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12
Jan

CES 2017  : l’innovation automobile à l’honneur  ! 

Comme chaque année nous vous proposons un petit tour d’horizon des innovations dans le domaine de la mobilité présentées lors du CES (Consumer Electronics Show) qui s’est tenu du 5 au 8 Janvier à Las Vegas. En parfaite dynamique avec les deux éditions précédentes, le CES 2017 a été très justement rebaptisé le «  Car Electronics Show  » par la presse américaine tant la présence des constructeurs automobiles et des concept-cars innovants fut forte lors de ce rendez-vous immanquable pour les férus d’innovations technologiques en tous genres. On vous dit tout sur les tendances majeures dans le secteur de l’automobile.

Aller plus loin avec l’électrique

© Faraday Future

1. La FF91  : le SUV de luxe 100% électrique par Faraday Future

La start-up américaine Faraday Future parie sur l’élégance et la vitesse avec ce modèle de SUV 100% électrique annonçant une autonomie record de 700km ainsi qu’une vitesse de 100km/h atteinte seulement en 2,39 secondes. La FF91 est le tout premier véhicule de ce constructeur, ne cachant pas son ambition depuis sa création extrêmement rapide de concurrencer les véhicules électriques de Tesla. Une dernière chance pour l’entreprise, ambitieuse dans ses idées, mais qui a pour le moment bien du mal à les concrétiser.

2. POM  : le véhicule électrique open source par Renault

© Renault

Le constructeur Français a créé la surprise non en présentant un véhicule autonome mais une version dénudée de sa voiture électrique Twizy, POM ou Platform Open Mind, en partenariat avec la start-up italienne OSV et ARM pour la partie software du projet.

La particularité de celui-ci  ? Il s’agit en fait d’un «  un kit de développement automobile destiné aux étudiants, start-up, chercheurs, qui vont pouvoir créer des services et de nouveaux usages », indique Frédéric Auzas, chef de projet POM. « Ils pourront modifier le software grâce à cette base open source ». Un moyen pour Renault de mettre en avant son travail accru avec des start-up et une volonté d’ouvrir les données pour permettre aux inventeurs d’aujourd’hui de créer leur voiture de demain.

Place à la voiture autonome et intelligente 

L’autonomie des véhicules est bien entendu l’un des enjeux majeurs actuels pour les constructeurs, et symbolise parfaitement l’association entre l’informatique et l’automobile. Rien d’étonnant donc que l’édition 2017 du CES ne déroge pas à la règle avec son florilège de concept-car autonomes, idéals pour faire rêver et se projeter dans le (possible) futur de la mobilité à 4 roues.

1. Toyota  : Concept-i ou l’autonomie partielle au service du conducteur

© Toyota

La branche californienne du japonais Toyota a posé sa pierre à l’édifice en imaginant la voiture de 2030 avec le ludique Concept-i. Premier né des recherches du tout récent centre d’intelligence artificielle de la marque, ouvert l’année dernière, Concept-i est une voiture autonome apprenant progressivement grâce à l’usage qu’en fait son propriétaire. Son centre d’intelligence artificielle, Yui, permettra de choisir entre une conduite manuelle ou autonome, selon les envies du conducteur. Un modèle qui mise donc sur les interactions homme-machine plutôt que sur une autonomie totale, avec une IA servant de co-pilote à tout moment.

2. La Honda NeuV  : véhicule d’autopartage autonome  ?

© Honda

Honda a également présenté son prototype autonome : la NeuV. Lui aussi mise sur l’intelligence artificielle, mais va plus loin avec «  l’emotion engine  » ou «  moteur émotionnel  ». Grâce à des capteurs disposés dans l’habitacle couplé à une analyse comportementale du conducteur, l’intelligence artificielle peut déterminer votre état d’esprit et ainsi réagir en conséquence. Une technologie à la fois pour améliorer la conduite (par exemple si vous vous énervez au volant l’IA réduira la vitesse) mais aussi le quotidien des passagers en enclenchant par exemple de la musique ou d’autres sources de divertissement si celle-ci détermine que les passagers n’ont pas le moral.

Le président de la recherche chez Honda, Yoshiki Matsumoto, a également présenté un angle qui nous intéresse particulièrement  : la possibilité de faire de la NeuV un véhicule idéal pour l’autopartage autonome lorsqu’elle n’est pas utilisée par son propriétaire, grâce à son centre d’intelligence artificielle.

3. La Nvidia BB8

Lors de sa démonstration de conduite au CES 2017, la voiture autonome BB8 a impressionné par sa conduite très fluide et gérant les virages les plus ardus. Nommée ainsi en hommage à Star Wars par son constructeur Nvidia, spécialiste des cartes graphiques et expert en intelligence artificielle depuis quelques années, BB8 est équipée de la plate-forme Drive PX2. Celle-ci permet au véhicule d’apprendre des erreurs de conduite, de les enregistrer et ainsi de les corriger.

La prochaine étape pour Nvidia ? L’équipement de la nouvelle Audi en 2020 avec leur intelligence artificielle baptisée Xavier, co-pilotage intelligent facilitant la conduite et qui étudiera lui aussi le comportement via reconnaissance faciale.

La vie au sein de l’habitacle du véhicule ne sera donc bientôt plus la même. Alors que faire lorsque l’autonomie nous aide à ne pas nous concentrer uniquement sur notre conduite  ?

Anticiper la conduite de demain

Pilote automatique et maintenant un futur tout en autonomie : l’attention va ainsi se libérer et les mains ne seront plus toujours sur le volant. Les constructeurs vont devoir ainsi imaginer de nouvelles interactions possibles pour le conducteur et les passagers, redéfinissant ainsi le concept même de commande du véhicule.

1. BMW  : commande gestuelle via hologramme BMW HoloActive Touch

© BMW

Le BMW Group n’a pas présenté cette année un véhicule entier, mais bel et bien une maquette, la BMWi Inside Future, qui incite les visiteurs à découvrir les aménagements possibles de l’intérieur des futures voitures du groupe, autonomes et intelligentes, et où le conducteur devra se refaire une place bien particulière.

Le constructeur allemand imagine ainsi une commande gestuelle par hologramme grâce à laquelle le conducteur pourra s’occuper en lisant ses mails, en regardant des programmes télévisés ou encore en consultant des sites internet. C’est bel et bien dans la manière de présenter ces informations que dans leur contenu même que l’innovation réside ici.

2. Fiat-Chrysler : Portal Concept ou une aire de divertissement mobile

© Fiat-Chrysler

Se positionnant comme un véhicule familial électrique, et non comme un concept-car futuriste hyper-puissant, le Portal Concept vise avant tout les «  millenials  », tranche de consommateurs entre 18 et 34 ans et grands adeptes de technologies. Parfois réticents à conduire, avec notamment une baisse notable d’achats de véhicules par rapport aux générations précédentes, le constructeur italo-américain espère les convaincre en misant sur le virtuel et la modularité. L’habitacle peut ainsi être configuré de différentes manières selon les besoins des passagers, et est équipé de pas moins de 20 dispositifs afin de connecter smartphones, tablettes ou ordinateurs.

Disposant pour le moment d’une autonomie de niveau 3 (conduite autonome sur les grands axes comme les autoroutes avec le conducteur comme solution de repli en cas de danger) le Portal Concept pourrait bénéficier par la suite d’une autonomie totale (niveau 4) permettant ainsi au véhicule de devenir un espace familial de divertissement, connecté et adaptable.


Le CES 2017 réalise donc le pont entre attentes des consommateurs en terme d’innovations technologiques, par des outils aux usages concrets, tout en donnant à rêver de voitures futuristiques, nous étonnant aussi bien par leurs aspects que par leurs capacités à nous comprendre.

Photographie de couverture :  la voiture Faraday Future FF91 dévoilée lors de la conférence de presse au CES. Crédit : Jae C Hong/AP

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23
Juil

2,7 millions de véhicules électriques dans le monde devraient circuler d’ici 2018

Début juillet, Mercedez Benz a débuté l’envoi de ses toutes premières Mercedes Classe B électrique vers les Etats-Unis. Selon le célèbre Forbes Magazine, cette commercialisation est un « autre signe révélateur de la forte croissance du marché de la voiture électrique dans le monde ».

En effet, en 2014, selon un rapport de la UC Davis, le nombre de véhicules électriques immatriculés dans le monde a atteint les 500 000 unités. Ce sont les Etats-Unis qui remportent la première place avec 200 000 véhicules en circulation, dont un tiers en Californie. L’objectif de l’Etat californien est d’ailleurs d’atteindre le 1,5 million de véhicules « zéro émission » d’ici 2025. Quant à la France, elle compte 25 000 véhicules électriques immatriculés soit 0,5% du parc automobile français. Le marché de la voiture électrique en France est en hausse de 50% depuis 2012. Par ailleurs, d’ici 2018, le marché de la voiture électrique devrait représenter pas moins de 2,7 millions de véhicules au niveau mondial. En temps normal, les nouvelles technologies, de par leur complexité et leur prix, mettent du temps à atteindre les consommateurs. Toutefois, en 36 mois, les ventes de véhicules électriques ont été nettement supérieures aux ventes de véhicules hybrides sur la même période. En effet, la diversité des modèles et la baisse des prix rendent désormais la voiture électrique plus abordable et plus attractive. La diversité de l’offre, aussi bien au niveau du prix d’achat que du mode de charge du véhicule, est l’une des principales explications du succès grandissant du marché de la voiture électrique. Autre facteur déterminant, la volonté des Etats de promouvoir l’achat de véhicules électriques via des aides financières : crédit d’impôt, bonus écologique, stationnement gratuit ou encore réduction du prix de l’électricité, etc.

voiture électrique

Toutefois, le marché de la voiture électrique doit également affronter des défis de taille. D’abord, le prix de vente des véhicules qui reste largement supérieur au prix de vente des véhicules à essence. En effet, force est de constater que le développement du marché de la voiture électrique dépendra largement de la capacité des acteurs à commercialiser ces véhicules à un plus large segment de la population mondiale. Par ailleurs, le plus grand défi à relever à l’heure actuelle reste celui de la multiplication des bornes de recharge afin de désencombrer les bornes de recharge publiques déjà existantes. D’ailleurs, dans la nuit du 22 au 23 juillet, l’Assemblée Nationale a adopté un projet de loi visant à accélérer l’installation de bornes de recharge afin de favoriser l’achat de véhicules électriques, installation qui était jusqu’alors la mission des communes. Désormais, les opérateurs d’Etat qui installeront des bornes de recharge, dans le cadre d’un projet national, seront exonérés de redevance. Le projet de loi a pour objectif de doubler le nombre de bornes de recharge qui s’élevait à 8 000 fin 2013.

voiture électrique

Cependant, électrique ne rime pas avec écologique. En effet, selon le Jury de Déontologie Publicitaire (JDP), les voitures électriques ne seraient ni « propres », ni « écologiques ». Dans le viseur de la JDP, deux véhicules en libre service du groupe Bolloré, Autolib’ (Pairs) et Bluely (Lyon), et la Zoé de Renault. Le 15 avril, l’association l’Observatoire du Nucléaire a saisi l’instance contre des pages internet d’Autolib’ et un encart publicitaire de Bluely décrivant les véhicules électriques de Bolloré comme propres et écologiques. Quant à la Renault Zoé, c’est sa publicité qui était dans le viseur de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, qui a saisi le JDP le 18 mars. La publicité titrée « Pour lutter contre la pollution, roulez en voiture » précisait « Renault Zoé : 100% électriques, 0% d’émissions ». Selon le Jury de Déontologie Publicitaire, « la publicité en cause incite explicitement les consommateurs à rouler en voiture électrique pour réduire la pollution atmosphérique, alors qu’il existe de nombreux autres moyens de locomotion dont il est communément admis qu’ils sont moins nocifs pour l’environnement, comme les transports collectifs ou le vélo. » et ajoute que « tout véhicule a un impact sur l’environnement, lors de sa construction comme de son cycle de vie. On ne peut pas qualifier la voiture électrique de propre mais on peut avancer qu’elle contribue au développement durable ou qu’elle est plus propre que les voitures thermiques, à condition d’en apporter la preuve. ». L’Observatoire du Nucléaire pointe du doigt l’électricité d’origine nucléaire qui sert au rechargement des batteries et le lithium qui sert à la fabrication de ces batteries. Selon l’observatoire, « certes, la voiture électrique ne pollue pas quand elle circule, mais elle pollue avant et après, et surtout elle délocalise la pollution autour des mines d’uranium et de lithium, des centrales nucléaires, des sites de stockage de déchets radioactifs. ».

voiture électrique

En décembre, L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, dans son rapport comparant les véhicules électriques aux véhicules thermiques, soulignait que la voiture électrique sort de l’usine en ayant émis plus de CO2. Néanmoins, elle rattrape vite son retard grâce à une électricité nucléaire peu ou pas émettrice de gaz à effet de serre, mais génératrice de déchets radioactifs. Ainsi, selon l’Ademe, sur un cycle de vie moyen estimé à 150 000 Km, la voiture électrique émet 10 tonnes de CO2 alors que le voiture diesel émet 22 tonnes de CO2 et la voiture à essence en émet environ 27 tonnes.

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06
Fév

Les véhicules électriques réduisent-ils vraiment le taux d’émission des gaz à effet de serre ?

Une récente étude des chercheurs de l’Université d’état de Caroline du Nord s’est posée la question suivante : « Quelle sera l’importance des véhicules électriques dans les émissions futures de GES aux Etats-Unis ? ». L’article, publié dans Environmental Science & Technology, tente de répondre à cette question en examinant les interactions possibles entre la politique nationale d’électricité et le système de transport. Comme vous pouvez l’imaginer, c’est une question complexe avec un ensemble de réponses tout aussi complexe. Néanmoins, une des observations à susciter de vives réactions ! A savoir que l’augmentation des ventes de véhicules électriques (VE) ne conduit pas nécessairement à la réduction de l’ensemble des émissions de GES. Peut-on en déduire que les véhicules électriques ne réduisent pas les émissions de GES ? La réponse est non car l’un des auteurs de l’étude évoque à ce propos « nous n’avions pas l’intention de montrer que les véhicules électriques n’ont pas d’impact sur les émissions » Vous pouvez retrouver son interview directement ici.

Alors, que pouvons-nous conclure de cette étude ? Les auteurs ont testé plusieurs hypothèses sur les prix et les politiques futures: le prix du pétrole, le prix du gaz naturel, le coût des batteries de véhicules électriques, et l’hypothèse que les Etats-Unis adoptent et développent des politiques  concernant les énergies renouvelables de manière globale. Pour tous les scénarios (108 au total), ils ont ainsi varié les caractéristiques décrites ci-dessus et ont calculé le coût de transport  moyen le plus faible couplé aux options de production d’électricité et les émissions qui en résultèrent (CO2, SOx, NOx) pour un scénario à échéance 2050. Voici quelques-uns des points clés de l’étude :

Les véhicules électriques réduisent leurs coûts afin de se conformer à des politiques qui limitent les émissions de CO 2.

Lorsque les chercheurs modélisèrent une politique exigeant une réduction de 40% des émissions de CO 2 d’ici à 2050 (sur la base des émissions de 2010), les véhicules électriques réduisirent alors leur coût de conformité. Cela signifie-t-il que les VE sont un moyen efficace de réduire les émissions de CO2 pour les secteurs combinés de l’électricité et du transport ? Pas nécessairement. Les auteurs en ont déduit que leurs résultats ne montrent pas de corrélation entre le déploiement des véhicules électriques et une réduction des émissions de GES significative. En effet, le simple fait de plafonner les émissions totales signifie que lorsque le modèle génère des économies d’émissions via véhicules électriques, les émissions se développent alors dans d’autres parties du projet, créant un potentiel masquage de la réduction des émissions liés aux véhicules électriques.

véhicules électriques

La Réduction du coût de la batterie augmenterait le déploiement des VE.

C ‘est un résultat plutôt logique. Effectivement, nous savons déjà que les véhicules électriques sont beaucoup plus intéressants pour l’environnement lorsqu’ ils coûtent moins cher. Cette étude met ainsi l’accent sur la nécessité de continuer à réduire leurs coûts. Le Centre commun de recherche de stockage d’énergie, financé par le ministère de l’Énergie, s’emploie à démocratiser cette réflexion. Leur objectif est de développer des batteries qui sont cinq fois plus puissantes et cinq fois moins chères que la technologie actuelle utilisée, et ce, dans les cinq ans à venir afin d’aider à rendre les véhicules électriques plus abordables.

Les  résultats du modèle d’étude montrent, en moyenne, que plus de véhicules électriques équivaut à des réductions plus importantes du taux d’émissions.

Sur les 108 scénarios de l’étude, il y’en a 6 qui n’ont pas de déploiement de VE et 22 qui ont déploiement EV élevé (42% de part de marché). Quand nous avons observé les émissions moyennes des combinaisons de déploiement élevé de EV, il y’a une réduction des émissions de CO 2 d’environ 23%, de SOx de 11%, et enfin de NOx de plus de 11% par rapport à la moyenne des émissions sans déploiement massif de véhicules électriques.

Cependant, les véhicules électriques ne sont qu’un élément important d’une série de solutions à déployer.

Les auteurs ont conclu que les VE, dans tous les scénarios proposés, n’ont pas significativement réduit les émissions de GES  d’ici  2050. Cela suggère que d’autres facteurs (comme des politiques de réduction de CO2, de nouvelles pratiques de mobilité telles que l’autopartage et le covoiturage) jouent un rôle plus important dans la réduction des émissions.  Les VE doivent faire partie d’une stratégie multidimensionnelle à long terme pour réduire les émissions de GES. En se concentrant sur une seule solution et en ignorant le reste, le déploiement simple de véhicules électriques ne sera pas bénéfique et son impact très limité.

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20
Jan

L’autopartage d’automobiles est la solution environnementale

C’est à Brussel expo, lors du salon de l’auto qu’Inter-Environnement Wallonie (IEW) a organisé une action de sensibilisation auprès des visiteurs afin de les informer des mythes qui entourent la voiture électrique. L’idée étant de démontrer l’impact du véhicule électrique sur la mobilité et le développement durable ainsi que de proposer des solutions alternatives à l’utilisation de la voiture.

Samedi dernier, l’organisme a donc distribué aux visiteurs du salon de l’auto des cartes postales invitant les personnes désirant acheter un véhicule électrique à se renseigner sur ses effets via une campagne intitulée « changez de mobilité ».  Pierre Titieux, responsable communication d’IEW explique à ce propos « La voiture électrique est souvent présentée comme la solution de mobilité du futur et la panacée pouvant résoudre tous les problèmes liés à l’automobile ‘traditionnelle’. Or, les éléments nécessaires à sa fabrication contribuent à l’épuisement des ressources naturelles. Les conditions d’exploitation dans le Sud du lithium et du cobalt, utilisés pour fabriquer les batteries, posent des problèmes éthiques » Il est vrai que ce sujet avait déjà porté à débats, notamment via l’étude Comparative Environmental Life Cycle Assessment of Conventional and Electric Vehicles publiée dans le Journal of Industrial Ecology qui démontrait elle aussi que la voiture 0 carbone n’existait pas, du moins pas encore. Nous vous invitons à ce titre, à lire l’excellent article de Green IT à ce sujet !

6a00d834515c5469e2017c3558c710970bIl est clair qu’une voiture, qu’elle soit électrique, hybride ou thermique reste une voiture individuelle, impliquant un taux d’utilisation très faible et une congestion de l’espace public très important. Nous pensons donc que la véritable solution d’avenir est évidemment l’autopartage, qui prouve chaque jour que son impact sur les flottes automobiles est significatif et sans égal. Effectivement, Selon les acteurs interrogés, l’autopartage permettrait d’économiser près de 50 % sur le taxi, 30 % sur la location courte durée et 15 à 20 % sur les indemnités kilométriques !

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