Tag: étude mobilité

17
Mai

Autopartage : 60,8 millions d’utilisateurs en 2022 !

Dans la seconde édition de son rapport sur l’autopartage intitulé The Carsharing Telematics Market, le cabinet de recherches suédois Berg Insight offre un état de l’art du marché de l’autopartage et estime sa croissance future.


Spécialisé dans la communication M2M et l’IoT, le cabinet met particulièrement en avant l’accélération technologique qui va notamment permettre un développement massif du modèle free floating. Les outils télématiques n’ont donc pas fini de se sophistiquer pour offrir des services de mobilité connectés et fiables, séduisant un public de plus en plus nombreux.

Le nombre d’utilisateurs de services d’autopartage dans le monde devrait ainsi passer de 23,8 millions en 2017 à 60,8 millions en 2022 (+20,6% par an) ! En entreprise, le nombre de véhicules partagés était de 35 000 en 2017 : il devrait passer à 136 000 en 2022. La mobilité professionnelle n’est pas donc en reste et représentera une forte part de ce marché en pleine croissance, avec comme enjeux principaux la réduction du budget flotte et une offre de mobilité plus complète pour les employés.

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03
Oct

Les Européens prêts à adopter de nouvelles mobilités ?

Dans le cadre de la Semaine européenne de la Mobilité, ayant eu lieu du 16 au 22 septembre dernier, le loueur ALD a publié une étude menée avec l’institut de sondage OpinionWay sur la mobilité des européens. Mais c’est surtout leur rapport aux nouvelles mobilités qui est passé au microscope afin de mieux cerner le taux d’adoption de chacune d’entre elles et les freins éventuels.


Conduite en ligne auprès de 5021 personnes à travers cinq pays (Allemagne, Espagne, France, Italie et Pays-Bas) cette étude a permis de faire sortir plusieurs chiffres intéressants, concernant notamment le rapport à la voiture individuelle.

Celle-ci s’avère en effet beaucoup plus essentielle dans le cadre personnel (50%) que dans le cadre professionnel (36%). En France, 54% des interrogés considèrent même l’usage d’une voiture personnelle pas utile lors de leurs déplacements pour le travail. Le cadre professionnel serait donc une porte d’entrée très intéressante pour favoriser l’adoption de nouvelles mobilités telles que le covoiturage, la location courte ou longue durée ou encore l’autopartage.


Une adoption progressive des mobilités alternatives


Du côté de ces nouvelles manières de se déplacer au quotidien, c’est le covoiturage qui est en tête à l’heure actuelle, avec 27% des interrogés ayant déjà utilisé ce genre de service (jusqu’à 34% en Allemagne) et 76% connaissant le principe. Cela est suivi par location longue durée (12%) ainsi que les VTC (10%).

L’usage de ces nouveaux moyens de transport varient selon l’usage : ainsi pour aller dans une zone commerciale, on préfèrera miser sur la location entre particuliers (34%) tandis que l’on optera pour les transports publics afin de se rendre à un entretien de travail (55%) ou pour effectuer un trajet domicile-travail (50%). On se rend ainsi compte que ces mobilités sont loin d’être concurrentielles mais bien complémentaires pour répondre à différents besoins ressentis.

Associé à cela, c’est également l’usage d’applications de mobilité qui se démocratise de plus en plus rapidement : pour les transports en commun en premier lieu (44%) mais également pour s’orienter avec des application type GPS communautaires (29%), ou pour des services privés comme le covoiturage (16%), l’autopartage (11%) ou encore les VTC (10%). L’atout majeur de ces applications ? Une vue en temps réel évolutive afin d’ajuster au besoin son trajet ou son choix de mobilité selon les résultats observés.


Réduire son budget mais aussi son empreinte carbone


Venant en à l’autopartage, une nouvelle mobilité qui tend aujourd’hui à se développer aussi bien dans le cadre privé que professionnel. Pour l’échantillon de personnes interrogés, son adoption est tentante pour trois raisons majeures :

  • C’est une source d’économies financières (58%)
  • C’est une mobilité basée sur la flexibilité (26%)
  • La réservation se fait en toute simplicité (14%)

Ainsi l’autopartage possède avant tout un attrait financier pour les usagers, parfois dépassés par les frais nécessaires à l’entretien d’un véhicule entretien. Utiliser un véhicule partagé à sa convenance de manière aisée : voilà ce qui importe le plus.

Enfin, une autre donnée à mettre en avant est la volonté constatée des personnes interrogées d’être plus « eco-friendly » lors de leurs déplacements. Ils sont ainsi 58% à considérer de choisir un mode de transport plus lent mais plus respectueux de l’environnement.

Découvrir l’étude complète :  


On voit bien à travers les résultats de cette étude que la mobilité professionnelle est une voie privilégiée à explorer afin d’introduire de nouvelles mobilités. Les usagers sont plus enclins à expérimenter lors de déplacements dans le cadre du travail et surtout à reconsidérer l’usage de leur véhicule individuel en optant pour des solutions comme le covoiturage, la location ou encore l’autopartage.

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08
Août

Véhicules intelligents : les français pas encore prêts à rouler les yeux fermés

Dans leur dernier sondage réalisé pour VMware l’institut d’études OpinionWay a interrogé un échantillon de 1005 personnes en France afin de décrypter leurs attentes concernant les véhicules intelligents, mais également les freins principaux à leur mise en circulation. Les résultats sont parlants : à l’heure actuelle, seuls 18% des interrogés trouvent un intérêt dans un véhicule entièrement autonome.


Qu’est-ce qui intéresse le plus dans les véhicules intelligents ? C’est par cette simple question que débute le sondage lancé par OpinionWay et dont les réponses reflètent assez bien le climat actuel autour de l’utilisation de véhicules connectés voire autonomes.


Une adoption freinée par des incertitudes


Les attraits principaux de ce type de véhicules pour les interrogés restent l’amélioration des fonctionnalités de sécurité (58%), des performances environnementales avec notamment l’utilisation du tout électrique (39%) et la réduction des frais d’assurances (34%). Si la sécurité semble être particulièrement importante, il est toutefois intéressant de constater que 56% des sondés ne seraient pas prêts à utiliser un véhicule entièrement autonome sur la route.

La suppression de l’intervention humaine reste la source majeure de méfiance envers les véhicules autonomes. Manque de confiance pour prendre la bonne décision (59%), perte de contrôle sur le véhicule (46%), peur d’avoir un accident (45%), manque du plaisir de la conduite (41%) ou encore peur du piratage informatique (40%) freinent considérablement l’adoption de ces nouveaux types de véhicules. 62% des interrogés ne font également pas confiance à un véhicule entièrement autonome afin de ramener leur enfant de l’école. Bien plus que d’abaisser des barrières d’ordre technologique, il va s’agir pour les constructeurs et fournisseurs de services de mobilité d’effectuer un véritable travail pour changer durablement les mentalités.

Néanmoins, certains leviers existent pour convertir au véhicule autonome : la promesse d’une fatigue diminuée en cas de longs trajets ou d’embouteillages (50%), une sécurité renforcée (50%) et le gain d’un temps libre au sein du sas du véhicule (37%) pour passer du temps en famille ou entre amis lors d’un voyage sans se soucier de la route.

Découvrez tous les résultats du sondage ci-dessous :

OpinionWay pour VMware - Les véhicules intelligents - Juillet 2017

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13
Juil

2050 : Bienvenue dans l’ère de l’Économie du Passager et des véhicules autonomes

Dans son nouveau rapport réalisé par Strategy Analytics et publié en juin dernier, Intel nous amène en 2050, date où les véhicules autonomes feront partie de notre quotidien. En quoi cette économie du passager pourrait redéfinir tout ce que nous savons des marchés de l’automobile et de la mobilité ? En présentant des cas d’usages ainsi que des statistiques prévisionnels, ce dossier prospectif vise à aider les décisionnaires d’entreprises à mieux comprendre les opportunités mais également les enjeux économiques et sociétaux de cette révolution autonome. 


2050 : les véhicules entièrement autonomes sont commercialisés massivement depuis 2035 et représentent près de 50% des véhicules vendus dans le monde. Bienvenue dans l’ère de l’Économie du Passager. Ce rapport commandé à Strategy Analytics par Intel propose de découvrir ce monde où la mobilité a été profondément redéfinie.

Bosch – Driver assistance systems

Un vrai changement de paradigme aura lieu : la mobilité ne sera plus une question de conduire mais bien de se faire conduire, les conducteurs devenant passagers. Bien sûr, il est intéressant de prévoir la valeur économique générée par l’usage de véhicules autonomes mais également les répercussions sociales de ces technologies. Il reste un très long chemin à parcourir par les entreprises de services et constructeurs automobiles pour convaincre de la sûreté de ces véhicules qui laissent encore aujourd’hui sceptique. Pourtant, un glissement progressif pourrait se faire, aidé par la promesse d’économies de temps, de ressources et d’une nouvelle manière de vivre en milieu urbain.


Le chemin jusqu’à « L’économie du passager »


Pour Intel et Strategy Analytics, cette nouvelle forme d’économie sera le résultat de plusieurs tendances actuelles :

  • La connectivité mobile : La plupart des consommateurs, de tous profils socio-démographiques, ont d’ores-et-déjà accès à des équipements connectés (téléphone, automobile…). Cette hyperconnectivité brouille les limites entre vie privée et vie personelle, alors que les réseaux sociaux sont devenus l’un des premiers lieux d’interactivité humaine.
  • Urbanisation : Tandis que trois-quarts de la population vivront en milieu urbain d’ici 2050, la question de la mobilité et des transports sera au cœur des préoccupations des autorités locales qui devront trouver des solutions durables pour améliorer la qualité de vie des habitants.
  • Le partage de véhicules et l’ascension de la mobilité comme service : Les services de VTC et d’autopartage ayant le vent en poupe, la prochaine étape sera la création d’un réseau de transport exclusivement basé sur des véhicules autonomes. Ce type de projets représentera la principale porte d’entrée vers l’économie du passager pour le grand public, les consommateurs étant déjà de plus en plus séduits par la mobilité partagée et connectée.

  • Régulations : Embouteillages, pollution, sécurité routière… Autant de problématiques primordiales dans tous les marchés actuels, étant coûteuses, dangereuses et néfastes à la productivité. De nouvelles régulations sont ainsi appliquées afin d’offrir une mobilité plus sécurisée et ouvre la voie à de futures lois, favorisant la circulation des véhicules autonomes.

La valeur de l’économie du Passager 


L’Economie du Passager représente une opportunité de près de 7 trillions de dollars d’ici 2050 ! L’usage étendu de véhicules entièrement autonomes générera des revenue très importants côté consommateurs (55% des revenus globaux) mais aussi par les entreprises (43%) en impactant une large gamme d’activités, depuis les services de mobilité personnalisés jusqu’à la logistique et la livraison automatisée de biens.

Du point de vue consommateurs, cela représentera une véritable rupture du modèle de propriété privée d’un véhicule et de mobilité individuelle. Mais lorsque l’on sait qu’une voiture individuelle reste immobile 92% du temps, le développement de services de mobilité connectés et hautement personnalisables apparait comme une alternative séduisante. En conséquence, les revenus générés par le marché des applications et services de mobilité représenteront près de 203 milliards de dollars. En complément, cela permettra de réduire les coûts de sécurité publique dus aux accidents de la route de 234 milliards de dollars d’ici 2035-2045.

Pour les entreprises telles que les compagnies de transports, les véhicules autonomes permettraient de répondre à un problème épineux : le vieillissement de la force de travail ne pouvant être remplacée à cause d’un manque de candidats qualifiés, particulièrement dans le domaine des transports long-courrier.


La révolution autonome serait donc en marche. Mais tout se jouera durant les prochaines décennies, aussi bien au niveau de la construction d’infrastructures spécifiques que d’un travail permanent afin de convaincre le public des bénéfices que pourrait apporter ce nouveau type de mobilité. Aux autorités locales et acteurs du marché d’accompagner au mieux le changement et d’être à l’écoute des besoins ressentis des usagers. 

Illustration de couverture : Volvo

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14
Déc

Mobilité des salariés : des enjeux encore sous-estimés par les entreprises

Bien que la mobilité liée au travail soit l’un des piliers de notre mode de vie contemporain les entreprises ont encore du mal à cerner les attentes et besoins des salariés au quotidien en matière de déplacement. Pourtant, celles-ci ont un rôle fondamental à jouer alors que la notion même de travail est en train d’évoluer.

Une étude du Forum Vies Mobiles, réalisée par l’IAE de Paris (l’Institut d’Administration des Entreprises) auprès de 340 DRH, permet de mettre en parallèle vision des entreprises et réalité des employés.

Des impacts écologiques et sociologiques minimisés

 

Il ressort tout d’abord de cette étude une incompréhension du terme « mobilité des salariés ». Pour beaucoup d’entreprises celle-ci reste liée au changement de poste, et non sur les déplacements quotidiens et leurs conséquences sur la vie personnelle d’un employé.

Les entreprises attendent en priorité des retombées économiques lors de la mise en place d’une politique de gestion des déplacements : l’amélioration de la productivité est le point plus important pour 78% des interrogés, contre 28% pour la réduction de l’empreinte carbone.

Du point de vue individuel, les risques de burn-out ou de problèmes familiaux liés aux déplacements trop nombreux ou trop longs ne sont pas pris en compte par 50% des entreprises. Néanmoins, 70% d’entre elles se disent prêtes à considérer ces éléments dans leur politique de gestion. Ainsi, le problème de l’uniformité des solution ressort, les besoins de chacun n’étant pas détectés.

Limiter plutôt qu’améliorer les déplacements : quelle place pour le numérique ?

Les enjeux sociaux mais aussi environnementaux sont souvent écartés, et les dirigeants préfèrent miser sur l’utilisation d’outils numériques (69%) plutôt que la mise en place d’offres de transports plus performantes (36%).

Généraliser les outils numériques permettrait notamment le développement du télétravail (53% des interrogés considère le télétravail comme un outil intéressant), mais tout cela a des limites, notamment une mise en place longue et non généralisable à tous les secteurs d’activité (restauration, services à la personne…). Des questions managériales se posent également, le travail à distance nécessitant un suivi accru et donc un travail d’encadrement plus important.

Bien que facilitant certains aspects du travail des employés, les outils numériques et le télétravail ne peuvent être la réponse exclusive au problème des déplacements domicile-travail parfois éreintants pour les salariés.

Mobilité des salariés : un enjeu entre sphère professionnelle et pouvoirs publics

 

Tout en désirant l’accompagnement des pouvoirs publics, les entreprises sont encore peu nombreuses à avoir mis en place un Plan de déplacement d’entreprises (PDE). Une explication serait la difficulté à comprendre les actions publiques locales et le manque d’un guichet unique en matière de mobilité qui permettrait de centraliser et faciliter les démarches nécessaires. Les offres de transports alternatifs, comme les vélos en ville, ne sont également pas souvent pensées à destination des entreprises. Un manque à gagner pour les pouvoirs publics, qui pourraient grandement bénéficier de ces nouveaux usages.

Le problème des transports saturés est en effet plus que jamais d’actualité, surtout dans les métropoles, comme nous le rappelle la dernière étude de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Ile de France. La relation entre emploi et mobilité doit se repenser au delà de la sphère professionnelle pour évoluer. En effet, de plus en plus de Franciliens optent pour des modes de déplacement alternatifs, comme les transports collectifs, et des solutions doivent ainsi être pensées afin de faire face à une saturation grandissante des réseaux publics. Une autre conséquence, également due au climat économique actuel, est la croissance fulgurante des non-salariés (travailleurs indépendants) depuis une dizaine d’années en région parisienne.

Selon un essai sur l’harmonisation des horaires de travail pour un grand nombre d’actifs, «les déplacements domicile-travail sont un moment particulièrement pénible et de plus en plus mal vécu dans une société où la quête de l’optimisation est renforcé par l’usage des technologies d’information et de communication ».

Chaque jour, on comptabilise plus de 41 millions de déplacements en région parisienne, dont 12 millions de trajets domicile-travail. D’où la nécessité urgente de penser autrement la mobilité des salariés. L’une des initiatives encouragées par la SNCF est l’adoption par les entreprises et employés d’horaires décalées afin d’éviter les horaires de pointes.

Celle-ci avait été expérimentée en Seine-Saint-Denis, où une personne sur 4 met plus d’une heure à se rendre à son travail, et des discussions ont été engagées entre le groupe ferroviaire et le Medef Ile-de-France afin de l’étendre à d’autres villes. Un partenariat entre secteur public et privé qui bénéficierait aux différents acteurs et plus généralement aux usagers, et qui permettrait de mieux répondre aux nouvelles modalités de travail et de mobilité.

Une des premières expériences du type a été réalisée en 2012 à Rennes, en décalant les horaires des cours de l’Université Rennes 2 pour réduire l’affluence à la station Villejean. Celle-ci avait permis de faire baisser le trafic de 10% sur la tranche horaire la plus chargée.

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