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29
Fév

Autopartage, voitures autonomes, smart cities : le parking remis en question

Avec les autoroutes, les parkings sont sans doute les symboles urbains de la dominance de la mobilité automobile. Mais aujourd’hui ils comment à poser problème, aussi bien du point de vue esthétique, environnemental ou économique. Leur mise en place entraîne en effet une augmentation des loyers et des impôts pour les habitants, qu’ils possèdent un véhicule ou non. Les urbanistes envisagent aujourd’hui cependant de nouvelles solutions afin de ralentir voire d’arrêter à long terme le processus de construction qui était jusque là impressionnant.

parking de demain

Cette nouvelle ère, où l’espace dédié aux parkings peut être réduit par les municipalités, est possible majoritairement grâce à deux changements. Le premier étant les nouvelles habitudes de mobilité des citadins : vivant de plus en plus au centre des villes ils optent plutôt pour les transports en commun ou l’autopartage au détriment de la propriété d’un véhicule. Le deuxième changement est dû aux innovations technologiques, avec l’émergence rapide des voitures sans conducteurs, qui en se développant supprimerait en conséquence des millions de véhicules de la circulation : taxis, camionnettes de transporteurs…

ville du futur

C’est au niveau de l’urbanisme que les divers impacts de ces avancées pourraient être très bénéfiques. Nous avions déjà évoqués les nombreux avantages de l’autopartage pour les collectivités. L’autonomisation de la conduite fluidifierait aussi à plus long terme le trafic de manière conséquente. Plus besoin de chercher une place, le véhicule allant d’un point A à un point B de manière discontinue et pouvant fonctionner sur de longues plages horaires sans s’arrêter. Selon Kara Kockelman, une professeur d’ingénierie du transport à l’Université du Texas, si une ville se convertissait entièrement aux véhicules autonomes le besoin en terme de parkings serait réduit de 90%. Comme un passage à un système de taxis robotisés, qui iraient se garer lorsque inutilisés dans des aires dédies en dehors du centre-ville.

« Le parking a été cette vache sacrée que nous ne pouvions pas toucher – mais maintenant nous pouvons ! […] Tous ces parking pourraient disparaître, et après qu’arrive t-il ? Vous débloquez une immense source de valeur. » Gabe Klein, ancien directeur des départements des transports à Chicago et Washington.

La culture du parking, notamment aux Etats-Unis, est très ancrée depuis les années 50, décennie du boom économique pour le secteur automobile. Mais aujourd’hui la domination de la voiture personnelle semble décliner. Les jeunes générations notamment ne veulent plus de longs trajets pour se rendre de leur domicile à leur travail, et privilégie la proximité. La voiture devient moins nécessaire et les transports en commun une alternative séduisante, même pour les personnes aux revenus importants. Le lien direct entre possession d’un véhicule et affirmation d’un statut social semble se dissoudre, tandis que d’autres objets de notre quotidien, comme les smartphones, ont rempli petit à petit cet espace laissé vacant.

Sans attendre la voiture autonome, des solutions sont déjà possibles comme le dit Donald Shoup, un professeur d’urbanisme à l’Université de Los Angeles et auteur de The High Cost of Free Parking. Par exemple une tarification des parkings selon la demande afin de garantir la disponibilité de places et ainsi réduire la recherche exténuante et polluante.

Une approche dynamique du stationnement qui a déjà été testé en 2011 à San Francisco avec des parcmètres connectés et des capteurs au sol. Une étude des données ainsi récoltées permettait d’ajuster les prix en fonction de l’occupation du parking, et le résultat fut concluant avec une réduction des émissions de gaz, une baisse des embouteillages, un gain de temps pour les usagers et même un profit financier pour la ville.

Il ne manque plus qu’à convaincre les habitants, parfois réticents face à ces investissements. Dans le conté de Ventura en Californie les parcmètres sont par exemple des bornes de wifi gratuit.

Une nouvelle esthétique de la ville

Bien plus qu’un changement d’habitudes de mobilité, l’arrivée progressive de la conduite assistée puis autonome va également transformer la manière dont nous concevons nos bâtiments et notre environnement urbain. Selon Amy Korte, designer en chef de la firme d’architecure Arrowstreet Inc. basée à Boston cette évolution va permettre de créer des parkings plus performants et productifs, notamment grâce à la précision des voitures automatisées. Tout cela s’accompagnera d’une augmentation de la propriété partagée de véhicule : d’ici 2035 la demande en terme de parking pourrait ainsi décliner de 5,7 milliards de dollars.

parking véhicules autonomes

lucy wang

Image © Lucy Wang pour www.inhabitat.com

Certaines grandes villes ont déjà entamé ce processus de « reconquête » de l’espace urbain. C’est le cas de Séoul dès le début des années 2000 : la ville décida de détruire une autoroute suspendue pour la transformer en parc, créant ainsi un couloir vert très apprécié des habitants et touristes. La température en période estivale a même baissé de 9 degrés Fahrenheit, les habitants bénéficiant ainsi de l’immense réduction des émissions de gaz ! Suite à cela la ville a constaté une baisse naturelle de l’usage de la voiture personnelle au profit de moyens de mobilité alternative.

Et habitants comme touristes sont demandeurs de ce type de projet de transformation : à New York le projet de la High Line à Manhattan, une ancienne voie de chemin de fer suspendue transformée en un magnifique parc a attiré 6,2 millions de visiteurs en 2014, dont 2 millions de locaux !

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Crédit photo http://www.weekadvisor.com/green-side-nyc-high-line-park/

En France, dans le cadre du concours Réinventer Paris le projet Mille arbres porté par Sou Fujimoto et Manal Rachdi (Agence Oxo) est également intéressant. En quoi consisterait-il ? Transformer un immense terrain de 55 000m2, aujourd’hui notamment occupé sur 6450m2 par un parc de stationnement pour autocars et un parking, afin de le transformer en village suspendu et végétal traversant le boulevard périphérique parisien.

Une emprise minimale sur le sol alliée à une formidable poussée verticale offrant au public des immeubles d’habitation, des bureaux, restaurants…

Le projet des parklets, initié à San Francisco puis reproduit dans plusieurs villes dans le monde entier, est également porteur d’espoir : les propriétaires de biens immobiliers ou de magasins peuvent demander une autorisation afin de transformer leurs places de stationnements en petit parc accessible à tous. Des actions à caractère citoyen démontrant l’envie des collectivités à redonner un potentiel inouï aux places de 2,5 mètres sur 5 mètres. Repenser notre rapport aux déplacements grâce à des solutions d’autopartage et d’écomobilité c’est aussi participer à construire la ville de demain.

Laura Didelot

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22
Juil

Habitat Innovant et Écoquartier : Une aubaine pour les smartcities et l’autopartage

Du 28 juin au 14 juillet se tenait le Solar Decathlon à Versailles. Une compétition étudiante internationale visant a récompenser les projets d’habitat innovant de 20 équipes de 16 pays différents. C’est l’équipe italienne qui décroche la première place du podium cette année avec leur projet « Rhome for Dencity » : un projet de construction d’immeubles en bois utilisant des panneaux photovoltaïques pour remplacer les habitations de fortune du quartier de la Tor Fiscal. L’équipe Française Atlantic Challenge se hisse quant à elle sur la deuxième place du podium avec son projet Phileas qui imagine la réhabilitation de Cap 44, un bâtiment industriel nantais désaffecté datant du XIXème siècle. La troisième place du podium revient à l’équipe des Pays-Bas pour leur projet The Skin, qui adapte un bouclier thermique sur des maisons en briques datant des Trente Glorieuses considérées de nos jours comme de véritables passoires énergétiques. Les équipes participant du Solar Decathlon ont été notées par des jurys spécialisés qui se basent sur dix critères que ce sont ceux de l’écoquartier : l’architecture, l’efficacité énergétique, les conditions de confort, la communication et la sensibilisation sociale, l’innovation, l’ingénierie et la construction, le bilan énergétique électrique, le fonctionnement de la maison, l’aménagement urbain, les transports et l’abordabilité ainsi que le développement durable.

écoquartier autopartage

            En effet, l’écoquartier correspond à un projet d’aménagement urbain qui respecte à la fois les principes du développement durable et les caractéristiques du territoire. Selon le Ministère du Logement et de l’Egalité des Territoires, l’écoquartier doit à la fois promouvoir la gestion responsable des ressources, s’intégrer dans le territoire existant, participer au dynamisme économique du territoire et proposer des logements variés ainsi que des logements sociaux afin d’assurer la mixité sociale. Par ailleurs, les modes de transports alternatifs, et notamment l’autopartage, représente un enjeu environnemental et économique essentiel. En effet, les écoquartiers ont aussi pour objectif de mettre en place une gestion alternative et innovante du stationnement automobile et de l’usage de la voiture particulière. D’une part, les écoquartiers sont économes en place de stationnement, la norme étant souvent d’une place par logement, afin d’inciter à des pratiques de déplacement plus conformes aux exigences d’écomobilité. Le quartier Danube à Strasbourg, desservi par 2 lignes de tram, va encore plus loin en termes de réduction de places de stationnement. Le nombre de places de stationnement sera de 1 pour 2 ménages alors que les bureaux disposeront de 0,25 à 1 place de stationnement pour 100m2 de SHON et les commerces ne pourront pas disposer de plus de 0,5 place pour 100m2 de SHON. Au total, 400 places de parking à répartir entre logements, bureaux et commerces, sur 3 parcs de stationnement à proximité immédiate des entrées du quartier. D’autre part, l’autopartage, de plus en plus présent dans les écoquartiers, représente une réelle alternative à la voiture particulière et propose aux habitants un service efficace de mobilité. En effet, ce système de véhicule en libre service, répondant à des besoins ponctuels d’utilisation de véhicule, permet de réduire la possession d’un deuxième véhicule et les besoins en stationnement. Ainsi, l’écoquartier de Villeneuve à Cognin a mis à la disposition des habitants un service d’autopartage. Ces véhicules en libre service sont réservables sur internet ou smartphone pour une durée allant de 1 heure à un weekend. L’abonnement pourrait d’ailleurs être offert aux ménages qui acceptent de renoncer à une deuxième voiture. Le nombre de véhicules disponibles sera de 1 pour 10 ménages, ce qui permettra de réduire davantage l’espace occupé par les places de stationnement.

écoquartier autopartage

Le concept d’écoquartier, lancé en octobre 2008 en France, répond à des enjeux nationaux que sont la transition écologique en milieu urbain, l’égalité des territoires et la promotion de la mixité sociale. En décembre 2012, le lancement officiel du label national d’Ecoquartier a permis l’accompagnement ainsi que la valorisation de projets d’urbanismes dits durables. En 2013, 13 projets ont obtenus le label d’écoquartier (La ZAC de Bonne et le quartier Bouchayet Viallet à Grenoble, La Duchère à Lille, les quartiers Claude Bernard et Fréquel Fontarabie à Paris, etc.) et 32 projets sont engagés dans la labellisation (La Courrouze à Rennes, le Quartier Danube à Strasbourg, le quartier Ginko / Les Berges du Lac à Bordeaux, etc.)

Parmi tous ces projets d’écoquartiers, le projet Sycomore à Bussy Saint Georges se distingue par son envergure et devrait voir le jour dès 2015. 4 500 logements, 10 000 habitants, plus de 20 hectares d’espaces verts : Sycomore a pour ambition de devenir le plus grand écoquartier de France. Les pavillons avec jardin et les appartements, dont 25% seront des logements sociaux, seront alimentés en eau chaude et en chauffage par un réseau de chaleur biomasse. Par ailleurs, tout a été pensé pour limiter les besoins des habitants en termes de voitures. En effet, le quartier sera traversé par des allées piétonnes et un réseau de bus sera mis en place avec des arrêts à moins de 500 mètres de chaque logement. Enfin, est également au programme la construction de 2 écoles, d’un complexe sportif, d’un théâtre ainsi que d’un centre culturel. Force est de constater que le projet Sycomore semble répondre à toutes les exigences de l’écoquartier : mixité sociale, transition énergétique, transports durables et dynamisme économique. Issy-Les-Moulineaux fait également figure de modèle avec son système IssyGrid qui permet le pilotage des énergies sur 160 000 m2, couvrant ainsi 1 600 logements et 10 000 collaborateurs. Dans une centaine de logements, des compteurs communicants ont été installés, permettant ainsi de recueillir la consommation en temps réel et donc de facturer à un foyer sa consommation réelle. De plus, les lampadaires sont désormais connectés – adaptant l’éclairage en fonction des données recueillies (circulation, météo, etc.) – et la voiture électrique valorisée. Concernant les entreprises, l’immeuble Galeo et la Tour Sequana, toutes deux occupées par Bouygues, ont été équipées par Schneider Electric d’un système d’aide au pilotage du bâtiment afin de lisser leur consommation d’énergie. Issy-les-Moulineaux a donc bel et bien décidé de se tourner vers le futur et de se transformer en ville durable.

issygrid

Les pays en voie de développement ne sont pas en reste et adoptent eux aussi le concept d’écoquartier à l’image de la Chine et du projet de Schenyang. En effet, la Chine a cette fois-ci fait le choix de l’écologie avec son projet de création d’un parc écologique sino-français dans le district de Tiexi, à l’ouest de la province du Laoning. GDF ou encore Vincy seront chargés de mettre au point des technologies visant à favoriser l’écologie mais aussi à répondre aux besoins de la Chine. Par exemple, le quartier de Schenyang accueillera les modes de transports les plus performants et les plus adaptés aux besoins de la population. A terme, ce projet, qui s’étalera sur une dizaine d’années, pourrait s’étendre sur l’ensemble de la province.

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17
Juil

Quand les véhicules et les villes deviennent connectés

La ville et la voiture connectées, encore classées dans les catégories science fiction et utopie il y a quelques dizaines années, sont désormais une réalité.

Les constructeurs automobiles sont de plus en plus nombreux à se lancer sur le marché de la voiture connectée, la finalité étant de trouver un chemin vers le futur sur lequel l’humain reste au volant pendant que la technologie améliore ses capacités. Dès lors, se pose la question de la fiabilité du véhicule : la voiture connectée est-elle sans risques ? Aux Etats-Unis, un consortium réunissant les constructeurs automobiles, le gouvernement et l’Université du Michigan ont décidé de tester des véhicules autonomes afin d’analyser leur fiabilité. Plusieurs millions de dollars ont alors été investis pour construire une ville de toute pièce sur le Campus Nord de l’Université pour tester ces véhicules dits connectés. Routes, voies d’insertion, rond points, panneaux de signalisation, éclairage publique, trottoirs, passages piétons, façades d’immeubles etc. ; tout a été construit pour tester la réactivité et la fiabilité des véhicules dans un environnement urbain.

Connected-car

La première voiture testée sera une Ford Fusion Hybrid. Le test devrait débuter en automne 2014. Ces véhicules connectés sont déjà commercialisés en France : Peugeot a installé sur ses modèles le service Peugeot Connect Apps tandis que Citroën a introduit le système Multicity Connect et Renault le système R-link. Le module de communication eCall sera d’ailleurs obligatoire dès 2015 sur tous les véhicules européens et permettra d’appeler le 112 automatiquement en cas d’accident et de fournir les informations nécessaires à l’intervention des secours. Le marché de la voiture connectée représente également un enjeu considérable pour les géants d’internet, Apple (IOS) et Google (Android) ayant déjà déployé leur plateforme sur le marché. La voiture connectée semble donc être synonyme de confort, d’assistance et de sécurité. Selon Samuel Ropert, « En 2018, 420 millions d’automobiles seront connectées, [ce qui représentera] une croissance annuelle de 57 % par rapport aux 45 millions de véhicules connectés en 2013″. En effet, en 2020, le marché de la voiture connectée devrait représenter 113 milliards d’euros.

Smartcity

Ces véhicules, à la fois autonomes et connectés, font partie d’un projet de développement durable plus vaste : la smart city. Tout comme les voitures, les villes se parent des technologies les plus avancées. En effet, une smart city est une ville qui est entièrement gérée par les technologies ; qu’il s’agisse de l’éléctricité, de l’eau, du recyclage, du traffic urbain ou encore des transports en commun. Même les maisons deviennent connectées au travers de la domotique. Les volets, le portail, le chauffage, l’éclairage, etc. sont entièrement contrôlables à distance à partir d’une tablette. Pour Pierre Colle, directeur technique du groupe Schneider Electric, « l’Internet des objets dans la maison constitue une réelle opportunité, notamment à cause de la problématique de la maîtrise de l’énergie, même si ce marché n’en est qu’à son tout début ».

Connected-car

La ville-Etat de Singapour, qui a l’ambition de devenir la première smart city, fait notamment figure de modèle dans ce domaine. Le gouvernement a récemment dévoilé un programme basé sur l’installation de capteurs dans le but de décongestionner le traffic, détecter la pollution de l’air ou encore de rappeller aux habitants de jeter leurs ordures. Le programme sera en priorité installé dans le Jurong Lake District, un nouveau centre urbain à 40 minutes du centre ville. Le gouvernement Indien mène également un projet de création de smart city à Palava City à Mumbai qui devrait être opérationnel en 2025. Le principaux axes de ce projet, qui devrait créer 300000 emplois d’ici 2025, sont le recyclage de l’eau, l’installation de panneaux solaires ainsi que la mise en place de moyens de transports connectés et durables. Si l’essai est concluant, le concept de smart city pourrait se généraliser dans les décennies à venir et améliorer les conditions de vie de millions d’Indiens.

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29
Jan

Focus sur IssyGrid : un exemple de la ville du futur

La ville de demain sera incontestablement durable. Issy-les-Moulineaux démontre son penchant pour l’innovation en étant démontrasteur des évolutions à venir.  André Santini, maire de la ville, est réjouit de cette initiative regroupant de grands acteurs Français. En effet, Alstom, Bouygues Immobilier, Bouygues Télécom énergies et services, EDF, ERDF, Microsoft, Schneider Electric, Steria et Total et nous même, se sont donc alliés dans le but de penser smartcity, au carrefour de l’énergie, du numérique et de la ville. Pour Guillaume Parisot, directeur innovation chez Bouygues immobilier, le laboratoire IssyGrid s’inscrit sur des sujets récurents tels que la précarité et la transition énergétique. « le numérique à travers Internet, les tablettes, les smartphones a envahi notre quotidien tandis que les modes de vie évoluent. C’est donc à l’échelle d’une ville, à travers l’éco-quartier le Fort d’Issy mais pas seulement que se bâtit ce nouvel univers urbain » explique-t-il.

L’IssyGrid permet le pilotage des énergies sur une superficie de 160 000m2, concernant 1 600 logements et couvrant les besoins de 10 000 collaborateurs. Par conséquent, une centaine de logements situés rue Roger Salengro et avenue Victor Cresson ont été équipés cet été de compteurs communicants. Permettant de recueillir les données de consommation globale de l’énergie en temps réel, ces compteurs sont donc un levier primordial dans l’optimisation de la gestion du réseau. Chaque foyer reçoit donc une facture individuelle de ses consommations réelles, ce qui à termes, permettra de réaliser à distance les interventions chez le client. Plus encore, la mise en place de lampadaires connectés graduant l’éclairage en fonction de la circulation, de l’heure ou des saisons génère pour la ville d’Issy-les-Moulineaux des économies significatives, sachant que ce poste selon l’ADEME représente 40% de la facture d’électricité d’une collectivité ! Enfin, les dispositifs de recharge de véhicules électriques font aussi parti du champ de contrôle du réseau. En effet, les conducteurs de véhicules électriques pourront se voir proposer les meilleurs tarifs horaires pour recharger leurs voitures via SMS.

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Des immeubles de bureau « smart grid ready »

Après l’immeuble test Galeo, siège de Bouygues Immobilier, la Tour Sequana occupée par Bouygues Telecom, vient à son tour d’être équipée par Schneider Electric d’un système d’aide au pilotage du bâtiment et peut ainsi contribuer au lissage des crêtes de consommation. Ainsi, le 29 juillet dernier, la climatisation, en pleine vague de chaleur, a produit du froid stocké au cours de la nuit précédente. Totalement imperceptible par les employés, cette innovation a permis d’économiser environ 500 kWh, soit l’équivalent de la consommation de centaines de logements. Enfin, un système de visite du quartier en réalité augmenté permet, aux collectivités, aux entreprises, aux institutionnels et aux experts, d’accéder sur le terrain aux données relatives aux principaux pôles opérationnels d’IssyGrid®. Une application sur tablette a été réalisée afin de permettre aux visiteurs de visionner en réalité augmentée les premières réalisations d’IssyGrid.

 

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