Tag: frost & sullivan

20
Oct

Autopartage en 2025 : un nombre d’utilisateurs multiplié par 5 !

Publiée le 2 Août dernier l’étude du cabinet Frost & Sullivan nous plonge dans le futur du marché de l’autopartage : départ vers 2025 !

Reprenant des chiffres clés de l’année 2015, ce dossier à la démarche prospective permet de situer quelques points majeurs des développements à venir pour l’autopartage, constatant d’ores et déjà la croissance continue du nombre d’abonnés et de véhicules partagés sur le plan mondial.

En effet, alors qu’aujourd’hui le nombre d’adhérents à l’autopartage est d’à peu près 7 millions à travers le globe, il pourrait atteindre 36 millions en 2015, soit un nombre multiplié par 5 en l’espace de seulement 10 ans ! Quant au nombre de véhicules il passerait de 112 000 à l’heure actuelle à pas moins de 427 000.

$INFOGRAPHIC

Comment expliquer cette accélération fulgurante ? Nous pouvons retenir deux points principaux :

  • Le futur de la mobilité avec au cœur l’autopartage c’est la volonté de mettre en place une offre multimodale, conjuguant à la fois services de transport en commun (bus, métro, tramway, vélos en libre services) mais aussi usages de véhicules d’entreprises. Une volonté qui nécessite une consolidation des initiatives entre pouvoirs publics et acteurs privés, déjà amorcée de manière légale par des réglementations comme la Loi sur la Transition Energétique pour une Croissance Verte qui exige que toutes les entreprises de plus de 100 salariés devront élaborer un PDE (Plan de Déplacements Entreprise) d’ici début 2018. Cela encourage donc fortement de nouveaux usages alternatifs en terme de mobilité dans le cadre professionnel : vélos, transports en commun, covoiturage et bien sûr autopartage.
  • La deuxième clé de compréhension de cette croissance est l’utilisation massive des smartphones et par extension des applications mobiles, qui facilitent la prise en main des différents systèmes de mobilité et garantissent un accès immédiat aux véhicules. L’autopartage est irrémédiablement lié aux avancées technologiques. La preuve en est la mise en avant des véhicules autonomes, qui pourront conduire les usagers à destination puis aller se garer tout seuls dans des parkings dédiés. Cette autonomie représente une attractivité indéniable, aussi bien pour les entreprises que les particuliers, particulièrement  dans les grandes villes où le trafic peut s’avérer lourd au quotidien.

Bien plus qu’une présentation économique cette étude figure une mobilité en pleine redéfinition et englobant dans son passage aussi bien des enjeux sociaux, urbains qu’écologiques. La dernière rencontre du club Fleet & Mobility Managers Club, dont Mobility Tech Green est membre, mettait en avant ce dynamisme de l’autopartage notamment à travers la présence grandissante des acteurs du secteur au Mondial de l’Automobile

Articles du même sujet

27
Nov

En 2020 : il y aura 26 millions de membres d’un service d’autopartage

carsharing 20202 études publiées par Berg Insight et Frost & Sullivan estiment que le nombre d’utilisateurs d’un service d’autopartage sera de 26 millions d’ici 2020. Selon Berg Insight, le nombre d’autopartageurs était, à fin 2014, d’environ 4,8 millions pour 100,000 véhicules autopartagés. A fin 2015, ce chiffre est estimé à 6,5 millions de membres pour 123,000 de véhicules en autopartage. La croissance annuelle d’ici 2020 est estimée à 32% pour un nombre de 450,000 voitures partagées.

Autopartage en boucle et Free floating

Aujourd’hui, la plupart des opérateurs d’autopartage utilisent un système basé sur des stations permettant d’offrir des voyages en boucle retour. C’est-à-dire que l’utilisateur du service doit retourner le véhicule dans la station de départ. Certains opérateurs offrent aussi des systèmes en one-way qui permettent donc, de laisser le véhicule dans une des stations gérée par l’opérateur (Vous pouvez retrouver ici les différentes formes d’autopartage).
« Enfin un dernier modèle utilisé est celui du free floating. Ce dernier permet de prendre et de laisser un véhicule à n’importe quel endroit d’une zone donnée » explique André Malm, Analyste chez Berg Insight. Il ajoute « la capacité de pouvoir utiliser un véhicule en autopartage sans devoir au préalable effectuer une réservation rend ce genre d’autopartage très attractif pour les particuliers. L’autopartage en free floating est opéré dans 12 pays et 43 villes d’Europe et d’Amérique du Nord pour environ 20,000 voitures et 2 millions d’abonnés à fin 2015 ».

Les services d’autopartage adoptent une approche via smartphone

nfc carsharingAu niveau de la technologie, le cabinet Frost et Sullivan estime que dans les 7 prochaines années, le marché de l’autopartage se tournera vers des logiciels open source, des systèmes plug and play ainsi que des accès aux véhicules via smartphone NFC/ Bluetooth low energy. « La technologie NFC s’est en effet imposée comme un standard pour la majorité des constructeurs de smartphones. Cela permettra la démocratisation des services d’autopartage basés sur l’accès aux véhicules via smartphone et technologies NFC » explique l’analyste Albert Geraldine Priya de Frost & Sullivan.

Articles du même sujet

28
Juil

L’évolution de la mobilité selon Frost & Sullivan

Le 25 juin 2014 s’est tenu le workshop annuel de Frost & Sullivan sur la mobilité urbaine, le Urban Mobility 3.0. Cette table ronde, qui réunit plus de 200 hauts dirigeants d’entreprises spécialisés dans le domaine de la mobilité, traite des grandes tendances en termes de mobilité : l’autopartage et notamment l’autopartage en entreprise ; les solutions de micro mobilité ; les résultats du marché automobile et son avenir ; les nouveaux modes de transports publics ; la voiture autonome et la voiture connectée ; les solutions de mobilité en Asie et plus particulièrement en Chine ; l’adaptation des centres urbains aux nouveaux modes de mobilité, etc.

Selon Frost & Sullivan, le secteur de la mobilité serait sur le point de connaître une énorme mutation. En effet, le paradigme de la mobilité semble progressivement passer de la possession à l’utilisation de la voiture grâce à la très forte croissance des secteurs de la location, de l’autopartage et du covoiturage. De plus, force est de constater que ces nouveaux modes de mobilité touchent aussi bien les particuliers que les entreprises. C’est notamment le cas de l’autopartage qui a énormément gagné en popularité ces dernières années. Avec une croissance de 50% des abonnements, l’autopartage est désormais adopté par les entreprises. Selon Sarwant Singh, Senior Partner et Practice Director of Automotive and Transport chez Frost & Sullivan, « l’autopartage, initialement basé sur les modèles B2C et P2P, fonctionne désormais aussi en B2B avec la popularité croissante de l’autopartage en entreprise. ». En effet, l’autopartage apparaît pour les entreprises comme une alternative à leur parc automobile souvent coûteux. Ainsi, Frost & Sullivan estime que d’ici 2018-2020, 80 000 véhicules devraient fonctionner en autopartage dans les entreprises en Europe.

frost-sullivan-urban-mobility

Les participants au Urban Mobilité 3.0 se sont également penchés sur la voiture autonome. Selon eux, le problème n’est pas de savoir si la voiture autonome sera une réalité mais quand elle le deviendra. D’ailleurs, Google continue de perfectionner sa voiture totalement autonome, la Google Car, capable de reconnaître les dangers et les piétons sur la route : alors qu’un être humain ne peut pas optimiser complètement sa conduite et l’utilisation de son véhicule, la voiture autonome, à l’inverse, en est tout à fait capable. La voiture autonome se développe donc à vitesse grand V. Selon les conclusions du workshop, ces nouvelles technologies pourraient d’ailleurs permettre le remplacement des chauffeurs de taxi par des véhicules autonomes, ce qui réduirait les coûts de 50% (absence de salaires et réduction des frais en essence). Par ailleurs, les compagnies d’assurance, conscientes de cette nouvelle réalité, pourraient à terme baisser les frais pour les voitures autonomes et les augmenter pour les voitures actuelles. Si la voiture totalement autonome n’est pas encore une réalité pour les automobilistes, la voiture connectée, quant à elle, l’est bel et bien. En effet, le marché de la voiture connectée est le 3ème marché mondiale en termes de croissance, derrière le marché des tablettes et celui des smartphones. Par ailleurs, les participants à la table ronde de Frost & Sullivan ont souligné la forte croissance des nouvelles solutions de micro mobilité qui permettent de minimiser l’encombrement du trafic et la pollution des environnement urbains. Par exemple, les smartphones avec leurs nombreuses applications (GPS, géolocalisation, etc.) deviennent de véritables outils de circulation.

Enfin, le futur de la mobilité en Chine a été l’un des thèmes phares abordés par les spécialistes de la mobilité. L’accent a notamment été mis sur les réponses du gouvernement Chinois face à la forte croissance de la population et de la densité du trafic. Force est de constater que lorsque ces deux éléments sont réunis, la mobilité devient inefficace dans tout le pays, posant de sérieux problèmes en termes de sécurité routière. De plus, l’encombrement du trafic et la pollution, réduisant le temps de productivité, coutent plus de 48 milliards de dollars à l’économie Chinoise. Selon Aroop Zutshi, Global President et Managing Partner chez Frost & Sullivan, « repenser les zones urbaines pour faciliter la mobilité grâce à un système de multimodalité efficace ainsi que minimiser les besoins en déplacements sont des enjeux clés pour permettre à la Chine de relever les défis présents et à venir. ». Par ailleurs, les experts s’accordent à dire que les technologies vertes sont désormais largement disponibles et utilisables. D’ailleurs, ils ont félicité l’initiative de 19 pays de l’Union Européenne qui se sont mis d’accord sur un système de taxation des émissions de CO2 et celle de 10 pays de l’Union Européenne qui encourage l’achat de véhicules électriques par des aides financières.

Articles du même sujet