility Tech Green, qui depuis peu a décidé de se tourner vers l’international, porte un intérêt tout particulier au secteur de l’autopartage en Chine. En effet, nous suivons de près l’étude de cas de l’éco-quartier de Shenyang et portons fièrement la marque de la ville durable à l’international !

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15
Juil

Comment les grandes villes Américaines économisent des millions de dollars grâce à l’autopartage !

Les parcs automobiles des collectivités américaines font régulièrement la une des journaux… mais pour de mauvaises raisons. Ainsi, en 2012, 300 Toyota Prius Hybride, propriété de la ville de Miami, ont été découvertes dans un garage de la ville, laissées à l’abandon. Face à ces parcs automobiles coûteux et peu utilisés, les collectivités américaines sont à la recherche de modèles alternatifs. En effet, avec des centaines voire des milliers de véhicules non utilisés, l’autopartage devient une option de plus en plus attractive pour les villes américaines. Deux villes américaines, Chicago et Indianapolis, ont fait le choix de l’autopartage.

Chicago propose deux options d’autopartage à ses employés. Les employés de la ville peuvent souscrire à un abonnement à prix réduit, leur permettant d’utiliser les véhicules en autopartage, véhicules qui sont partagés avec le reste de la population. La ville de Chicago a également installé une technologie d’autopartage sur sa flotte automobile préexistante : les véhicules sont exclusivement réservés aux employés de la ville. Ainsi, à Chicago, plus de 1200 employés ont recours à l’autopartage : plus de 800 employés de la ville utilisent les 98 véhicules de la ville de Chicago tandis qu’environ 400 autres employés ont opté pour l’abonnement à l’autopartage. Selon Kevin Campbell, directeur du parc automobile de la ville de Chicago, la ville a réalisé des économies considérables en passant à l’autopartage. Sa flotte est passée de 1000 à 650 véhicules depuis la mise en place du système. Par ailleurs, la ville a également réduit ses coûts de parking qui s’élevaient auparavant à 200euros par mois et par véhicule. Au final, la ville de Chicago a réalisé plus de 7 millions de dollars d’économies depuis le 1er janvier 2011 ; le coût total pour la mise en place du systèmes s’élève ainsi à 500 000 dollars.

autopartage collectivités

Le maire d’Indianapolis Gregory Ballard, promettait, en décembre 2012, la fin de l’utilisation d’essence d’origine étrangère pour les véhicules de la ville, à l’exception des véhicules de police, ainsi que la mise en place d’un système d’autopartage utilisant des véhicules électriques d’ici fin 2015. La ville d’Indianapolis a investit 35 millions de dollars dans le projet d’autopartage qui devrait aboutir à la création de 100 emplois au niveau local. La flotte sera composée de 500 véhicules, dont 25 seront mis en service dès la fin de l’année. Ces véhicules qui pourront être rechargées dans 10000 stations de rechargements, repartie dans 200 lieux. Les entreprises locales ont déjà fait savoir leur intérêt de participer à l’autopartage. Selon David Rosenbaum, l’adjoint au maire pour le développement, l’économie pourrait s’élever jusqu’à 8000 dollars par véhicules.

Des systèmes similaires existent déjà en France. En effet, Mobility Tech Green conçoit des systèmes d’autopartage à destination des collectivités et des entreprises, leur proposant aussi bien des voitures entièrement pensées pour l’autopartage qu’une technologie à mettre en place sur leur propre parc automobile. Plus d’information sur e-Colibri et Mobilycar.

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24
Mar

L’autopartage pour collectivités : un besoin urgent de mobilité durable

L’automobile répond à nos besoins essentiels d’interactivité et de mobilité. Cette nécessité de se mouvoir dans notre environnement s’inscrit dans nos gènes depuis que nos ancêtres sortirent du croissant fertile, faisant ainsi de la mobilité un besoin primaire. Des grottes de la préhistoire aux grandes villes actuelles, notre évolution nous démontre que notre développement s’inscrit dans nos besoins de mobilité par l’accès aux ressources et le façonnage de  notre environnement selon nos besoins.

Alors que l’automobile fut un vecteur primordial de développement de nos mobilités personnelles à des fins de prospérité, son développement à engendrer de nombreuses conséquences négatives.  En effet, la mobilité a permis un meilleur accès aux emplois, aux biens et services, en pouvant nous déplacer quand nous le voulons, où nous le voulons, tout en transportant ce que nous voulons. Mais dans ce paradigme de la mobilité personnelle, nous marquons chaque jour un réel paradoxe créant alors une disparité entre la possession et l’utilisation d’un véhicule tout en marquant notre empreinte sur l’environnement. L’extrapolation de ces problématiques nous amène à réfléchir au plus vite à des solutions durables afin de combler nos besoins toujours croissants de mobilité tout en respectant notre environnement.

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Après des années de développement dans le secteur privé, la consommation collaborative arrive enfin pour les collectivités, proposant ainsi une véritable solution pour les citoyens. Comme les entreprises, les collectivités ont en effet un besoin urgent de pouvoir gérer leur parc de véhicules de la manière la plus efficiente possible afin que ces voitures soient utilisées de manière optimale. L’autopartage répond à ce titre à cette problématique. Permettant un accès 24/24 à des véhicules dispersés géographiquement, ce service permet un lien direct entre les divers besoins de mobilité des collectivités et les ressources qui y sont allouées. Ainsi, l’autopartage représente de nombreux avantages :

  • Accroitre l’accès à la mobilité aux résidents n’ayant pas de véhicules personnels
  • Décongestionner les centres urbains en diminuant le nombre de véhicules en circulation
  • Permettre de réduire les dépenses : en effet, selon certaines études, approximativement 71% des membres d’un programme d’autopartage pour collectivités ont déclaré que ce service leur permettait d’éviter l’achat d’un véhicule
  • Diminuer les besoins de places dans les centres villes  et donc de résoudre la problématique du manque de parkings
  • Améliorer le cadre de vie des citoyens. Effectivement, l’étude de Regus montre que les embouteillages automobiles ou les transport en commun bondés sont la 1ère cause de stress du déplacement domicile-travail pour plus de 72 % des personnes interrogées

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17
Fév

Autopartage entre particuliers : Présentation et opportunités

L’autopartage entre particuliers est un principe qui consiste à louer son véhicule personnel à ses amis, voisins, collègues ou personnes intéressés par l’utilisation d’un véhicule sur une courte durée. Affilié à l’économie collaborative, il se présente comme similaire aux loueurs de véhicules traditionnels mais remplace une flotte professionnelles et dédiées par une flotte virtuelle constituée de véhicules personnels mis à disposition. Cette pratique est avantageuse pour les profils ayant une utilisation  modérée de leur automobile. Du point de vue du loueur, l’autopartage peer-to-peer permet de réduire son budget automobile en louant son véhicule lorsqu’il n’est pas utilisé. Rappelons qu’un véhicule est en moyenne à l’arrêt 90% du temps ! Cette pratique permet aussi de contribuer à la limitation des véhicules en circulation dans les centres urbains et donc de réduire la congestion et la pollution.

Beaucoup d’inquiétudes persistent néanmoins autour de l’autopartage entre particuliers. La plus récurrente étant bien sûr celle de l’assurance. En effet, un accident ou un accrochage peut très vite arriver dans le cadre d’une location d’automobile. La réponse fut apportée par la création de sites communautaires ayant pour but la location de véhicules entre particuliers. Ainsi, c’est l’assurance dudit site qui prend en charge le véhicule durant toute la durée du contrat (à condition bien entendu que l’assurance du prêteur autorise le prêt de véhicule à une tierce personne).

Quels chiffres pour ce secteur ?

comparaison_citadine_-_autopartageEn mars 2013, Carsonar a publié une étude très intéressante, faisant l’état des lieux du secteur du partage de véhicules en France. D’après cette étude, on dénombre en France 26256 véhicules en autopartage dont 90% sont des véhicules mis en location par des particuliers. Cette étude, couplée avec les données de recensement géographique de l’INSEE démontre que 54% des Français se situent à moins de 15 minutes à pieds d’un véhicule en autopartage ! Cette statistique est étonnante et démontre bien que les mobilités de demain ne seront pas seulement liées à l’innovation technologique mais bel et bien au changement de paradigme dans les logiques de transports. Enfin l’étude démontre la pertinence économique d’un système d’autopartage en comparant les coûts annuels d’une citadine sur 1 voyage/semaine. L’autopartage professionnel se veut moins cher qu’un véhicule individuel dans une limite de 4 voyages de 50 km/semaine.

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