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09
Déc

Plus de 150 millions de voitures seront connectées à internet d’ici 2020

En l’espace de seulement cinq ans, la plupart des voitures seront connectées à Internet selon le rapport de Gartner Inc. En 2013, 23 millions de voitures connectées circulaient dans le monde. Elles seront 152 millions d’ici 5 ans, à l’horizon 2020, soit un taux d’augmentation de 700 % en quelques années. 60% à 75% d’entre elles seront capables de communiquer et de partager leurs données sur le Web. Cette valeur ajoutée permettra aux constructeurs de faire évoluer leur modèle d’affaires, passant de spécialistes hardware à innovateurs software permettant de générer des revenus supplémentaires à partir d’applications mobiles. Pour ce faire, les constructeurs automobiles devront alors faire équipe avec des sociétés telles que Google, Apple et Samsung. « Afin de faciliter cette transition, les industriels automobiles devront établir des partenariats avec les écosystèmes existants comme Android ou CarPlay qui pourront simplifier l’accès et l’intégration d’applications mobiles dans le véhicule » a déclaré Thilo Koslowski, analyste chez Gartner. Une prise de position qui s’inscrit dans le sens de celle du rapport d’ABI Research précisant que « plus de la moitié des systèmes capables d’intégrer une interface smartphone utiliseront iOs dans la voiture en 2018 ».

connected car

Koslowski prédit aussi que la technologie des « connected cars » sera forcément « bien plus innovante et passionnante que les offres de smartphones et de tablettes actuelles ». Autre fait intéressant du rapport, une conclusion présente que 58% des États-Unis et 53% des propriétaires de véhicules allemands veulent que ce soit des entreprises IT qui développent cette technologie et non pas les industriels historiques. L’étude voit à ce titre qu’à fin 2018, au moins deux constructeurs automobiles auront annoncé leur transformation en entreprises de technologies et commercialiseront cette expérience de véhicules connectés sur d’autres marchés que l’automobile. Fin 2020, Gartner prévoit qu’un constructeur générera 10% de son chiffre d’affaires sur le segment de l’offre de mobilité et de services connectés. Koslowski déclare à ce propos « la voiture connectée pourra non seulement capturer et partager les données internes de son système et de sa géolocalisation, mais évoluera aussi en fonction de son environnement. L’importance croissante des interfaces homme-machine couplée à l’expérience utilisateur dans le cloud va engendrer un changement radical dans l’approche R&D de l’industrie qui se focalisera alors bien plus sur des innovations technologiques et de contenus telles que l’analyse gestuelle, de l’humeur, ainsi que celle du comportement de consommation. Le contrôle vocal des applications, des systèmes de HUD, seront alors des éléments clés dans le développement de ces technologies embarquées.»

Un rapport dans l’air du temps

Durant l’événement de Los Angeles Auto Show 2014, les acteurs clés de l’industrie automobile et de la technologie se sont réunis pour démontrer comment les voitures deviennent de plus en plus connectées. Ce salon fut notamment l’occasion de présenter de nouvelles technologies embarquées telles que des systèmes de contrôle parental permettant de restreindre la conduite des adolescents, d’intégrer l’expérience smartphone de manière optimale dans la conduite ou enfin, de rendre de les véhicules autonomes. Afin de conclure cet article, nous vous présentons les 5 tendances 2015 des véhicules connectés :

L’intégration optimale du smartphone

Comme vous le savez, il est dangereux et souvent illégal d’interagir avec votre smartphone durant la conduite. Cependant, vous aimeriez bien demander à Siri « où est la station d’essence la plus proche ? ». Des éléments de réponses arrivent aujourd’hui sur le marché. Par exemple, Jaguar a introduit la technologie JustDrive, permettant de commander vocalement votre smartphone. Ainsi, au lieu de naviguer tactilement dans les menus de votre mobile, il vous suffit désormais de demander l’information au véhicule. Les possibilités sont immenses, telles que le contrôle de votre playlist, l’envoi de sms et de tweets via commande vocale. JustDrive sera disponible en 2015 sur le modèle F-TYPE et sur l’ensemble des véhicules Jaguar d’ici 2016.

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Un tableau de bord numérique

Les indicateurs physiques de vitesse et de température du véhicule seront bientôt des éléments du passé. Effectivement, Audi, en partenariat avec le fabricant de composants informatiques NVIDIA a mis au point un tableau de bord entièrement numérique. Cet écran de 12,3 pouces semble très clair et ergonomique. Le processeur développé spécifiquement par NVIDIA pour cet affichage dispose d’une puissance lui permettant un rendu en temps réel des indicateurs de vitesse et de navigation avec la plus grande des précision. Cet écran sera disponible sur le modèle 2016 de l’Audi TT.

Contrôle parental

Les accidents de la route sont la principale cause de décès chez les adolescents et la vitesse excèssive  représente malheureusement 25% de ces accidents. Une nouvelle application dévelopée pour Hyundai permet ainsi aux parents de contrôler et de mettre en place des restrictions sur la vitesse maximale du véhicule, des heures d’accès et des lieux de destination. Si par exemple, le conducteur dépasse la vitesse maximale autorisée, les parents recevront une alerte via sms ou email. En outre, le conducteur verra aussi une notification sur l’écran multimédia du véhicule. Ce système sera disponible courant 2015 sur le modèle Azera et déployé prochainement sur les Genesis et Sonata.

Accompagnement de trajet

Cela n’est pas très plaisant de louer un véhicule et de lutter ensuite à la fois contre le manque de connaissance de ce dernier et de la zone à explorer. C’est en ce sens que la nouvelle application de Hertz : NeverLost, se connectant au système GPS du véhicule entre en jeu. Il vous suffit alors simplement de télécharger l’application sur votre smartphone et d’enregistrer une destination. Une fois entré dans le véhicule, le système se synchronise avec votre smartphone et vous permet d’émettre ou de recevoir des appels, d’accèder à votre liste de contacts, de placer des points d’intérêts et enfin de connaître la météo sur votre trajet.

La voiture autonome

connected carDes voitures pouvant trouver leur chemin vers une destination sans l’aide d’un pilote sont à l’étude depuis tant de temps qu’il est aujourd’hui inutile de se poser la question de l’avènement d’une telle technologie. En effet, Volvo a lancé un plan d’envergure dont l’objectif d’ici 2020 est qu’aucun conducteur de la marque ne soit tué ni blessé dans un de ses véhicules. Le constructeur annonce à travers cette communication que la voiture autonome est un élément de réponse face aux accidents de la route. En 2017, le fameux projet DriveMe présentera 100 véhicules autonomes en accès publics sur les routes de Gothenburg. Néanmoins, dès 2015, des technologies de pilotage automatique seront présentées sur le modèle XC90. Cette technologie permettra un contrôle automatique du véhicule en se basant sur l’analyse du comportement de la voiture située devant vous. Enfin, ce système sera aussi capable d’anticiper un éventuel accident lorsque votre voiture présentera un risque de sortie de route et sera alors capable de l’orienter sur la bonne voie.

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28
Fév

La voiture autonome en autopartage vecteur de la mobilité 2.0

Les fervents défenseurs des véhicules sans conducteurs utilisent souvent le même argument qui consiste à évoquer le fait que la voiture autonome permet potentiellement de réduire le chiffre des 1,24 millions de morts et de blessés sur les routes du monde chaque année. Mais le véhicule autonome offre un panel beaucoup plus large de possibilités avec des effets très positifs sur la qualité de vie en collectivité et permet une certaine démocratisation de l’accès aux transports durables et partagés ! La popularité de l’autopartage permet effectivement de faire évoluer notre approche à la mobilité. En ce sens, l’utilisateur peut ainsi prendre un véhicule et le laisser à des points différents selon ses besoins de mobilié. En outre, si l’implémentation du service d’autopartage est bien pensé en amont, il permet alors d’être complémentaire aux transports publics : l’utilisateur peut alors prendre le bus ou le métro et à la possibilité de terminer son trajet par l’utilisation d’un véhicule ou d’un vélo en libre service.

Néanmoins la gestion de parc de vélos en libre service n’est pas évidente. En effet, certains parcs sont totalement épuisés tandis que d’autres regorgent de vélos disponibles. La méthode utilisée est souvent de redistribuer les vélos non utilisés par camions. C’est une méthode très chère et certaines études démontrent que l’impact de la redistribution des vélos en libre service sur le coût opérationnel global est très important. Utiliser des camions pour redistribuer les vélos n’est clairement pas une bonne solution !

smart-citiesCependant, avec un véhicule autonome, ce problème peut être résolu et permet d’exploiter toute la puissante de l’économie collaborative ! Imaginez le scénario suivant : Un utilisateur réserve une voiture sans conducteur avec son smartphone, la voiture arrive à sa porte et l’emmène à son rendez-vous. Ensuite la voiture autonome peut, soit retourner à son pool et se recharger d’elle même, soit honorer une nouvelle réservation ! C’est en effet une idée qui fait son chemin puisqu’une récente étude du MIT dirigée par Emilio Frazzoli estime qu’une flotte de 300 000 véhicules autonomes en autopartage peut combler les besoins en mobilité de la population totale de Singapour (environ 6 millions) et ce, avec une attente maximale de 15 minutes par réservation ! Aujourd’hui, 800 000 véhicules personnels sont détenus par seulement 12% de la population de Singapour. A titre de comparaison, aux USA, le taux de possession de véhicule personnels est de l’ordre de 80% (797 pour 1000 individus). Le champ des possibilités est donc absolument gigantesque.

L’utilisation de si peu de voitures souligne ainsi tout le potentiel d’un déploiement de véhicules autonomes autopartagés et nous fait réfléchir sur la façon dont nous envisageons nos cités de demain ! En effet, si nous continuons à conduire seuls, nous souffrirons de plus en plus de la congestion des centres urbains et de son impact sur l’environnement. La voiture autonome n’est donc plus une fiction car cette technologie est étudiée depuis des années et de nouvelles études démontrent que la phase de commercialisation est en approche. Alors, êtes-vous prêt à passer à l’ère de la mobilité 2.0 ?

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