Tag: voiture électrique

09
Juin

La Génération Y accro au numérique, pas à l’électrique !

Chaque constructeur automobile dans le monde veut savoir ce que les conducteurs de demain préféreront en termes de véhicules. Plusieurs études démontrent ainsi que la génération Y ne serait pas intéressée par l’achat d’un véhicule personnel. Marquant ainsi une véritable rupture avec les modèles classiques, les jeunes ne veulent pas posséder les voitures en préférant utiliser des services de mobilité connectés tels que l’autopartage, le covoiturage, des services de transports avec chauffeurs, etc. Dans cette mouvance, Continental vient de publier un rapport (Mobility Study) concernant cette thématique. Basée sur un échantillon représentatif de 2,300 conducteurs Américains et 1,800 Allemands, l’étude se complète par un questionnaire qualitatif auprès de 400 individus possédant un véhicule en France, Allemagne, Japon, Chine et aux Etats-Unis. La voiture, à ce titre, est actuellement un enjeu majeur dans la vie des jeunes générations. Ainsi, 84% des 16-25 ans évoquent le fait que conduire une voiture est quelque chose d’important dans leur vie. 76% d’entre eux indiquent d’ailleurs conduire leur véhicule personnel quotidiennement !

Mobility Study 2015

Le véhicule électrique à la peine

L’association des bienfaits écologiques du véhicule électrique n’est plus à prouver pour la génération Y. 71% des sondés déclarent à ce titre êtres sensibles à l’aspect « écologique » du véhicule électrique. Néanmoins, seulement 31% des interrogés y voient un réel plaisir de conduite. En outre, ils ne sont que 38% à apprécier le design des VE dans le monde. Nous sommes donc face à un problème d’image malgré des bénéfices concrets identifiables. A ce propos, ils ne sont que 25% à envisager d’utiliser une automobile électrique dans les prochaines années.

Mobility Study 2015

La connectivité au cœur des enjeux

Nous venons de le voir, la place de la voiture chez la Génération Y est plus importante que ce l’on pourrait imaginer. Mais plus encore, c’est le véhicule connecté qui intéresse les jeunes. En effet, 91% des interrogés déclarent attribuer de l’importance à la connectivité embarquée dans les automobiles. Plus encore, 65% des sondés indiquent vouloir avoir accès à un véhicule connecté à internet. Helmut Matschi, responsable de l’étude Mobility Study 2015 déclare cependant “La sécurité est un élément essentiel à la réussite du tout connecté. Personne n’aimerait qu’un hacker puisse avoir accès à leurs données. C’est un enjeu majeur et le marché doit s’y préparer aujourd’hui »

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16
Oct

L’innovation technologique : véritable enjeu pour les automobilistes.

C’est dans le cadre du Salon de l’Automobile qui se déroule jusqu’au 19 octobre prochain à Paris, que Yahoo publie une étude concernant l’itinéraire 2.0 de l’automobiliste. On y apprend que les conducteurs de voitures se disent séduits par la transformation que vit le secteur sous l’effet conjugué du numérique et de la prise de conscience écologique. Ainsi, près d’un internaute sur 2 se dit intéressé par la thématique de la voiture connectée. Autre indicateur intéressant, 64% des automobilistes seraient prêts à partager leurs données de conduite.

voiture numérique voiture numérique

 Et la voiture électrique dans tout ça ?

L’engouement ne semble pas similaire pour ce qui du véhicule électrique. En effet, selon une étude menée par PwC, seulement 1% des automobilistes en France, en Allemagne et aux Royaume-Uni se disent intéressés par la thématique. 21% semblent néanmoins séduits par les voitures hybrides. Les résultats sont pour le moins surprenant et viennent contredire le rapport de la UC Davis qui estimait le marché de la voiture électrique à 2,7 millions de véhicules au niveau mondial d’ici 2018.  Il faut dire que le véhicule électrique est sujet à de nombreux débats, en témoignent cette étude sur l’impact du VE sur les émissions de CO2.

 

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24
Juil

Dossier : L’histoire de la voiture électrique

Anderson electric car company

L’histoire de la voiture électrique commence dès le XIXème siècle. En effet, le tout premier prototype d’un véhicule électrique fut réalisé par un homme d’affaires écossais, Robert Anderson au début des années 1830 : il s’agissait d’une carriole électrique. D’autres prototypes furent construits, notamment la petite locomotive électrique de Thomas Davenport et celle de Robert Davidson, mais c’est à la fin des années 1850 que l’histoire du véhicule électrique pris un tournant décisif. En 1859, le français Gaston Planté inventa la batterie rechargeable au plomb acide, batterie qui fut par la suite améliorée par Camille Faure en 1881. Cette innovation posa les bases des prochains prototypes et marqua le début de l’essor du véhicule électrique.

En novembre 1881, Gustave Trouvé présenta une automobile électrique, ou plutôt un tricycle électrique, à l’Exposition Internationale d’Electricité à Paris. Néanmoins, ce n’était qu’un prototype et son utilisation était plus que délicate puisque le conducteur devait, grâce à un système de poulies, immerger des plaques de métal dans des récipients contenant de l’acide afin de moduler l’intensité du courant et donc la vitesse. Cependant, quelques mois plus tard, William Ayrton et John Perry, deux anglais, présentèrent leur prototype de tricycle électrique avec un moteur connecté à la roue arrière droite. Son autonomie était de 20 Km pour une vitesse de 15 Km/h. Le véhicule pouvait également circuler de nuit puisqu’il était équipé de phares électriques. C’est ce prototype que la plupart des historiens considèrent comme étant le premier véhicule électrique de l’histoire.

Thomas parker VE

Au XIXème siècle, trois mode de propulsion se partageaient le marché naissant de l’automobile : le moteur à combustion interne, le moteur électrique et le moteur à vapeur. Cependant, grâce aux nombreuses innovations, le véhicule électrique rencontra un succès certain et s’industrialisa peu à peu à la fin du XIXème siècle. En 1884, Thomas Parker, ingénieur à la Elwell-Parker Ldt (entreprise de fabrication et de commercialisation de locomotives, bus et tramways électriques), conçut la première automobile électrique. Cette toute première voiture électrique fut commercialisée dès 1896. Aux Etats-Unis, William Morrison commercialisa une voiture électrique dès 1891.

En 1895, une voiture électrique participa pour la première fois à une course automobile (Course Bordeaux-Paris). Conduite par Charles Jeantaud, carrossier, cette voiture de 7 chevaux embarquait 38 accumulateurs Fulmen de 15 Kg chacun. Charles Jeantaud commercialisa la Jeantaud de 1893 à 1906. Son autonomie, initialement de 60 Km et de 20 Km/h, fut doublée en 1903. A cette même période, l’Electrobat, voiture électrique conçut par l’ingénieur Henry G. Morris et le chimiste Pedro G. Salomon, rencontra un très grand succès commercial alors qu’en 1897, les premiers taxis électriques firent leur apparition dans les rues de New York. La voiture électrique acquit définitivement ses lettres de noblesse en 1899, lorsque la Jamais Contente, dont les batteries représentaient plus de la moitié du poids de la voiture, fut le premier véhicule à dépasser les 100 Km/h.

electrobatJamaiscontente voiture électrique

La voiture électrique connut son âge d’or au début du XXème siècle. En 1900, environ un-tiers des véhicules étaient propulsés par batteries. Ainsi, aux Etats-Unis, sur 4 192 voitures commercialisées, 1 575 étaient des véhicules électriques, 936 étaient des véhicules à essence et 1681 étaient des véhicules à vapeur. Aux Etats-Unis, la Phaeton de Wood rencontrait un franc succès malgré son autonomie de 30 Km à 22,5 Km/h et son coût élevé (2 000$). Les voitures électriques étaient plus faciles à démarrer et ne précédaient pas de nuages de fumée, ce qui pouvait expliquer leur succès. En France, la Poste livrait le courrier avec la Mildé, fabriqué à Levallois-Perret, dès 1901. Cependant, le véhicule électrique entra dans une phase de déclin et finit par être supplanté par les véhicules à essence. En 1908, le lancement de la Ford T, deux fois moins chère qu’une voiture électrique, ouvrit la voie à la démocratisation du véhicule à essence à l’heure de l’essence bon marché. Le déclin de l’automobile électrique était également du à sa trop faible autonomie : elle devenait de plus en plus incompatible avec les nouveaux usages et les réseaux routiers qui se déployaient à vitesse grand V. Enfin, la voiture électrique fut définitivement enterrée avec le crash de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale.phaeton woods

Toutefois, l’idée que la voiture électrique restait une alternative ou un complément à la voiture à essence persistait. A la fin des années 1960, il y eut un regain d’intérêt pour la voiture électrique. En 1966, le Congrès Américain recommanda la construction de véhicules électriques afin de réduire la pollution de l’air et le choc pétrolier de 1973 finit de convaincre l’opinion de public. Alors que le vent semblait tourner en faveur des modes de transports durables, le marché ne décolla pas. Dès lors, en 1976, le Congrès Américain adopta l’Electric and Hybrid Research, Development and Demonstration Act afin de favoriser le développement des nouvelles technologies sur les batteries, les moteurs et les composants hybrides. Par ailleurs, en 1988, le Président de General Motors, Roger Smith, créa un fond de recherche pour développer une nouvelle voiture électrique, la EV1. En 1990, l’Etat de Californie vota le Zero Emission Vehicle, plan qui prévoyait que 2 % des véhicules devraient émettre zéro émissions polluantes en 1998 et 10% en 2003. Dès lors, entre 1996 et 1998, General Motors produisit 1 117 EV1 et Toyota lança la Prius en 1997, première voiture hybride commercialisée en série (18 000 exemplaires furent vendus au Japon la première année). En France, Renault testa la Zoom, une micro-citadine électrique, en 1999 et s’initia à l’hybride avec le programme Next. Cependant, une fois encore, la voiture électrique ne rencontra pas son public. Les ventes ne décollant pas, les constructeurs ne croyaient plus en l’idée d’un véhicule 100% électrique. Ainsi, en 2002, General Motors et Daimler Chrysler, soutenus par l’administration Bush, demandèrent l’annulation du Zero Emission Vehicle. Toutefois, il restait toujours 100 000 véhicules électriques aux Etats-Unis en 2007.

EV1 general motors

A l’aube des années 2010, le marché du véhicule électrique semblait renaître. En 2008, au Mondial de l’Automobile de Paris, Bolloré annonça la sortie pour 2010 de la Bluecar, une petite citadine électrique. Le 1er octobre 2009, Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, et Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie, présentèrent un plan national pour la mise en circulation de 2 millions de véhicules électriques et hybrides d’ici 2020. En avril 2010, le gouvernement français signa une charte avec PSA, Renault et 12 villes prévoyant l’installation de bornes de recharge accessibles au public dès 2011. En effet, le nombre de bornes de recharge reste un défi de taille pour les constructeurs et les collectivités, ces dernières étant de plus en plus encombrées. Pour tenter de palier ce manque de bornes, de plus en plus d’applications, à l’image d’Openchargemap, permettent de trouver le point de charge le plus proche !

open charge map

En 2014, 500 000 véhicules électriques sont immatriculés et 2,7 millions devraient l’être d’ici 2018 selon un rapport de la prestigieuse UC Davis. Les nombreuses innovations, la diversité des modèles sur le marché (Renault Zoé, BMW i3, Nissan Leaf, Tesla Model S, etc.) ainsi que les encouragements de l’Etat via les bonus écologiques, attirent de plus en plus les automobilistes. Par ailleurs, les populations prennent progressivement conscience de l’impact de leur mode de vie sur l’environnement et de la nécessité de modifier leur utilisation de la voiture. Ainsi, le détrônement de la voiture à essence par la voiture électrique apparait donc, cette fois-ci, inéluctable.

Sources : (1) (2)

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23
Juil

2,7 millions de véhicules électriques dans le monde devraient circuler d’ici 2018

Début juillet, Mercedez Benz a débuté l’envoi de ses toutes premières Mercedes Classe B électrique vers les Etats-Unis. Selon le célèbre Forbes Magazine, cette commercialisation est un « autre signe révélateur de la forte croissance du marché de la voiture électrique dans le monde ».

En effet, en 2014, selon un rapport de la UC Davis, le nombre de véhicules électriques immatriculés dans le monde a atteint les 500 000 unités. Ce sont les Etats-Unis qui remportent la première place avec 200 000 véhicules en circulation, dont un tiers en Californie. L’objectif de l’Etat californien est d’ailleurs d’atteindre le 1,5 million de véhicules « zéro émission » d’ici 2025. Quant à la France, elle compte 25 000 véhicules électriques immatriculés soit 0,5% du parc automobile français. Le marché de la voiture électrique en France est en hausse de 50% depuis 2012. Par ailleurs, d’ici 2018, le marché de la voiture électrique devrait représenter pas moins de 2,7 millions de véhicules au niveau mondial. En temps normal, les nouvelles technologies, de par leur complexité et leur prix, mettent du temps à atteindre les consommateurs. Toutefois, en 36 mois, les ventes de véhicules électriques ont été nettement supérieures aux ventes de véhicules hybrides sur la même période. En effet, la diversité des modèles et la baisse des prix rendent désormais la voiture électrique plus abordable et plus attractive. La diversité de l’offre, aussi bien au niveau du prix d’achat que du mode de charge du véhicule, est l’une des principales explications du succès grandissant du marché de la voiture électrique. Autre facteur déterminant, la volonté des Etats de promouvoir l’achat de véhicules électriques via des aides financières : crédit d’impôt, bonus écologique, stationnement gratuit ou encore réduction du prix de l’électricité, etc.

voiture électrique

Toutefois, le marché de la voiture électrique doit également affronter des défis de taille. D’abord, le prix de vente des véhicules qui reste largement supérieur au prix de vente des véhicules à essence. En effet, force est de constater que le développement du marché de la voiture électrique dépendra largement de la capacité des acteurs à commercialiser ces véhicules à un plus large segment de la population mondiale. Par ailleurs, le plus grand défi à relever à l’heure actuelle reste celui de la multiplication des bornes de recharge afin de désencombrer les bornes de recharge publiques déjà existantes. D’ailleurs, dans la nuit du 22 au 23 juillet, l’Assemblée Nationale a adopté un projet de loi visant à accélérer l’installation de bornes de recharge afin de favoriser l’achat de véhicules électriques, installation qui était jusqu’alors la mission des communes. Désormais, les opérateurs d’Etat qui installeront des bornes de recharge, dans le cadre d’un projet national, seront exonérés de redevance. Le projet de loi a pour objectif de doubler le nombre de bornes de recharge qui s’élevait à 8 000 fin 2013.

voiture électrique

Cependant, électrique ne rime pas avec écologique. En effet, selon le Jury de Déontologie Publicitaire (JDP), les voitures électriques ne seraient ni « propres », ni « écologiques ». Dans le viseur de la JDP, deux véhicules en libre service du groupe Bolloré, Autolib’ (Pairs) et Bluely (Lyon), et la Zoé de Renault. Le 15 avril, l’association l’Observatoire du Nucléaire a saisi l’instance contre des pages internet d’Autolib’ et un encart publicitaire de Bluely décrivant les véhicules électriques de Bolloré comme propres et écologiques. Quant à la Renault Zoé, c’est sa publicité qui était dans le viseur de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, qui a saisi le JDP le 18 mars. La publicité titrée « Pour lutter contre la pollution, roulez en voiture » précisait « Renault Zoé : 100% électriques, 0% d’émissions ». Selon le Jury de Déontologie Publicitaire, « la publicité en cause incite explicitement les consommateurs à rouler en voiture électrique pour réduire la pollution atmosphérique, alors qu’il existe de nombreux autres moyens de locomotion dont il est communément admis qu’ils sont moins nocifs pour l’environnement, comme les transports collectifs ou le vélo. » et ajoute que « tout véhicule a un impact sur l’environnement, lors de sa construction comme de son cycle de vie. On ne peut pas qualifier la voiture électrique de propre mais on peut avancer qu’elle contribue au développement durable ou qu’elle est plus propre que les voitures thermiques, à condition d’en apporter la preuve. ». L’Observatoire du Nucléaire pointe du doigt l’électricité d’origine nucléaire qui sert au rechargement des batteries et le lithium qui sert à la fabrication de ces batteries. Selon l’observatoire, « certes, la voiture électrique ne pollue pas quand elle circule, mais elle pollue avant et après, et surtout elle délocalise la pollution autour des mines d’uranium et de lithium, des centrales nucléaires, des sites de stockage de déchets radioactifs. ».

voiture électrique

En décembre, L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, dans son rapport comparant les véhicules électriques aux véhicules thermiques, soulignait que la voiture électrique sort de l’usine en ayant émis plus de CO2. Néanmoins, elle rattrape vite son retard grâce à une électricité nucléaire peu ou pas émettrice de gaz à effet de serre, mais génératrice de déchets radioactifs. Ainsi, selon l’Ademe, sur un cycle de vie moyen estimé à 150 000 Km, la voiture électrique émet 10 tonnes de CO2 alors que le voiture diesel émet 22 tonnes de CO2 et la voiture à essence en émet environ 27 tonnes.

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11
Avr

Electrique ne rime pas forcément avec écologique

Les voitures électriques sont elles aussi écologiques que l’on voudrait nous le faire croire ? La réponse du Jury de déontologie publicitaire (JDP) ne semble pas si claire. Effectivement, le groupe Bolloré a été contrainte de changer les termes qu’elle utilisait pour venter les mérites de sa voiture électrique, la Bluecub. Sur son site Internet, la Bluecub est présentée comme une voiture avec « 0 bruit, 0 odeur, 0 émissions de CO2 ». Des détails qui ne permettent pas de revendiquer ce véhicule comme écologique selon le JDP.

À la tête de l’intervention de la JDP auprès du site Internet de la Bluecub, on retrouve l’Observatoire du nucléaire. Ce dernier cherchait à rétablir la vérité sur une communication « trompeuse ». D’après l’observatoire du nucléaire il serait plus juste de nommer la voiture électrique un « véhicule nucléaires ». Composée à 75% d’électricité d’origine nucléaire, la Bluecub ne peut donc pas être désignée comme écologique selon l’Observatoire. Le JDP rappelle que lorsqu’il est « impossible de justifier des formulations globales » comme écologique, vert, éthique, durable etc, « la publicité doit les relativiser » avec des formulations telles que « contribue à« . Le jury a donc demandé le « non-renouvellement de la diffusion de cette publicité« .

bluecubLa question se pose alors sur le fait que la voiture électrique est réellement écologique ou non. Bien que ce type de véhicule est considéré comme étant la solution pour lutter contre la pollution, il peut tout aussi bien jouer le rôle de pollueur. En effet, dès sa production, il peut déjà apporter sa part de pollution dans le cadre par exemple de la fabrication de la pile à combustible. Celle-ci nécessite de l’hydrogène dont la fabrication se fait à partir d’une réaction chimique de pétrole. Cela engendre une émission de différents gaz très polluants, si l’on ne cite que le gaz carbonique. Le stockage de l’électricité par la batterie participe également à la pollution de l’air, mais le degré et la nature de celle-ci dépendent du type de l’énergie utilisée pour la production de l’électricité. Une récente étude des chercheurs de l’Université d’état de Caroline du Nord s’est posée la question suivante : « Quelle sera l’importance des véhicules électriques dans les émissions futures de GES aux Etats-Unis ? ». L’article, publié dans Environmental Science & Technology, tente de répondre à cette question en examinant les interactions possibles entre la politique nationale d’électricité et le système de transport. Mais alors quel est l’avenir de la voiture écologique ? L’autopartage et le covoiturage semblent bien destinés à investir durablement le paysage de la mobilité écologique.

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02
Avr

D’ici 2015 : La flotte automobile de l’Elysée passe à l’électrique

La centaine de voiture qui régie le parc automobile de l’Elysée se verra bientôt devenir électrique. Il n’y a donc pas que les candidats à la mairie de Paris qui ont des idées pour réduire la pollution automobile en ville, l’Élysée semble également concerné par ce fléau ! Encore en phase expérimentale, l’Elysée s’est équipé à ce titre de 5 Renault Zoé, une voiture 100% électrique. Si l’expérience est concluante, tout le parc automobile de l’Elysée sera remplacé par des voitures électriques. En effet, actuellement les collaborateurs du président roulent en Peugeot 308 diesel, situation qui risque fortement de changer d’ici un an. Néanmoins le véhicule du président fera tout de même exception puisque les voitures éclectiques ne peuvent être équipées d’une carrosserie blindé, nécessaire à la protection de Mr Hollande.

le colonel Biofarina, en charge de la mobilité du personnel de l’Elysée revient sur ces enjeux lors d’une interview à France Bleu « Nous sommes en phase de test depuis septembre 2013, nous avons cinq Zoé en prêt pour évaluer la pertinence d’un achat futur, qui nous permettra, à terme, dans les années 2014, 2015, de remplacer intégralement le parc de la Présidence par du tout électrique, et éventuellement la ZOE ». Cette nouvelle façon d’aborder la mobilité devrait satisfaire notre président, ses collaborateurs et notamment Arnaud Montebourg, à l’origine de l’arrivée de la Renault Zoé à l’Elysée.

zoe-largeSi le bilan s’avère positif, elle achètera 10 exemplaires de la citadine “made in France” et, à terme, remplacera tout son parc automobile par le modèle de la marque au losange. Au total, cela permettrait d’économiser chaque année 10.000 litres de carburant et 10 tonnes de CO2. Cette annonce offre un sérieux coup de pouce symbolique au constructeur français, dont les ventes n’ont pas été la hauteur de ses espérances.

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22
Jan

Quel est l’avenir de la voiture écologique ?

La présentation du rapport concernant les nouvelles mobilités sereines et durables pour l’OPECST est l’occasion de revenir sur l’avenir de l’écomobilité. En effet, le secteur automobile est en pleine mutation, comme l’explique Monsieur Baupin. Fervent partisan des modes de transports collectifs et du vélo, il émet le constat suivant « beaucoup de gens ne peuvent se passer d’une voiture ». Cela semble un fait avéré, mais qu’en est-il véritablement du problème sous-jacent, à savoir l’adoption d’une transition de mobilité vers un modèle vertueux et responsable ?

Toute la problématique de cette thématique se situe ici. Les concepteurs du rapport souhaitent à  ce titre engager une politique incitative, favorisant l’utilisation de véhicules propres, et récompensant les citoyens engagés dans la mobilité verte.  Ainsi, le rapport préconise l’ouverture de voies de circulation dédiées aux véhicules propres, ainsi qu’une tarification préférentielle aux péages et un coût de stationnement moins cher. Enfin, il est proposé de rendre l’achat de véhicules écologiques éligible aux certificats d’économie d’énergie.

Vers de nouveaux usages de la voiture !

Côté constructeurs, l’étude préconise un accompagnement de ces derniers vers un modèle économique axé sur un service de mobilité global, (covoiturage, autopartage et location) délaissant ainsi le modèle existant tourné vers la production exclusive. En outre, le projet serait aussi d’axer les aides publiques à la commercialisation de véhicules plus sobres ! « Avoir une voiture est un luxe, surtout quand on ne s’en sert pas », évoque Mme Keller. Cela corrobore donc notre constat sur l’avenir de la mobilité, véritable modèle en transition.

Véritable plaidoyer pour l’autopartage et le covoiturage, la solution à l’avenir de la mobilité réside donc dans la démocratisation de l’autopartage. De fait, le rapport préconise de faire évoluer le code des assurances pour soutenir l’usage partagé de véhicules. Si le sujet vous intéresse, nous vous proposons une lecture de « la fin du tout voiture » par Frederic Denhez, qui est un ouvrage réellement passionnant !

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20
Jan

L’autopartage d’automobiles est la solution environnementale

C’est à Brussel expo, lors du salon de l’auto qu’Inter-Environnement Wallonie (IEW) a organisé une action de sensibilisation auprès des visiteurs afin de les informer des mythes qui entourent la voiture électrique. L’idée étant de démontrer l’impact du véhicule électrique sur la mobilité et le développement durable ainsi que de proposer des solutions alternatives à l’utilisation de la voiture.

Samedi dernier, l’organisme a donc distribué aux visiteurs du salon de l’auto des cartes postales invitant les personnes désirant acheter un véhicule électrique à se renseigner sur ses effets via une campagne intitulée « changez de mobilité ».  Pierre Titieux, responsable communication d’IEW explique à ce propos « La voiture électrique est souvent présentée comme la solution de mobilité du futur et la panacée pouvant résoudre tous les problèmes liés à l’automobile ‘traditionnelle’. Or, les éléments nécessaires à sa fabrication contribuent à l’épuisement des ressources naturelles. Les conditions d’exploitation dans le Sud du lithium et du cobalt, utilisés pour fabriquer les batteries, posent des problèmes éthiques » Il est vrai que ce sujet avait déjà porté à débats, notamment via l’étude Comparative Environmental Life Cycle Assessment of Conventional and Electric Vehicles publiée dans le Journal of Industrial Ecology qui démontrait elle aussi que la voiture 0 carbone n’existait pas, du moins pas encore. Nous vous invitons à ce titre, à lire l’excellent article de Green IT à ce sujet !

6a00d834515c5469e2017c3558c710970bIl est clair qu’une voiture, qu’elle soit électrique, hybride ou thermique reste une voiture individuelle, impliquant un taux d’utilisation très faible et une congestion de l’espace public très important. Nous pensons donc que la véritable solution d’avenir est évidemment l’autopartage, qui prouve chaque jour que son impact sur les flottes automobiles est significatif et sans égal. Effectivement, Selon les acteurs interrogés, l’autopartage permettrait d’économiser près de 50 % sur le taxi, 30 % sur la location courte durée et 15 à 20 % sur les indemnités kilométriques !

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