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Juil

L’évolution de la mobilité selon Frost & Sullivan

Le 25 juin 2014 s’est tenu le workshop annuel de Frost & Sullivan sur la mobilité urbaine, le Urban Mobility 3.0. Cette table ronde, qui réunit plus de 200 hauts dirigeants d’entreprises spécialisés dans le domaine de la mobilité, traite des grandes tendances en termes de mobilité : l’autopartage et notamment l’autopartage en entreprise ; les solutions de micro mobilité ; les résultats du marché automobile et son avenir ; les nouveaux modes de transports publics ; la voiture autonome et la voiture connectée ; les solutions de mobilité en Asie et plus particulièrement en Chine ; l’adaptation des centres urbains aux nouveaux modes de mobilité, etc.

Selon Frost & Sullivan, le secteur de la mobilité serait sur le point de connaître une énorme mutation. En effet, le paradigme de la mobilité semble progressivement passer de la possession à l’utilisation de la voiture grâce à la très forte croissance des secteurs de la location, de l’autopartage et du covoiturage. De plus, force est de constater que ces nouveaux modes de mobilité touchent aussi bien les particuliers que les entreprises. C’est notamment le cas de l’autopartage qui a énormément gagné en popularité ces dernières années. Avec une croissance de 50% des abonnements, l’autopartage est désormais adopté par les entreprises. Selon Sarwant Singh, Senior Partner et Practice Director of Automotive and Transport chez Frost & Sullivan, « l’autopartage, initialement basé sur les modèles B2C et P2P, fonctionne désormais aussi en B2B avec la popularité croissante de l’autopartage en entreprise. ». En effet, l’autopartage apparaît pour les entreprises comme une alternative à leur parc automobile souvent coûteux. Ainsi, Frost & Sullivan estime que d’ici 2018-2020, 80 000 véhicules devraient fonctionner en autopartage dans les entreprises en Europe.

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Les participants au Urban Mobilité 3.0 se sont également penchés sur la voiture autonome. Selon eux, le problème n’est pas de savoir si la voiture autonome sera une réalité mais quand elle le deviendra. D’ailleurs, Google continue de perfectionner sa voiture totalement autonome, la Google Car, capable de reconnaître les dangers et les piétons sur la route : alors qu’un être humain ne peut pas optimiser complètement sa conduite et l’utilisation de son véhicule, la voiture autonome, à l’inverse, en est tout à fait capable. La voiture autonome se développe donc à vitesse grand V. Selon les conclusions du workshop, ces nouvelles technologies pourraient d’ailleurs permettre le remplacement des chauffeurs de taxi par des véhicules autonomes, ce qui réduirait les coûts de 50% (absence de salaires et réduction des frais en essence). Par ailleurs, les compagnies d’assurance, conscientes de cette nouvelle réalité, pourraient à terme baisser les frais pour les voitures autonomes et les augmenter pour les voitures actuelles. Si la voiture totalement autonome n’est pas encore une réalité pour les automobilistes, la voiture connectée, quant à elle, l’est bel et bien. En effet, le marché de la voiture connectée est le 3ème marché mondiale en termes de croissance, derrière le marché des tablettes et celui des smartphones. Par ailleurs, les participants à la table ronde de Frost & Sullivan ont souligné la forte croissance des nouvelles solutions de micro mobilité qui permettent de minimiser l’encombrement du trafic et la pollution des environnement urbains. Par exemple, les smartphones avec leurs nombreuses applications (GPS, géolocalisation, etc.) deviennent de véritables outils de circulation.

Enfin, le futur de la mobilité en Chine a été l’un des thèmes phares abordés par les spécialistes de la mobilité. L’accent a notamment été mis sur les réponses du gouvernement Chinois face à la forte croissance de la population et de la densité du trafic. Force est de constater que lorsque ces deux éléments sont réunis, la mobilité devient inefficace dans tout le pays, posant de sérieux problèmes en termes de sécurité routière. De plus, l’encombrement du trafic et la pollution, réduisant le temps de productivité, coutent plus de 48 milliards de dollars à l’économie Chinoise. Selon Aroop Zutshi, Global President et Managing Partner chez Frost & Sullivan, « repenser les zones urbaines pour faciliter la mobilité grâce à un système de multimodalité efficace ainsi que minimiser les besoins en déplacements sont des enjeux clés pour permettre à la Chine de relever les défis présents et à venir. ». Par ailleurs, les experts s’accordent à dire que les technologies vertes sont désormais largement disponibles et utilisables. D’ailleurs, ils ont félicité l’initiative de 19 pays de l’Union Européenne qui se sont mis d’accord sur un système de taxation des émissions de CO2 et celle de 10 pays de l’Union Européenne qui encourage l’achat de véhicules électriques par des aides financières.

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