Tag: développement durable

21
Oct

Bienvenue dans l’anthropocène

L’anthropocène est l’aube d’une nouvelle période. Celle définie par l’empreinte de l’humanité sur la planète.  Encore récemment, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat [Giec] annonçait sa certitude désormais quasi absolue – à 95% – sur l’origine humaine des changements climatiques. Mais le concept lui-même, l’idée que l’activité humaine affecte la Terre à tel pointl qu’elle puisse traverser un nouvel âge n’est pas nouveau et remonte à la fin du XIXème siècle. Différents termes furent ainsi proposés au cours des décennies, comme Anthropozoïque (Stoppani, 1873), Noosphère (de Chardin, 1922 ; Vernadsky, 1936), Érémozoïque (Wilson, 1992), Anthrocène (Revkin, 1992), etc. Il semble que le succès du terme choisit par Crutzen et Stoermer soit dû à la chance d’avoir été formulé au moment opportun, alors que l’Humanité prenait plus que jamais conscience de la profondeur des impacts qu’elle cause aux milieux planétaires. Le mot est entré dans l’usage depuis 2000 lorsque Paul Crutzen, chimiste hollandais et lauréat du prix Nobel, évoquait le fait que l’époque géologique actuelle devrait se voir attribuer un nouveau nom afin de refléter l’impact majeur et permanent de la vie humaine sur Terre.

Mais revenons sur  l’étymologie. Le Grec ancien Anthropos signifie « être humain ». Kainos signifie quant à lui « récent, nouveau ». L’Anthropocène, définit ainsi la nouvelle période des humains.

anthropocene

L’histoire de la Terre est divisée en fonction de l’échelle de temps géologique, qui est fixé par la Commission internationale de stratigraphie (CIS). Les unités les plus longues de temps sont des périodes, comme l’ère tertiaire, qui s’étend il y’a environ 2,5 millions d’années à 66.000.000 années. Il y’eut des époques plus courtes, comme l’Eocène, qui s’est déroulée  entre 56 millions d’années et 34 millions d’années avant notre ère. L’arrivée officielle de l’anthropocène marquerait la fin de l’Holocène, le temps géologique dans lequel nous vivons maintenant. Identifié par un signal géochimique dans les carottes de glace du Groenland, qui marque le début de conditions plus chaudes et plus humides à la fin de la dernière ère glaciaire, l’Holocène a défini une époque où les humains ont colonisé de nouveaux territoires et la population a gonflé. Depuis la révolution thermo-industrielle, notre planète a basculé vers un état inédit. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des défis considérables. Car l’Anthropocène est avant tout cela : l’histoire d’une formidable accélération qui nous questionne aujourd’hui sur notre rôle : serons-nous les gardiens de la Terre ou les spectateurs impuissants de notre toute-puissance ?

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L’homme, espèce sociale et culturelle inédite, est capable de développer des technologies puissantes afin de transformer l’environnement, créant ainsi des conditions de travail et des modes de vie en constante évolution. En 2005, près de 890 millions de véhicules parcouraient la planète. En 2007, le milliard était dépassé. Aujourd’hui, la voiture individuelle, inexploitée 95 % du temps, est la règle pour les déplacements urbains, périurbains ou de longue distance. Sommes-nous condamnés à subir ce paradoxe ? Bien sûr que non, il existe une solution : l’autopartage. Plutôt que de disposer d’un véhicule individuel restant l’essentiel de son temps à l’arrêt, le membre d’un service d’autopartage se voit utiliser un véhicule selon sa convenance en fonction de ses besoins. Véritable évolution dans la manière d’appréhender la mobilité, le nombre d’utilisateurs de services d’autopartage est à ce titre estimé à 15 millions  d’ici 2020. Nous sommes aujourd’hui à l’avant-garde d’une nouvelle vision de la mobilité, d’un nouveau monde. Au croisement de la voiture connectée, des villes intelligentes et de la consommation collaborative. Alors que certains voient dans la promotion de l’autopartage une forme de concurrence déloyale pour les constructeurs automobiles, le véritable enjeu de ce marché est la pérennisation d’un mode de transport moins néfaste pour l’environnement. En effet, force est de constater que l’autopartage s’inscrit totalement dans le nouveau paradigme de la mobilité qui est passé de la possession à l’utilisation d’un service de mobilité. De plus, selon le cabinet de consulting Frost & Sullivan, le futur de la mobilité se trouve dans l’autopartage de véhicules électriques et non dans la possession de voitures particulières électriques.

 

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29
Jan

Focus sur IssyGrid : un exemple de la ville du futur

La ville de demain sera incontestablement durable. Issy-les-Moulineaux démontre son penchant pour l’innovation en étant démontrasteur des évolutions à venir.  André Santini, maire de la ville, est réjouit de cette initiative regroupant de grands acteurs Français. En effet, Alstom, Bouygues Immobilier, Bouygues Télécom énergies et services, EDF, ERDF, Microsoft, Schneider Electric, Steria et Total et nous même, se sont donc alliés dans le but de penser smartcity, au carrefour de l’énergie, du numérique et de la ville. Pour Guillaume Parisot, directeur innovation chez Bouygues immobilier, le laboratoire IssyGrid s’inscrit sur des sujets récurents tels que la précarité et la transition énergétique. « le numérique à travers Internet, les tablettes, les smartphones a envahi notre quotidien tandis que les modes de vie évoluent. C’est donc à l’échelle d’une ville, à travers l’éco-quartier le Fort d’Issy mais pas seulement que se bâtit ce nouvel univers urbain » explique-t-il.

L’IssyGrid permet le pilotage des énergies sur une superficie de 160 000m2, concernant 1 600 logements et couvrant les besoins de 10 000 collaborateurs. Par conséquent, une centaine de logements situés rue Roger Salengro et avenue Victor Cresson ont été équipés cet été de compteurs communicants. Permettant de recueillir les données de consommation globale de l’énergie en temps réel, ces compteurs sont donc un levier primordial dans l’optimisation de la gestion du réseau. Chaque foyer reçoit donc une facture individuelle de ses consommations réelles, ce qui à termes, permettra de réaliser à distance les interventions chez le client. Plus encore, la mise en place de lampadaires connectés graduant l’éclairage en fonction de la circulation, de l’heure ou des saisons génère pour la ville d’Issy-les-Moulineaux des économies significatives, sachant que ce poste selon l’ADEME représente 40% de la facture d’électricité d’une collectivité ! Enfin, les dispositifs de recharge de véhicules électriques font aussi parti du champ de contrôle du réseau. En effet, les conducteurs de véhicules électriques pourront se voir proposer les meilleurs tarifs horaires pour recharger leurs voitures via SMS.

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Des immeubles de bureau « smart grid ready »

Après l’immeuble test Galeo, siège de Bouygues Immobilier, la Tour Sequana occupée par Bouygues Telecom, vient à son tour d’être équipée par Schneider Electric d’un système d’aide au pilotage du bâtiment et peut ainsi contribuer au lissage des crêtes de consommation. Ainsi, le 29 juillet dernier, la climatisation, en pleine vague de chaleur, a produit du froid stocké au cours de la nuit précédente. Totalement imperceptible par les employés, cette innovation a permis d’économiser environ 500 kWh, soit l’équivalent de la consommation de centaines de logements. Enfin, un système de visite du quartier en réalité augmenté permet, aux collectivités, aux entreprises, aux institutionnels et aux experts, d’accéder sur le terrain aux données relatives aux principaux pôles opérationnels d’IssyGrid®. Une application sur tablette a été réalisée afin de permettre aux visiteurs de visionner en réalité augmentée les premières réalisations d’IssyGrid.

 

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20
Jan

L’autopartage d’automobiles est la solution environnementale

C’est à Brussel expo, lors du salon de l’auto qu’Inter-Environnement Wallonie (IEW) a organisé une action de sensibilisation auprès des visiteurs afin de les informer des mythes qui entourent la voiture électrique. L’idée étant de démontrer l’impact du véhicule électrique sur la mobilité et le développement durable ainsi que de proposer des solutions alternatives à l’utilisation de la voiture.

Samedi dernier, l’organisme a donc distribué aux visiteurs du salon de l’auto des cartes postales invitant les personnes désirant acheter un véhicule électrique à se renseigner sur ses effets via une campagne intitulée « changez de mobilité ».  Pierre Titieux, responsable communication d’IEW explique à ce propos « La voiture électrique est souvent présentée comme la solution de mobilité du futur et la panacée pouvant résoudre tous les problèmes liés à l’automobile ‘traditionnelle’. Or, les éléments nécessaires à sa fabrication contribuent à l’épuisement des ressources naturelles. Les conditions d’exploitation dans le Sud du lithium et du cobalt, utilisés pour fabriquer les batteries, posent des problèmes éthiques » Il est vrai que ce sujet avait déjà porté à débats, notamment via l’étude Comparative Environmental Life Cycle Assessment of Conventional and Electric Vehicles publiée dans le Journal of Industrial Ecology qui démontrait elle aussi que la voiture 0 carbone n’existait pas, du moins pas encore. Nous vous invitons à ce titre, à lire l’excellent article de Green IT à ce sujet !

6a00d834515c5469e2017c3558c710970bIl est clair qu’une voiture, qu’elle soit électrique, hybride ou thermique reste une voiture individuelle, impliquant un taux d’utilisation très faible et une congestion de l’espace public très important. Nous pensons donc que la véritable solution d’avenir est évidemment l’autopartage, qui prouve chaque jour que son impact sur les flottes automobiles est significatif et sans égal. Effectivement, Selon les acteurs interrogés, l’autopartage permettrait d’économiser près de 50 % sur le taxi, 30 % sur la location courte durée et 15 à 20 % sur les indemnités kilométriques !

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