Tag: étude europe autopartage

03
Oct

Les Européens prêts à adopter de nouvelles mobilités ?

Dans le cadre de la Semaine européenne de la Mobilité, ayant eu lieu du 16 au 22 septembre dernier, le loueur ALD a publié une étude menée avec l’institut de sondage OpinionWay sur la mobilité des européens. Mais c’est surtout leur rapport aux nouvelles mobilités qui est passé au microscope afin de mieux cerner le taux d’adoption de chacune d’entre elles et les freins éventuels.


Conduite en ligne auprès de 5021 personnes à travers cinq pays (Allemagne, Espagne, France, Italie et Pays-Bas) cette étude a permis de faire sortir plusieurs chiffres intéressants, concernant notamment le rapport à la voiture individuelle.

Celle-ci s’avère en effet beaucoup plus essentielle dans le cadre personnel (50%) que dans le cadre professionnel (36%). En France, 54% des interrogés considèrent même l’usage d’une voiture personnelle pas utile lors de leurs déplacements pour le travail. Le cadre professionnel serait donc une porte d’entrée très intéressante pour favoriser l’adoption de nouvelles mobilités telles que le covoiturage, la location courte ou longue durée ou encore l’autopartage.


Une adoption progressive des mobilités alternatives


Du côté de ces nouvelles manières de se déplacer au quotidien, c’est le covoiturage qui est en tête à l’heure actuelle, avec 27% des interrogés ayant déjà utilisé ce genre de service (jusqu’à 34% en Allemagne) et 76% connaissant le principe. Cela est suivi par location longue durée (12%) ainsi que les VTC (10%).

L’usage de ces nouveaux moyens de transport varient selon l’usage : ainsi pour aller dans une zone commerciale, on préfèrera miser sur la location entre particuliers (34%) tandis que l’on optera pour les transports publics afin de se rendre à un entretien de travail (55%) ou pour effectuer un trajet domicile-travail (50%). On se rend ainsi compte que ces mobilités sont loin d’être concurrentielles mais bien complémentaires pour répondre à différents besoins ressentis.

Associé à cela, c’est également l’usage d’applications de mobilité qui se démocratise de plus en plus rapidement : pour les transports en commun en premier lieu (44%) mais également pour s’orienter avec des application type GPS communautaires (29%), ou pour des services privés comme le covoiturage (16%), l’autopartage (11%) ou encore les VTC (10%). L’atout majeur de ces applications ? Une vue en temps réel évolutive afin d’ajuster au besoin son trajet ou son choix de mobilité selon les résultats observés.


Réduire son budget mais aussi son empreinte carbone


Venant en à l’autopartage, une nouvelle mobilité qui tend aujourd’hui à se développer aussi bien dans le cadre privé que professionnel. Pour l’échantillon de personnes interrogés, son adoption est tentante pour trois raisons majeures :

  • C’est une source d’économies financières (58%)
  • C’est une mobilité basée sur la flexibilité (26%)
  • La réservation se fait en toute simplicité (14%)

Ainsi l’autopartage possède avant tout un attrait financier pour les usagers, parfois dépassés par les frais nécessaires à l’entretien d’un véhicule entretien. Utiliser un véhicule partagé à sa convenance de manière aisée : voilà ce qui importe le plus.

Enfin, une autre donnée à mettre en avant est la volonté constatée des personnes interrogées d’être plus « eco-friendly » lors de leurs déplacements. Ils sont ainsi 58% à considérer de choisir un mode de transport plus lent mais plus respectueux de l’environnement.

Découvrir l’étude complète :  


On voit bien à travers les résultats de cette étude que la mobilité professionnelle est une voie privilégiée à explorer afin d’introduire de nouvelles mobilités. Les usagers sont plus enclins à expérimenter lors de déplacements dans le cadre du travail et surtout à reconsidérer l’usage de leur véhicule individuel en optant pour des solutions comme le covoiturage, la location ou encore l’autopartage.

Articles du même sujet

09
Juin

Les français séduits par l’autopartage

Alors que la voiture a longtemps été un bien personnel vecteur de statut social elle devient aujourd’hui un objet de partage au sein de la sphère publique et professionnelle. Sommes nous en train de basculer vers de nouveaux usages des véhicules et des biens ?

C’est ce que laisse penser les résultats d’un sondage commandité par Ford en avril dernier au cabinet d’études d’Opinion Matters. Celui-ci, mené auprès de 10 000 européens, démontre des tendances que l’on pouvait déjà constater : une augmentation des usages mutualisés de biens, bénéfiques aussi bien sur le plan économique qu’écologique. Le marché européen est particulièrement favorable et séduit par l’autopartage.

Ainsi 55% des sondés sont enclins à partager leur voiture contre une petite somme d’argent : on pense tout de suite aux services d’autopartage entre particuliers tel que Drivy qui a vu son succès exploser ces dernières années. Des services d’abonnement sont également disponibles pour les flottes de véhicules mutualisés qui appartiennent à une entreprise, comme la solution e-Colibri chez Mobility Tech Green.

Il faut dire que le budget automobile est l’un des plus importants au sein d’un ménage. Chaque année les français consacrent plus de 124 milliards d’euros à leur budget automobile, dont 31% pour l’achat de carburant. Pas étonnant donc que les français, parmi les sondés, soient encore plus partageurs : 55% acceptent de partager leurs véhicules, 87% sont enclins à conduire d’autres passagers contre rémunération et 82% à effectuer du transport de colis pour d’autres particuliers.

Ces nouveaux usages s’inscrivent dans un contexte où la situation financière et l’urgence climatique pousse à repenser l’usage de la voiture et manière plus globale notre mode de consommation. Bienvenue dans l’économie du partage.

Une nouvelle manière de consommer

Cette économie du partage dépasse de loin la sphère automobile, comme le sondage commandé par Ford le révèle encore. Ainsi 79% des sondés en France sont prêts à partager par exemple leurs outils de bricolage ou encore 72% leurs places de stationnement. Et cela se retrouve même dans les domaines plus intimes, tel que le fait de prêter sa maison à des inconnus, chose quelque peu impensable il y a encore quelques années.

5305073_1nativead1

Une étude CSA sur les préoccupations des Français réalisée en 2015 avec l’Observatoire AXA Votre Service auprès de 2407 personnes démontre aussi cette nouvelle « conso-attitude » :

  • On privilégie la seconde-main, à travers brocantes, vides greniers, sites internet de revente… 68% estiment ainsi que lorsqu’ils achètent un objet celui-ci ne doit pas être nécessairement neuf.
  • On emprunte plutôt que l’on achète : colocation, covoiturage, autopartage, ventes ou locations sur internet… Autant d’usages pour consommer malin.
  • On recourt au financement participatif : seuls 11% des français l’ont déjà fait. Mais un jeune sur quatre a déjà participé à ce type de collecte, ce qui laisse deviner le potentiel derrière ce mode de financement de projets.

De nouvelles habitudes permettant de réaliser des économies, tout en consommant de manière plus vertueuse. Pour 93% des français sondés cela dessine un nouveau mode de vie dans lequel Internet s’inscrit de manière capitale.

– Laura Didelot

Articles du même sujet