Tag: véhicules connectés

08
Août

Véhicules intelligents : les français pas encore prêts à rouler les yeux fermés

Dans leur dernier sondage réalisé pour VMware l’institut d’études OpinionWay a interrogé un échantillon de 1005 personnes en France afin de décrypter leurs attentes concernant les véhicules intelligents, mais également les freins principaux à leur mise en circulation. Les résultats sont parlants : à l’heure actuelle, seuls 18% des interrogés trouvent un intérêt dans un véhicule entièrement autonome.


Qu’est-ce qui intéresse le plus dans les véhicules intelligents ? C’est par cette simple question que débute le sondage lancé par OpinionWay et dont les réponses reflètent assez bien le climat actuel autour de l’utilisation de véhicules connectés voire autonomes.


Une adoption freinée par des incertitudes


Les attraits principaux de ce type de véhicules pour les interrogés restent l’amélioration des fonctionnalités de sécurité (58%), des performances environnementales avec notamment l’utilisation du tout électrique (39%) et la réduction des frais d’assurances (34%). Si la sécurité semble être particulièrement importante, il est toutefois intéressant de constater que 56% des sondés ne seraient pas prêts à utiliser un véhicule entièrement autonome sur la route.

La suppression de l’intervention humaine reste la source majeure de méfiance envers les véhicules autonomes. Manque de confiance pour prendre la bonne décision (59%), perte de contrôle sur le véhicule (46%), peur d’avoir un accident (45%), manque du plaisir de la conduite (41%) ou encore peur du piratage informatique (40%) freinent considérablement l’adoption de ces nouveaux types de véhicules. 62% des interrogés ne font également pas confiance à un véhicule entièrement autonome afin de ramener leur enfant de l’école. Bien plus que d’abaisser des barrières d’ordre technologique, il va s’agir pour les constructeurs et fournisseurs de services de mobilité d’effectuer un véritable travail pour changer durablement les mentalités.

Néanmoins, certains leviers existent pour convertir au véhicule autonome : la promesse d’une fatigue diminuée en cas de longs trajets ou d’embouteillages (50%), une sécurité renforcée (50%) et le gain d’un temps libre au sein du sas du véhicule (37%) pour passer du temps en famille ou entre amis lors d’un voyage sans se soucier de la route.

Découvrez tous les résultats du sondage ci-dessous :

OpinionWay pour VMware - Les véhicules intelligents - Juillet 2017

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20
Oct

Autopartage en 2025 : un nombre d’utilisateurs multiplié par 5 !

Publiée le 2 Août dernier l’étude du cabinet Frost & Sullivan nous plonge dans le futur du marché de l’autopartage : départ vers 2025 !

Reprenant des chiffres clés de l’année 2015, ce dossier à la démarche prospective permet de situer quelques points majeurs des développements à venir pour l’autopartage, constatant d’ores et déjà la croissance continue du nombre d’abonnés et de véhicules partagés sur le plan mondial.

En effet, alors qu’aujourd’hui le nombre d’adhérents à l’autopartage est d’à peu près 7 millions à travers le globe, il pourrait atteindre 36 millions en 2015, soit un nombre multiplié par 5 en l’espace de seulement 10 ans ! Quant au nombre de véhicules il passerait de 112 000 à l’heure actuelle à pas moins de 427 000.

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Comment expliquer cette accélération fulgurante ? Nous pouvons retenir deux points principaux :

  • Le futur de la mobilité avec au cœur l’autopartage c’est la volonté de mettre en place une offre multimodale, conjuguant à la fois services de transport en commun (bus, métro, tramway, vélos en libre services) mais aussi usages de véhicules d’entreprises. Une volonté qui nécessite une consolidation des initiatives entre pouvoirs publics et acteurs privés, déjà amorcée de manière légale par des réglementations comme la Loi sur la Transition Energétique pour une Croissance Verte qui exige que toutes les entreprises de plus de 100 salariés devront élaborer un PDE (Plan de Déplacements Entreprise) d’ici début 2018. Cela encourage donc fortement de nouveaux usages alternatifs en terme de mobilité dans le cadre professionnel : vélos, transports en commun, covoiturage et bien sûr autopartage.
  • La deuxième clé de compréhension de cette croissance est l’utilisation massive des smartphones et par extension des applications mobiles, qui facilitent la prise en main des différents systèmes de mobilité et garantissent un accès immédiat aux véhicules. L’autopartage est irrémédiablement lié aux avancées technologiques. La preuve en est la mise en avant des véhicules autonomes, qui pourront conduire les usagers à destination puis aller se garer tout seuls dans des parkings dédiés. Cette autonomie représente une attractivité indéniable, aussi bien pour les entreprises que les particuliers, particulièrement  dans les grandes villes où le trafic peut s’avérer lourd au quotidien.

Bien plus qu’une présentation économique cette étude figure une mobilité en pleine redéfinition et englobant dans son passage aussi bien des enjeux sociaux, urbains qu’écologiques. La dernière rencontre du club Fleet & Mobility Managers Club, dont Mobility Tech Green est membre, mettait en avant ce dynamisme de l’autopartage notamment à travers la présence grandissante des acteurs du secteur au Mondial de l’Automobile

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09
Déc

Plus de 150 millions de voitures seront connectées à internet d’ici 2020

En l’espace de seulement cinq ans, la plupart des voitures seront connectées à Internet selon le rapport de Gartner Inc. En 2013, 23 millions de voitures connectées circulaient dans le monde. Elles seront 152 millions d’ici 5 ans, à l’horizon 2020, soit un taux d’augmentation de 700 % en quelques années. 60% à 75% d’entre elles seront capables de communiquer et de partager leurs données sur le Web. Cette valeur ajoutée permettra aux constructeurs de faire évoluer leur modèle d’affaires, passant de spécialistes hardware à innovateurs software permettant de générer des revenus supplémentaires à partir d’applications mobiles. Pour ce faire, les constructeurs automobiles devront alors faire équipe avec des sociétés telles que Google, Apple et Samsung. « Afin de faciliter cette transition, les industriels automobiles devront établir des partenariats avec les écosystèmes existants comme Android ou CarPlay qui pourront simplifier l’accès et l’intégration d’applications mobiles dans le véhicule » a déclaré Thilo Koslowski, analyste chez Gartner. Une prise de position qui s’inscrit dans le sens de celle du rapport d’ABI Research précisant que « plus de la moitié des systèmes capables d’intégrer une interface smartphone utiliseront iOs dans la voiture en 2018 ».

connected car

Koslowski prédit aussi que la technologie des « connected cars » sera forcément « bien plus innovante et passionnante que les offres de smartphones et de tablettes actuelles ». Autre fait intéressant du rapport, une conclusion présente que 58% des États-Unis et 53% des propriétaires de véhicules allemands veulent que ce soit des entreprises IT qui développent cette technologie et non pas les industriels historiques. L’étude voit à ce titre qu’à fin 2018, au moins deux constructeurs automobiles auront annoncé leur transformation en entreprises de technologies et commercialiseront cette expérience de véhicules connectés sur d’autres marchés que l’automobile. Fin 2020, Gartner prévoit qu’un constructeur générera 10% de son chiffre d’affaires sur le segment de l’offre de mobilité et de services connectés. Koslowski déclare à ce propos « la voiture connectée pourra non seulement capturer et partager les données internes de son système et de sa géolocalisation, mais évoluera aussi en fonction de son environnement. L’importance croissante des interfaces homme-machine couplée à l’expérience utilisateur dans le cloud va engendrer un changement radical dans l’approche R&D de l’industrie qui se focalisera alors bien plus sur des innovations technologiques et de contenus telles que l’analyse gestuelle, de l’humeur, ainsi que celle du comportement de consommation. Le contrôle vocal des applications, des systèmes de HUD, seront alors des éléments clés dans le développement de ces technologies embarquées.»

Un rapport dans l’air du temps

Durant l’événement de Los Angeles Auto Show 2014, les acteurs clés de l’industrie automobile et de la technologie se sont réunis pour démontrer comment les voitures deviennent de plus en plus connectées. Ce salon fut notamment l’occasion de présenter de nouvelles technologies embarquées telles que des systèmes de contrôle parental permettant de restreindre la conduite des adolescents, d’intégrer l’expérience smartphone de manière optimale dans la conduite ou enfin, de rendre de les véhicules autonomes. Afin de conclure cet article, nous vous présentons les 5 tendances 2015 des véhicules connectés :

L’intégration optimale du smartphone

Comme vous le savez, il est dangereux et souvent illégal d’interagir avec votre smartphone durant la conduite. Cependant, vous aimeriez bien demander à Siri « où est la station d’essence la plus proche ? ». Des éléments de réponses arrivent aujourd’hui sur le marché. Par exemple, Jaguar a introduit la technologie JustDrive, permettant de commander vocalement votre smartphone. Ainsi, au lieu de naviguer tactilement dans les menus de votre mobile, il vous suffit désormais de demander l’information au véhicule. Les possibilités sont immenses, telles que le contrôle de votre playlist, l’envoi de sms et de tweets via commande vocale. JustDrive sera disponible en 2015 sur le modèle F-TYPE et sur l’ensemble des véhicules Jaguar d’ici 2016.

connected car

Un tableau de bord numérique

Les indicateurs physiques de vitesse et de température du véhicule seront bientôt des éléments du passé. Effectivement, Audi, en partenariat avec le fabricant de composants informatiques NVIDIA a mis au point un tableau de bord entièrement numérique. Cet écran de 12,3 pouces semble très clair et ergonomique. Le processeur développé spécifiquement par NVIDIA pour cet affichage dispose d’une puissance lui permettant un rendu en temps réel des indicateurs de vitesse et de navigation avec la plus grande des précision. Cet écran sera disponible sur le modèle 2016 de l’Audi TT.

Contrôle parental

Les accidents de la route sont la principale cause de décès chez les adolescents et la vitesse excèssive  représente malheureusement 25% de ces accidents. Une nouvelle application dévelopée pour Hyundai permet ainsi aux parents de contrôler et de mettre en place des restrictions sur la vitesse maximale du véhicule, des heures d’accès et des lieux de destination. Si par exemple, le conducteur dépasse la vitesse maximale autorisée, les parents recevront une alerte via sms ou email. En outre, le conducteur verra aussi une notification sur l’écran multimédia du véhicule. Ce système sera disponible courant 2015 sur le modèle Azera et déployé prochainement sur les Genesis et Sonata.

Accompagnement de trajet

Cela n’est pas très plaisant de louer un véhicule et de lutter ensuite à la fois contre le manque de connaissance de ce dernier et de la zone à explorer. C’est en ce sens que la nouvelle application de Hertz : NeverLost, se connectant au système GPS du véhicule entre en jeu. Il vous suffit alors simplement de télécharger l’application sur votre smartphone et d’enregistrer une destination. Une fois entré dans le véhicule, le système se synchronise avec votre smartphone et vous permet d’émettre ou de recevoir des appels, d’accèder à votre liste de contacts, de placer des points d’intérêts et enfin de connaître la météo sur votre trajet.

La voiture autonome

connected carDes voitures pouvant trouver leur chemin vers une destination sans l’aide d’un pilote sont à l’étude depuis tant de temps qu’il est aujourd’hui inutile de se poser la question de l’avènement d’une telle technologie. En effet, Volvo a lancé un plan d’envergure dont l’objectif d’ici 2020 est qu’aucun conducteur de la marque ne soit tué ni blessé dans un de ses véhicules. Le constructeur annonce à travers cette communication que la voiture autonome est un élément de réponse face aux accidents de la route. En 2017, le fameux projet DriveMe présentera 100 véhicules autonomes en accès publics sur les routes de Gothenburg. Néanmoins, dès 2015, des technologies de pilotage automatique seront présentées sur le modèle XC90. Cette technologie permettra un contrôle automatique du véhicule en se basant sur l’analyse du comportement de la voiture située devant vous. Enfin, ce système sera aussi capable d’anticiper un éventuel accident lorsque votre voiture présentera un risque de sortie de route et sera alors capable de l’orienter sur la bonne voie.

Alexandre Fournier

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17
Juil

Quand les véhicules et les villes deviennent connectés

La ville et la voiture connectées, encore classées dans les catégories science fiction et utopie il y a quelques dizaines années, sont désormais une réalité.

Les constructeurs automobiles sont de plus en plus nombreux à se lancer sur le marché de la voiture connectée, la finalité étant de trouver un chemin vers le futur sur lequel l’humain reste au volant pendant que la technologie améliore ses capacités. Dès lors, se pose la question de la fiabilité du véhicule : la voiture connectée est-elle sans risques ? Aux Etats-Unis, un consortium réunissant les constructeurs automobiles, le gouvernement et l’Université du Michigan ont décidé de tester des véhicules autonomes afin d’analyser leur fiabilité. Plusieurs millions de dollars ont alors été investis pour construire une ville de toute pièce sur le Campus Nord de l’Université pour tester ces véhicules dits connectés. Routes, voies d’insertion, rond points, panneaux de signalisation, éclairage publique, trottoirs, passages piétons, façades d’immeubles etc. ; tout a été construit pour tester la réactivité et la fiabilité des véhicules dans un environnement urbain.

Connected-car

La première voiture testée sera une Ford Fusion Hybrid. Le test devrait débuter en automne 2014. Ces véhicules connectés sont déjà commercialisés en France : Peugeot a installé sur ses modèles le service Peugeot Connect Apps tandis que Citroën a introduit le système Multicity Connect et Renault le système R-link. Le module de communication eCall sera d’ailleurs obligatoire dès 2015 sur tous les véhicules européens et permettra d’appeler le 112 automatiquement en cas d’accident et de fournir les informations nécessaires à l’intervention des secours. Le marché de la voiture connectée représente également un enjeu considérable pour les géants d’internet, Apple (IOS) et Google (Android) ayant déjà déployé leur plateforme sur le marché. La voiture connectée semble donc être synonyme de confort, d’assistance et de sécurité. Selon Samuel Ropert, « En 2018, 420 millions d’automobiles seront connectées, [ce qui représentera] une croissance annuelle de 57 % par rapport aux 45 millions de véhicules connectés en 2013″. En effet, en 2020, le marché de la voiture connectée devrait représenter 113 milliards d’euros.

Smartcity

Ces véhicules, à la fois autonomes et connectés, font partie d’un projet de développement durable plus vaste : la smart city. Tout comme les voitures, les villes se parent des technologies les plus avancées. En effet, une smart city est une ville qui est entièrement gérée par les technologies ; qu’il s’agisse de l’éléctricité, de l’eau, du recyclage, du traffic urbain ou encore des transports en commun. Même les maisons deviennent connectées au travers de la domotique. Les volets, le portail, le chauffage, l’éclairage, etc. sont entièrement contrôlables à distance à partir d’une tablette. Pour Pierre Colle, directeur technique du groupe Schneider Electric, « l’Internet des objets dans la maison constitue une réelle opportunité, notamment à cause de la problématique de la maîtrise de l’énergie, même si ce marché n’en est qu’à son tout début ».

Connected-car

La ville-Etat de Singapour, qui a l’ambition de devenir la première smart city, fait notamment figure de modèle dans ce domaine. Le gouvernement a récemment dévoilé un programme basé sur l’installation de capteurs dans le but de décongestionner le traffic, détecter la pollution de l’air ou encore de rappeller aux habitants de jeter leurs ordures. Le programme sera en priorité installé dans le Jurong Lake District, un nouveau centre urbain à 40 minutes du centre ville. Le gouvernement Indien mène également un projet de création de smart city à Palava City à Mumbai qui devrait être opérationnel en 2025. Le principaux axes de ce projet, qui devrait créer 300000 emplois d’ici 2025, sont le recyclage de l’eau, l’installation de panneaux solaires ainsi que la mise en place de moyens de transports connectés et durables. Si l’essai est concluant, le concept de smart city pourrait se généraliser dans les décennies à venir et améliorer les conditions de vie de millions d’Indiens.

Alexandre Fournier

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