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19
Déc

La petite histoire de l’autopartage

Ses origines

C’est en 1948 que commence officiellement l’idée de créer un service d’autopartage. En effet, c’est à cette date que fut créée la première organisation d’autopartage à Zurich : SEFAGE (Selbstfahrergenossenshaft) que l’on peut traduire par Club des conducteurs. 3 ans plus tard, l’ingénieur Français Jacques D’Welles eu l’idée de déployer un service de voitures partagées dans un texte précurseur : A propos de circulation urbaine publié dans la revue Urbanisme de 1951 ! Vous pouvez retrouver l’article directement sur ce lien.

dwelles autopartage

Néanmoins il faudra attendre 20 ans avant de voir le lancement d’expériences pilotes parmi lesquelles le projet Minicar Transit System, à Philadelphie (qui va jusqu’à l’idée de proposer un prototype hybride de véhicule dédié aux besoins de l’autopartage) ainsi que le projet Procotip à Montpellier, le projet Witcar à Amsterdam et enfin le projet STAR à San francisco.

witkar amsterdam

L’ère moderne

En 1987 c’est encore à Zurich que nait la coopérative ShareCom qui deviendra le système national d’autopartage Mobility Car Sharing. Un an après, l’Allemagne se lance elle aussi dans l’autopartage avec le service Stattauto. Concernant l’Asie, il faudra attendre 1997 pour voir éclore les premières initiatives pilotes à Singapour et au Japon. Pour la France, c’est en 1998 que se lancent la première organisation d’autopartage. La Caisse Commune à Paris, suivie en 1999 par Auto’trement à Strasbourg. C’est toujours en 1998 que choisissent Volvo et Hertz pour lancer leur propre société en Suède : SunFleet, qui a la particularité de n’être composée que de véhicules propres. Enfin en 1999 voit naître à La Rochelle un service d’autopartage axé uniquement sur les véhicules électriques : Liselec.

photo liselec LROCH

Depuis 2002

Plusieurs axes sont à noté concernant l’évolution postmoderne de l’autopartage.
Premièrement, un chiffre très important est à retenir : le taux de croissance des abonnées de l’autopartage entre 2002 et 2006 était de plus de 130% et ne cesse de croître de manière exponentielle. Effectivement, avec l’augmentation des prix du pétrole, les politiques de limitation de la voiture individuelle dans les villes et l’attrait croissant d’autres moyens de transports, l’autopartage est amené à se développer en France d’ici 2030. Plusieurs recherches tendent ainsi à prouver que le nombre d’utilisateurs des services d’autopartage devrait être de plus de 12 millions d’ici à 2020 !

Cela semble évident tant la professionnalisation du secteur voit des organisations d’autopartage commerciales exporter leurs modèles de libre-service vers d’autres pays et intéressent les grands acteurs qui investissent et collaborent avec ces sociétés d’autopartage (loueurs, constructeurs, gestionnaires de parking, etc.). De plus, la composante environnementale commence à être considérée au même titre que les impacts économiques et sociaux (usage de voitures propres, études d’impacts, prise en compte dans les schémas de planification des transports, etc.). Enfin, la généralisation de l’usage des technologies de gestion des flottes et de mobilité (mobile) illustre parfaitement l’appétence des usagers postmodernes ainsi que leurs besoins en écomobilité.

smartcar

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