Tag: voitures électriques

24
Août

Autopartage, technologies autonomes et électrique : le triptyque de la mobilité de demain

Les véhicules électriques, les voitures autonomes ainsi que l’autopartage sont des sujets qui passionnent non seulement les constructeurs automobiles, mais aussi les analystes qui semblent croire que la combinaison de ces 3 sujets va changer radicalement la façon dont nous nous déplacons. A ce titre le PDG d’Uber avait annoncé le mois dernier son intention d’acheter 500 000 véhicules autonomes de Tesla dès leur sortie. Qu’est ce que cela signifie pour la mobilité de demain ?

Après avoir participé à 2 récentes conférences : On demand economy 2015 et Rutberg Future Mobile 2015, Tech Crunch statuait que l’électrique, les technologies autonomes et la mobilité à la demande formeront le future de la mobilité. Dans ce scénario, la mobilité à la demande serait supposée remplacer de manière très large le nombre de véhicules personnels. L’autopartage et ses nombreux atouts tels que la réduction des coûts de possession et de la pollution serait ainsi le prochain grand bouleversement de la mobilité. Selon l’économiste, un véhicule autopartagé remplacerait 15 véhicules possédés. Véritable réponse aux enjeux du XXIème siècle, certains centres urbains ayant une concentration massive d’habitants ne possèdent plus l’infrastructure nécessaire afin de supporter la part croissante des véhicules personnels en circulation. Aujourd’hui par exemple, seulement 5% des Indiens possèdent un véhicule individuel et la congestion est pourtant plus que jamais à son paroxysme. La même situation s’observe actuellement en Chine. Les experts de TechCrunch prévoient à ce titre que d’ici 3 à 5 ans, la plupart des kilomètres parcourus en milieu urbain le seront via mobilité partagée.

 mobility on demand

Les individus aborderont ainsi plus facilement la voiture comme un moyen de transport comme un autre. De fait, la conduite elle-même serait jugée comme anecdotique. Préfigurant ainsi l’adoption massive des véhicules autonomes, les experts y voient une continuité certaine et un coût toujours plus réduit du fait de la suppression du facteur humain dans la conduite de ces véhicules. Ils notent toutefois que ces changements importants dans notre vie quotidienne ne pourront s’opérer qu’avec des règles de sécurité maximale. Le traitement des données et la confiance seront ainsi les clés nécessaires au bon développement de ces nouvelles formes de mobilité. La sécurité de cette technologie couplée à la capacité du public à faire confiance ont toujours été les atouts fondamentaux dans l’adoption de nouveaux modes de transports.

carsharing data

Enfin, les progrès du véhicule électrique ne sont plus à démontrer. L’augmentation de l’autonomie couplée avec les préoccupations des consommateurs au sujet des émissions de gaz à effet de serre ont finalement conduit les véhicules électriques à séduire un large panel d’utilisateurs. Les moteurs électriques étant beaucoup plus fiables que ceux à combustion interne, ils nécessitent ainsi beaucoup moins d’entretien, sont moins coûteux à exploiter et possèdent une plus longue durée de vie. La mobilité à la demande y voit à juste titre un atout considérable dans son offre et devient ainsi un véritable catalyseur dans l’introduction du véhicule électrique auprès des citoyens et du marché professionnel.

Considérées comme trois tendances significatives, chacune est importante en soi. Cependant, lorsque ces sujets sont combinés, ils créent une force de changement irréversible.

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09
Juin

La Génération Y accro au numérique, pas à l’électrique !

Chaque constructeur automobile dans le monde veut savoir ce que les conducteurs de demain préféreront en termes de véhicules. Plusieurs études démontrent ainsi que la génération Y ne serait pas intéressée par l’achat d’un véhicule personnel. Marquant ainsi une véritable rupture avec les modèles classiques, les jeunes ne veulent pas posséder les voitures en préférant utiliser des services de mobilité connectés tels que l’autopartage, le covoiturage, des services de transports avec chauffeurs, etc. Dans cette mouvance, Continental vient de publier un rapport (Mobility Study) concernant cette thématique. Basée sur un échantillon représentatif de 2,300 conducteurs Américains et 1,800 Allemands, l’étude se complète par un questionnaire qualitatif auprès de 400 individus possédant un véhicule en France, Allemagne, Japon, Chine et aux Etats-Unis. La voiture, à ce titre, est actuellement un enjeu majeur dans la vie des jeunes générations. Ainsi, 84% des 16-25 ans évoquent le fait que conduire une voiture est quelque chose d’important dans leur vie. 76% d’entre eux indiquent d’ailleurs conduire leur véhicule personnel quotidiennement !

Mobility Study 2015

Le véhicule électrique à la peine

L’association des bienfaits écologiques du véhicule électrique n’est plus à prouver pour la génération Y. 71% des sondés déclarent à ce titre êtres sensibles à l’aspect « écologique » du véhicule électrique. Néanmoins, seulement 31% des interrogés y voient un réel plaisir de conduite. En outre, ils ne sont que 38% à apprécier le design des VE dans le monde. Nous sommes donc face à un problème d’image malgré des bénéfices concrets identifiables. A ce propos, ils ne sont que 25% à envisager d’utiliser une automobile électrique dans les prochaines années.

Mobility Study 2015

La connectivité au cœur des enjeux

Nous venons de le voir, la place de la voiture chez la Génération Y est plus importante que ce l’on pourrait imaginer. Mais plus encore, c’est le véhicule connecté qui intéresse les jeunes. En effet, 91% des interrogés déclarent attribuer de l’importance à la connectivité embarquée dans les automobiles. Plus encore, 65% des sondés indiquent vouloir avoir accès à un véhicule connecté à internet. Helmut Matschi, responsable de l’étude Mobility Study 2015 déclare cependant “La sécurité est un élément essentiel à la réussite du tout connecté. Personne n’aimerait qu’un hacker puisse avoir accès à leurs données. C’est un enjeu majeur et le marché doit s’y préparer aujourd’hui »

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26
Jan

Une voiture électrique imprimée en 44 heures

Le phénomène de l’impression 3D n’est pas nouveau, mais les possibilités semblent de plus en plus incroyables. Après les maisons imprimées, voici venu le temps de l’impression de voitures ! En effet, la Strati de Local Motors fut imprimée en direct aux IMTS (International Manufacturing Technology Show). Un processus d’impression de seulement 44 heures fut nécessaire, retour sur le phénomème.

strati voiture impression 3d

3d printed carRésultat d’un concours organisé par Local Motors dans plus de 30 pays avec 200 participations, la Strati est l’idée de Michele Anoe qui a ainsi remporté un prix de 5000$ et l’honneur de voir sa création imprimée à l’IMTS. La strati est donc la première voiture imprimée au monde, bien que l’Urbee du constructeur Kor Ecologic en 2010 fut l’instigatrice du procédé en ayant assemblé des parties imprimées sur un châssis classique.

Vous pouvez donc observer ci-dessus que la strati est une biplace dotée du moteur électrique 5C, le même que la Renault Twizy. « La Strati fut créée par notre communauté, sera fabriquée dans nos usines puis conduite par vous » déclare le PDG de Local Motors, John B. Rogers Jr. Il ajoute « Ce nouveau processus de co-création redéfinit l’expérience client et prouve ainsi qu’une voiture peut être pensée entièrement différement ».

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16
Oct

L’innovation technologique : véritable enjeu pour les automobilistes.

C’est dans le cadre du Salon de l’Automobile qui se déroule jusqu’au 19 octobre prochain à Paris, que Yahoo publie une étude concernant l’itinéraire 2.0 de l’automobiliste. On y apprend que les conducteurs de voitures se disent séduits par la transformation que vit le secteur sous l’effet conjugué du numérique et de la prise de conscience écologique. Ainsi, près d’un internaute sur 2 se dit intéressé par la thématique de la voiture connectée. Autre indicateur intéressant, 64% des automobilistes seraient prêts à partager leurs données de conduite.

voiture numérique voiture numérique

 Et la voiture électrique dans tout ça ?

L’engouement ne semble pas similaire pour ce qui du véhicule électrique. En effet, selon une étude menée par PwC, seulement 1% des automobilistes en France, en Allemagne et aux Royaume-Uni se disent intéressés par la thématique. 21% semblent néanmoins séduits par les voitures hybrides. Les résultats sont pour le moins surprenant et viennent contredire le rapport de la UC Davis qui estimait le marché de la voiture électrique à 2,7 millions de véhicules au niveau mondial d’ici 2018.  Il faut dire que le véhicule électrique est sujet à de nombreux débats, en témoignent cette étude sur l’impact du VE sur les émissions de CO2.

 

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31
Juil

Pourquoi le gouvernement doit investir dans l’autopartage

Alors que de nombreux gouvernements européens et nord américains favorisent le développement de l’autopartage, la France semble être à la traîne en ce qui concerne la promotion de l’écomobilité. Le gouvernement britannique a annoncé il y a quelques jours la mise en place d’une subvention de 500 000 £ pour aider le développement de l’autopartage en milieu rural et urbain. Helsinki, capitale de la Finlande, a l’ambition de rendre la voiture particulière obsolète d’ici 2025. Pour ce faire, la ville prévoit la création d’un système de paiement unique via une application sur smartphone qui intègre tous les modes de transports dits durables (bus, autopartage, vélo en libre en service, etc.) afin de favoriser la multimodalité et donc l’écomobilité. Aux Etats-Unis, selon une étude d’AlixPartners, la promotion de l’autopartage a permis d’éviter la mise en circulation de 500 000 véhicules !

Alors que certains voient dans la promotion de l’autopartage une forme de concurrence déloyale pour les constructeurs automobiles, le véritable enjeu de ce marché est la pérennisation d’un mode de transport moins néfaste pour l’environnement. En effet, force est de constater que l’autopartage s’inscrit totalement dans le nouveau paradigme de la mobilité qui est passé de la possession à l’utilisation d’un service de mobilité. De plus, selon le cabinet de consulting Frost & Sullivan, le futur de la mobilité se trouve dans l’autopartage de véhicules électriques et non dans la possession de voitures particulières électriques.

autopartage entreprises et collectivités

Depuis toujours, le gouvernement favorise la mobilité que ce soit par la construction d’autoroutes, la mise en place de transports ferroviaires ou de transports publics, etc. Le marché des transports n’a donc jamais été un libre marché, d’autant plus que ce marché est un secteur crucial de nos vies. Dès lors, à l’heure de la transition énergétique, le gouvernement devrait davantage promouvoir l’autopartage au lieu de continuer à défendre becs et ongles le paradigme de la possession de voitures. D’ailleurs, le projet de loi adopté par l’Assemblée Nationale le 23 juillet 2014, visant à accélérer l’installation de bornes de recharge, a pour objectif final de booster les ventes de véhicules électriques en France. Cependant, bien que les véhicules électriques soient plus respectueux de l’environnement que les voitures à essence ou à diesel, elles ne résolvent pas le problème croissant de la congestion des centres urbains contrairement aux services d’autopartage. En effet, selon l’étude du bureau de recherche 6t et de l’ADEME : L’autopartage : tous les avantages de la voiture sans les inconvénients, une voiture en autopartage remplace 9 voitures particulières, réduit de 41% les kilomètres parcourus, et favorise la multimodalité.

autopartage entreprises et collectivités

Par ailleurs, électrique ne rime pas avec écologique. En effet, selon le Jury de Déontologie Publicitaire, les voitures électriques ne sont ni « propres » ni « écologiques » : « tout véhicule a un impact sur l’environnement, lors de sa construction comme de son cycle de vie. On ne peut pas qualifier la voiture électrique de propre mais on peut avancer qu’elle contribue au développement durable ou qu’elle est plus propre que les voitures thermiques, à condition d’en apporter la preuve. ». De plus, l’Observatoire du Nucléaire souligne que « certes, la voiture électrique ne pollue pas quand elle circule, mais elle pollue avant et après, et surtout elle délocalise la pollution autour des mines d’uranium et de lithium, des centrales nucléaires, des sites de stockage de déchets radioactifs. ». Toutefois, selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, bien qu’une voiture électrique sortant de l’usine émet plus de CO2, elle rattrape vite son retard grâce à une électricité nucléaire peu ou pas émettrice de gaz à effet de serre.

Ainsi, en militant pour la voiture électrique, le gouvernement en oublie l’autopartage qui favorise l’écomobilité. La voiture électrique et l’autopartage étant complémentaires, force est de constater que le gouvernement devrait soutenir ces deux secteurs, ce qui permettrait à nos villes de mieux respirer. Les collectivités, les entreprises et les particuliers sont de plus en plus nombreux à opter pour l’autopartage, alors pourquoi le gouvernement ne l’adopterait-il pas lui aussi en remplaçant son parc automobile par des véhicules électriques en autopartage ?

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24
Juil

Dossier : L’histoire de la voiture électrique

Anderson electric car company

L’histoire de la voiture électrique commence dès le XIXème siècle. En effet, le tout premier prototype d’un véhicule électrique fut réalisé par un homme d’affaires écossais, Robert Anderson au début des années 1830 : il s’agissait d’une carriole électrique. D’autres prototypes furent construits, notamment la petite locomotive électrique de Thomas Davenport et celle de Robert Davidson, mais c’est à la fin des années 1850 que l’histoire du véhicule électrique pris un tournant décisif. En 1859, le français Gaston Planté inventa la batterie rechargeable au plomb acide, batterie qui fut par la suite améliorée par Camille Faure en 1881. Cette innovation posa les bases des prochains prototypes et marqua le début de l’essor du véhicule électrique.

En novembre 1881, Gustave Trouvé présenta une automobile électrique, ou plutôt un tricycle électrique, à l’Exposition Internationale d’Electricité à Paris. Néanmoins, ce n’était qu’un prototype et son utilisation était plus que délicate puisque le conducteur devait, grâce à un système de poulies, immerger des plaques de métal dans des récipients contenant de l’acide afin de moduler l’intensité du courant et donc la vitesse. Cependant, quelques mois plus tard, William Ayrton et John Perry, deux anglais, présentèrent leur prototype de tricycle électrique avec un moteur connecté à la roue arrière droite. Son autonomie était de 20 Km pour une vitesse de 15 Km/h. Le véhicule pouvait également circuler de nuit puisqu’il était équipé de phares électriques. C’est ce prototype que la plupart des historiens considèrent comme étant le premier véhicule électrique de l’histoire.

Thomas parker VE

Au XIXème siècle, trois mode de propulsion se partageaient le marché naissant de l’automobile : le moteur à combustion interne, le moteur électrique et le moteur à vapeur. Cependant, grâce aux nombreuses innovations, le véhicule électrique rencontra un succès certain et s’industrialisa peu à peu à la fin du XIXème siècle. En 1884, Thomas Parker, ingénieur à la Elwell-Parker Ldt (entreprise de fabrication et de commercialisation de locomotives, bus et tramways électriques), conçut la première automobile électrique. Cette toute première voiture électrique fut commercialisée dès 1896. Aux Etats-Unis, William Morrison commercialisa une voiture électrique dès 1891.

En 1895, une voiture électrique participa pour la première fois à une course automobile (Course Bordeaux-Paris). Conduite par Charles Jeantaud, carrossier, cette voiture de 7 chevaux embarquait 38 accumulateurs Fulmen de 15 Kg chacun. Charles Jeantaud commercialisa la Jeantaud de 1893 à 1906. Son autonomie, initialement de 60 Km et de 20 Km/h, fut doublée en 1903. A cette même période, l’Electrobat, voiture électrique conçut par l’ingénieur Henry G. Morris et le chimiste Pedro G. Salomon, rencontra un très grand succès commercial alors qu’en 1897, les premiers taxis électriques firent leur apparition dans les rues de New York. La voiture électrique acquit définitivement ses lettres de noblesse en 1899, lorsque la Jamais Contente, dont les batteries représentaient plus de la moitié du poids de la voiture, fut le premier véhicule à dépasser les 100 Km/h.

electrobatJamaiscontente voiture électrique

La voiture électrique connut son âge d’or au début du XXème siècle. En 1900, environ un-tiers des véhicules étaient propulsés par batteries. Ainsi, aux Etats-Unis, sur 4 192 voitures commercialisées, 1 575 étaient des véhicules électriques, 936 étaient des véhicules à essence et 1681 étaient des véhicules à vapeur. Aux Etats-Unis, la Phaeton de Wood rencontrait un franc succès malgré son autonomie de 30 Km à 22,5 Km/h et son coût élevé (2 000$). Les voitures électriques étaient plus faciles à démarrer et ne précédaient pas de nuages de fumée, ce qui pouvait expliquer leur succès. En France, la Poste livrait le courrier avec la Mildé, fabriqué à Levallois-Perret, dès 1901. Cependant, le véhicule électrique entra dans une phase de déclin et finit par être supplanté par les véhicules à essence. En 1908, le lancement de la Ford T, deux fois moins chère qu’une voiture électrique, ouvrit la voie à la démocratisation du véhicule à essence à l’heure de l’essence bon marché. Le déclin de l’automobile électrique était également du à sa trop faible autonomie : elle devenait de plus en plus incompatible avec les nouveaux usages et les réseaux routiers qui se déployaient à vitesse grand V. Enfin, la voiture électrique fut définitivement enterrée avec le crash de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale.phaeton woods

Toutefois, l’idée que la voiture électrique restait une alternative ou un complément à la voiture à essence persistait. A la fin des années 1960, il y eut un regain d’intérêt pour la voiture électrique. En 1966, le Congrès Américain recommanda la construction de véhicules électriques afin de réduire la pollution de l’air et le choc pétrolier de 1973 finit de convaincre l’opinion de public. Alors que le vent semblait tourner en faveur des modes de transports durables, le marché ne décolla pas. Dès lors, en 1976, le Congrès Américain adopta l’Electric and Hybrid Research, Development and Demonstration Act afin de favoriser le développement des nouvelles technologies sur les batteries, les moteurs et les composants hybrides. Par ailleurs, en 1988, le Président de General Motors, Roger Smith, créa un fond de recherche pour développer une nouvelle voiture électrique, la EV1. En 1990, l’Etat de Californie vota le Zero Emission Vehicle, plan qui prévoyait que 2 % des véhicules devraient émettre zéro émissions polluantes en 1998 et 10% en 2003. Dès lors, entre 1996 et 1998, General Motors produisit 1 117 EV1 et Toyota lança la Prius en 1997, première voiture hybride commercialisée en série (18 000 exemplaires furent vendus au Japon la première année). En France, Renault testa la Zoom, une micro-citadine électrique, en 1999 et s’initia à l’hybride avec le programme Next. Cependant, une fois encore, la voiture électrique ne rencontra pas son public. Les ventes ne décollant pas, les constructeurs ne croyaient plus en l’idée d’un véhicule 100% électrique. Ainsi, en 2002, General Motors et Daimler Chrysler, soutenus par l’administration Bush, demandèrent l’annulation du Zero Emission Vehicle. Toutefois, il restait toujours 100 000 véhicules électriques aux Etats-Unis en 2007.

EV1 general motors

A l’aube des années 2010, le marché du véhicule électrique semblait renaître. En 2008, au Mondial de l’Automobile de Paris, Bolloré annonça la sortie pour 2010 de la Bluecar, une petite citadine électrique. Le 1er octobre 2009, Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, et Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie, présentèrent un plan national pour la mise en circulation de 2 millions de véhicules électriques et hybrides d’ici 2020. En avril 2010, le gouvernement français signa une charte avec PSA, Renault et 12 villes prévoyant l’installation de bornes de recharge accessibles au public dès 2011. En effet, le nombre de bornes de recharge reste un défi de taille pour les constructeurs et les collectivités, ces dernières étant de plus en plus encombrées. Pour tenter de palier ce manque de bornes, de plus en plus d’applications, à l’image d’Openchargemap, permettent de trouver le point de charge le plus proche !

open charge map

En 2014, 500 000 véhicules électriques sont immatriculés et 2,7 millions devraient l’être d’ici 2018 selon un rapport de la prestigieuse UC Davis. Les nombreuses innovations, la diversité des modèles sur le marché (Renault Zoé, BMW i3, Nissan Leaf, Tesla Model S, etc.) ainsi que les encouragements de l’Etat via les bonus écologiques, attirent de plus en plus les automobilistes. Par ailleurs, les populations prennent progressivement conscience de l’impact de leur mode de vie sur l’environnement et de la nécessité de modifier leur utilisation de la voiture. Ainsi, le détrônement de la voiture à essence par la voiture électrique apparait donc, cette fois-ci, inéluctable.

Sources : (1) (2)

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23
Juil

2,7 millions de véhicules électriques dans le monde devraient circuler d’ici 2018

Début juillet, Mercedez Benz a débuté l’envoi de ses toutes premières Mercedes Classe B électrique vers les Etats-Unis. Selon le célèbre Forbes Magazine, cette commercialisation est un « autre signe révélateur de la forte croissance du marché de la voiture électrique dans le monde ».

En effet, en 2014, selon un rapport de la UC Davis, le nombre de véhicules électriques immatriculés dans le monde a atteint les 500 000 unités. Ce sont les Etats-Unis qui remportent la première place avec 200 000 véhicules en circulation, dont un tiers en Californie. L’objectif de l’Etat californien est d’ailleurs d’atteindre le 1,5 million de véhicules « zéro émission » d’ici 2025. Quant à la France, elle compte 25 000 véhicules électriques immatriculés soit 0,5% du parc automobile français. Le marché de la voiture électrique en France est en hausse de 50% depuis 2012. Par ailleurs, d’ici 2018, le marché de la voiture électrique devrait représenter pas moins de 2,7 millions de véhicules au niveau mondial. En temps normal, les nouvelles technologies, de par leur complexité et leur prix, mettent du temps à atteindre les consommateurs. Toutefois, en 36 mois, les ventes de véhicules électriques ont été nettement supérieures aux ventes de véhicules hybrides sur la même période. En effet, la diversité des modèles et la baisse des prix rendent désormais la voiture électrique plus abordable et plus attractive. La diversité de l’offre, aussi bien au niveau du prix d’achat que du mode de charge du véhicule, est l’une des principales explications du succès grandissant du marché de la voiture électrique. Autre facteur déterminant, la volonté des Etats de promouvoir l’achat de véhicules électriques via des aides financières : crédit d’impôt, bonus écologique, stationnement gratuit ou encore réduction du prix de l’électricité, etc.

voiture électrique

Toutefois, le marché de la voiture électrique doit également affronter des défis de taille. D’abord, le prix de vente des véhicules qui reste largement supérieur au prix de vente des véhicules à essence. En effet, force est de constater que le développement du marché de la voiture électrique dépendra largement de la capacité des acteurs à commercialiser ces véhicules à un plus large segment de la population mondiale. Par ailleurs, le plus grand défi à relever à l’heure actuelle reste celui de la multiplication des bornes de recharge afin de désencombrer les bornes de recharge publiques déjà existantes. D’ailleurs, dans la nuit du 22 au 23 juillet, l’Assemblée Nationale a adopté un projet de loi visant à accélérer l’installation de bornes de recharge afin de favoriser l’achat de véhicules électriques, installation qui était jusqu’alors la mission des communes. Désormais, les opérateurs d’Etat qui installeront des bornes de recharge, dans le cadre d’un projet national, seront exonérés de redevance. Le projet de loi a pour objectif de doubler le nombre de bornes de recharge qui s’élevait à 8 000 fin 2013.

voiture électrique

Cependant, électrique ne rime pas avec écologique. En effet, selon le Jury de Déontologie Publicitaire (JDP), les voitures électriques ne seraient ni « propres », ni « écologiques ». Dans le viseur de la JDP, deux véhicules en libre service du groupe Bolloré, Autolib’ (Pairs) et Bluely (Lyon), et la Zoé de Renault. Le 15 avril, l’association l’Observatoire du Nucléaire a saisi l’instance contre des pages internet d’Autolib’ et un encart publicitaire de Bluely décrivant les véhicules électriques de Bolloré comme propres et écologiques. Quant à la Renault Zoé, c’est sa publicité qui était dans le viseur de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, qui a saisi le JDP le 18 mars. La publicité titrée « Pour lutter contre la pollution, roulez en voiture » précisait « Renault Zoé : 100% électriques, 0% d’émissions ». Selon le Jury de Déontologie Publicitaire, « la publicité en cause incite explicitement les consommateurs à rouler en voiture électrique pour réduire la pollution atmosphérique, alors qu’il existe de nombreux autres moyens de locomotion dont il est communément admis qu’ils sont moins nocifs pour l’environnement, comme les transports collectifs ou le vélo. » et ajoute que « tout véhicule a un impact sur l’environnement, lors de sa construction comme de son cycle de vie. On ne peut pas qualifier la voiture électrique de propre mais on peut avancer qu’elle contribue au développement durable ou qu’elle est plus propre que les voitures thermiques, à condition d’en apporter la preuve. ». L’Observatoire du Nucléaire pointe du doigt l’électricité d’origine nucléaire qui sert au rechargement des batteries et le lithium qui sert à la fabrication de ces batteries. Selon l’observatoire, « certes, la voiture électrique ne pollue pas quand elle circule, mais elle pollue avant et après, et surtout elle délocalise la pollution autour des mines d’uranium et de lithium, des centrales nucléaires, des sites de stockage de déchets radioactifs. ».

voiture électrique

En décembre, L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, dans son rapport comparant les véhicules électriques aux véhicules thermiques, soulignait que la voiture électrique sort de l’usine en ayant émis plus de CO2. Néanmoins, elle rattrape vite son retard grâce à une électricité nucléaire peu ou pas émettrice de gaz à effet de serre, mais génératrice de déchets radioactifs. Ainsi, selon l’Ademe, sur un cycle de vie moyen estimé à 150 000 Km, la voiture électrique émet 10 tonnes de CO2 alors que le voiture diesel émet 22 tonnes de CO2 et la voiture à essence en émet environ 27 tonnes.

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30
Avr

Les Français et leur rapport à l’énergie

CCM Benchmark Panel et Eni se sont associés pour interroger plus de 1 500 Français sur leur comportement et leur attitude face aux enjeux d’économie d’énergie. À l’issu de cette enquête réalisée sur le Panel de CCM Benchmark, il est intéressant de s’attarder spécifiquement sur le top 5 des équipements prévus par les ménages à court ou long terme. En effet, sur les 1500 sondés, 21% prévoit à ce titre l’achat ou l’accès à un véhicule électrique ou hybride. Lorsque l’on sait que 73% des Européens voient le covoiturage et l’autopartage se développer au cours des prochaines années selon le rapport de l’étude de l’observatoire Cetelem de l’automobile, il est semble clair que les Français appréhendent le véhicule automobile d’une toute autre façon désormais !

Infographie-Les-Français-et-lénergie

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02
Avr

D’ici 2015 : La flotte automobile de l’Elysée passe à l’électrique

La centaine de voiture qui régie le parc automobile de l’Elysée se verra bientôt devenir électrique. Il n’y a donc pas que les candidats à la mairie de Paris qui ont des idées pour réduire la pollution automobile en ville, l’Élysée semble également concerné par ce fléau ! Encore en phase expérimentale, l’Elysée s’est équipé à ce titre de 5 Renault Zoé, une voiture 100% électrique. Si l’expérience est concluante, tout le parc automobile de l’Elysée sera remplacé par des voitures électriques. En effet, actuellement les collaborateurs du président roulent en Peugeot 308 diesel, situation qui risque fortement de changer d’ici un an. Néanmoins le véhicule du président fera tout de même exception puisque les voitures éclectiques ne peuvent être équipées d’une carrosserie blindé, nécessaire à la protection de Mr Hollande.

le colonel Biofarina, en charge de la mobilité du personnel de l’Elysée revient sur ces enjeux lors d’une interview à France Bleu « Nous sommes en phase de test depuis septembre 2013, nous avons cinq Zoé en prêt pour évaluer la pertinence d’un achat futur, qui nous permettra, à terme, dans les années 2014, 2015, de remplacer intégralement le parc de la Présidence par du tout électrique, et éventuellement la ZOE ». Cette nouvelle façon d’aborder la mobilité devrait satisfaire notre président, ses collaborateurs et notamment Arnaud Montebourg, à l’origine de l’arrivée de la Renault Zoé à l’Elysée.

zoe-largeSi le bilan s’avère positif, elle achètera 10 exemplaires de la citadine “made in France” et, à terme, remplacera tout son parc automobile par le modèle de la marque au losange. Au total, cela permettrait d’économiser chaque année 10.000 litres de carburant et 10 tonnes de CO2. Cette annonce offre un sérieux coup de pouce symbolique au constructeur français, dont les ventes n’ont pas été la hauteur de ses espérances.

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