Tag: mobilité durable

24
Juil

Et si cet été on partait grâce à l’autopartage en entreprise ?

Les beaux jours sont là et l’envie de partir en week-end aussi ! Pourquoi ne pas profiter de la mise à disposition d’une offre d’autopartage en entreprise pour prendre la route ? Certaines entreprises proposent aujourd’hui de réserver un véhicule de fonction partagé pour la soirée ou le week-end. Un service qui séduit particulièrement les employés à l’heure de l’économie collaborative et du partage de biens.


Tandis que posséder un véhicule privé peut parfois s’avérer compliqué et coûteux, les services de location ou de partage de véhicules en entreprises représentent une solution avantageuse, aussi bien pour les gestionnaires de parcs automobiles que pour les employés.

Envie de partir le vendredi soir jusqu’au lundi ? La réservation se fait très simplement depuis la plateforme d’entreprise en spécifiant seulement l’option déplacement personnel, le tout pour un tarif largement inférieur aux coûts de locations ordinaires ! Le salarié peut choisir un véhicule selon ses besoins et peut prendre la route directement grâce à son abonnement pro/perso.

autopartage entreprise


Enrichir la mobilité d’entreprise


Un baromètre publié l’année dernière par le Club de la Mobilité Durable démontrait déjà que la mobilité tenait une place importante dans les politiques RSE des entreprises afin de favoriser le bien-être et la productivité chez les employés : l’autopartage était particulièrement plébiscité. Ainsi, les mobilités d’entreprise et personnelles convergent, une dynamique favorisée par l’urbanisation et la connectivité croissantes qui brouillent les frontières entre les deux sphères. C’est aussi une porte d’entrée idéale afin de démocratiser l’autopartage en entreprise et progressivement changer les habitudes des employés vers une mobilité plus durable et bénéfique à tous.

Le saviez-vous ?

Offrir la possibilité aux employés d’utiliser des véhicules de l’entreprise en dehors des heures de travail permet d’atteindre entre 20% et 40% des frais de location par mois du véhicule. D’autres bénéfices se dessinent en parallèle : un service innovant et pratique pour les salariés, un CTP (coût total de possession) diminué, une gestion de parc optimisée et enfin une réduction de l’empreinte carbone.

En savoir plus sur les avantages de l’autopartage en entreprise

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12
Avr

éco-conduite : un véritable levier bénéfique pour la mobilité

Les enjeux du changement climatique sont au cœur de préoccupations contemporaines, aussi bien politiques qu’économiques ou sociales. En produisant près d’un tiers des émission de gaz à effet de serre, le secteur des transports fait face à une urgence évidente : celle d’accompagner les usagers afin de conduire à l’adoption de nouveaux comportements dans notre manière de nous déplacer. Ainsi l’éco-conduite, modèle à la fois simple et opérationnel rapidement, s’inscrit parfaitement dans cette démarche responsable et citoyenne.

Cette réflexion autour de l’éco-conduite touche déjà le domaine du transport depuis plusieurs années : en est la preuve le guide co-écrit par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et La Poste fin 2009, qui proposait déjà d’expliquer les principes fondateurs de ce modèle ainsi que ses bénéfices au quotidien, et sur lequel nous nous sommes basé pour cet article.

Comme il y est expliqué, les déplacements routiers (voitures, camions, bus…) sont à l’origine de 92% des émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur du transport. Face à cette constatation, la France s’est fixée comme objectif de réduire de 20% ces émissions de GES d’ici 2020. Un objectif qui demande la mise en place d’actions concrètes et facilement opérationnelles : on peut évoquer la promotion des moyens de déplacements multimodaux, ou encore d’une rationalisation de l’utilisation de l’automobile, à travers le développement de service d’auto-partage ou de covoiturage. Mais pour un usage personnel du véhicule, qui reste la norme, ce sont les automobilistes même qui ont un rôle important à jouer, afin de réguler leurs comportements et leurs styles de conduite. Nous sommes donc ici à la recherche d’une meilleure qualité de conduite, plus souple, sûre, économique et écologique.

ecoconduite

En effet, l’éco-conduite en promouvant un comportement de conduite plus responsable permet de :

  • réduire ses dépenses, aussi bien de carburant (environ 15%) que d’entretien du véhicule
  • limiter les émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique
  • réduire le risque d’accident de 10 à 15%

    Quelques conseils au volant

1. Avant de monter en voiture

  • Vérifiez la pression des pneus : moins les pneus sont gonflés, plus la consommation est élevée. Une pression de 1,5 bar au lieu de 2,5 bars entraîne par exemple une surconsommation de carburant de 6 %* !
  • Contrôlez au moins une fois par mois :
    • les niveaux d’huile “ moteur ”, de liquide de freins et de liquide lave-glace ;
    • le bon fonctionnement de l’éclairage.

2. Les premiers kilomètres

• Roulez à vitesse modérée en début de parcours : c’est à moteur froid que la pollution est la plus importante. Le moteur arrive à température normale après cinq kilomètres seulement.

  1. Passez rapidement la vitesse supérieure.
  2. Roulez en douceur
  3. Passez les vitesses au bon moment : pour un moteur essence, passez rapidement au rapport supérieur entre 2 000 et 2 500 tours/mn du régime moteur. pour un moteur diesel, ce changement se situe à 2 000 tours/mn en moyenne. Anticipez la circulation afin d’éviter les freinages brusques et inutiles : utilisez au maximum le frein moteur. Soyez patient, même si vous êtes pressé : la patience et la tolérance sont des marques de professionnalisme et de civisme.

3. Lors des arrêts

  • Ne laissez jamais le moteur tourner inutilement : un moteur à l’arrêt consomme entre 0,5 et 1 litre à l’heure.
  • Coupez le moteur à partir d’un arrêt de 30 secondes, cela permet une économie significative tout en préservant le dispositif de démarrage.

Une formation bénéfique aux entreprises

Un argument de taille lors de la formation destinée aux entreprises, qui tout en réduisant leurs coûts pour leurs véhicules et en garantissant une conduite plus sereine à leurs collaborateurs, génèrent également une image de marque citoyenne, engagée pour l’environnement.

Le guide suit par exemple la mise en place de la formation à l’éco-conduite chez La Poste, des débuts jusqu’aux premiers résultats obtenus grâce à une étude. On y constate notamment la réduction minimale de 5% de la consommation de carburant mais aussi des émissions de C02, tandis que la sinistralité connaît une baisse de 10%.

L’éco-conduite au bout des doigts !

ecoconduite

Comme il a déjà été mentionné, l’éco-conduite est un moyen simple et facilement applicable afin d’améliorer ses comportements en tant que conducteur. Beaucoup d’entreprises et de constructeurs choisissent donc une plateforme ergonomique et idéale pour les usagers en déplacements : l’application mobile. Ainsi Mobility Tech Green a récemment introduit une nouveauté sur l’application e- Manager, avec un module entièrement dédié à l’éco-conduite. Ce dernier est activable facilement depuis l’interface de notre application et vous permettra de vérifier si vous roulez à une allure régulière, sans freinages brusques, mais également votre consommation de carburant lors de vos trajets. Selon vos résultats un score vous sera délivré ainsi que des conseils adaptés afin de rentre votre conduite plus économique et écologique.

Laura Didelot

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21
Oct

Bienvenue dans l’anthropocène

L’anthropocène est l’aube d’une nouvelle période. Celle définie par l’empreinte de l’humanité sur la planète.  Encore récemment, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat [Giec] annonçait sa certitude désormais quasi absolue – à 95% – sur l’origine humaine des changements climatiques. Mais le concept lui-même, l’idée que l’activité humaine affecte la Terre à tel pointl qu’elle puisse traverser un nouvel âge n’est pas nouveau et remonte à la fin du XIXème siècle. Différents termes furent ainsi proposés au cours des décennies, comme Anthropozoïque (Stoppani, 1873), Noosphère (de Chardin, 1922 ; Vernadsky, 1936), Érémozoïque (Wilson, 1992), Anthrocène (Revkin, 1992), etc. Il semble que le succès du terme choisit par Crutzen et Stoermer soit dû à la chance d’avoir été formulé au moment opportun, alors que l’Humanité prenait plus que jamais conscience de la profondeur des impacts qu’elle cause aux milieux planétaires. Le mot est entré dans l’usage depuis 2000 lorsque Paul Crutzen, chimiste hollandais et lauréat du prix Nobel, évoquait le fait que l’époque géologique actuelle devrait se voir attribuer un nouveau nom afin de refléter l’impact majeur et permanent de la vie humaine sur Terre.

Mais revenons sur  l’étymologie. Le Grec ancien Anthropos signifie « être humain ». Kainos signifie quant à lui « récent, nouveau ». L’Anthropocène, définit ainsi la nouvelle période des humains.

anthropocene

L’histoire de la Terre est divisée en fonction de l’échelle de temps géologique, qui est fixé par la Commission internationale de stratigraphie (CIS). Les unités les plus longues de temps sont des périodes, comme l’ère tertiaire, qui s’étend il y’a environ 2,5 millions d’années à 66.000.000 années. Il y’eut des époques plus courtes, comme l’Eocène, qui s’est déroulée  entre 56 millions d’années et 34 millions d’années avant notre ère. L’arrivée officielle de l’anthropocène marquerait la fin de l’Holocène, le temps géologique dans lequel nous vivons maintenant. Identifié par un signal géochimique dans les carottes de glace du Groenland, qui marque le début de conditions plus chaudes et plus humides à la fin de la dernière ère glaciaire, l’Holocène a défini une époque où les humains ont colonisé de nouveaux territoires et la population a gonflé. Depuis la révolution thermo-industrielle, notre planète a basculé vers un état inédit. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des défis considérables. Car l’Anthropocène est avant tout cela : l’histoire d’une formidable accélération qui nous questionne aujourd’hui sur notre rôle : serons-nous les gardiens de la Terre ou les spectateurs impuissants de notre toute-puissance ?

anthropocene

L’homme, espèce sociale et culturelle inédite, est capable de développer des technologies puissantes afin de transformer l’environnement, créant ainsi des conditions de travail et des modes de vie en constante évolution. En 2005, près de 890 millions de véhicules parcouraient la planète. En 2007, le milliard était dépassé. Aujourd’hui, la voiture individuelle, inexploitée 95 % du temps, est la règle pour les déplacements urbains, périurbains ou de longue distance. Sommes-nous condamnés à subir ce paradoxe ? Bien sûr que non, il existe une solution : l’autopartage. Plutôt que de disposer d’un véhicule individuel restant l’essentiel de son temps à l’arrêt, le membre d’un service d’autopartage se voit utiliser un véhicule selon sa convenance en fonction de ses besoins. Véritable évolution dans la manière d’appréhender la mobilité, le nombre d’utilisateurs de services d’autopartage est à ce titre estimé à 15 millions  d’ici 2020. Nous sommes aujourd’hui à l’avant-garde d’une nouvelle vision de la mobilité, d’un nouveau monde. Au croisement de la voiture connectée, des villes intelligentes et de la consommation collaborative. Alors que certains voient dans la promotion de l’autopartage une forme de concurrence déloyale pour les constructeurs automobiles, le véritable enjeu de ce marché est la pérennisation d’un mode de transport moins néfaste pour l’environnement. En effet, force est de constater que l’autopartage s’inscrit totalement dans le nouveau paradigme de la mobilité qui est passé de la possession à l’utilisation d’un service de mobilité. De plus, selon le cabinet de consulting Frost & Sullivan, le futur de la mobilité se trouve dans l’autopartage de véhicules électriques et non dans la possession de voitures particulières électriques.

 

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22
Jan

Quel est l’avenir de la voiture écologique ?

La présentation du rapport concernant les nouvelles mobilités sereines et durables pour l’OPECST est l’occasion de revenir sur l’avenir de l’écomobilité. En effet, le secteur automobile est en pleine mutation, comme l’explique Monsieur Baupin. Fervent partisan des modes de transports collectifs et du vélo, il émet le constat suivant « beaucoup de gens ne peuvent se passer d’une voiture ». Cela semble un fait avéré, mais qu’en est-il véritablement du problème sous-jacent, à savoir l’adoption d’une transition de mobilité vers un modèle vertueux et responsable ?

Toute la problématique de cette thématique se situe ici. Les concepteurs du rapport souhaitent à  ce titre engager une politique incitative, favorisant l’utilisation de véhicules propres, et récompensant les citoyens engagés dans la mobilité verte.  Ainsi, le rapport préconise l’ouverture de voies de circulation dédiées aux véhicules propres, ainsi qu’une tarification préférentielle aux péages et un coût de stationnement moins cher. Enfin, il est proposé de rendre l’achat de véhicules écologiques éligible aux certificats d’économie d’énergie.

Vers de nouveaux usages de la voiture !

Côté constructeurs, l’étude préconise un accompagnement de ces derniers vers un modèle économique axé sur un service de mobilité global, (covoiturage, autopartage et location) délaissant ainsi le modèle existant tourné vers la production exclusive. En outre, le projet serait aussi d’axer les aides publiques à la commercialisation de véhicules plus sobres ! « Avoir une voiture est un luxe, surtout quand on ne s’en sert pas », évoque Mme Keller. Cela corrobore donc notre constat sur l’avenir de la mobilité, véritable modèle en transition.

Véritable plaidoyer pour l’autopartage et le covoiturage, la solution à l’avenir de la mobilité réside donc dans la démocratisation de l’autopartage. De fait, le rapport préconise de faire évoluer le code des assurances pour soutenir l’usage partagé de véhicules. Si le sujet vous intéresse, nous vous proposons une lecture de « la fin du tout voiture » par Frederic Denhez, qui est un ouvrage réellement passionnant !

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