Tag: autopartage étude

03
Fév

Découvrez le livre blanc Mobility Tech Green

Mobility Tech Green vous présente son livre blanc, désormais accessible en ligne ! Retrouvez toutes les informations sur les tendances de l’autopartage B2B, à travers un regard objectif sur le marché et son évolution à venir, afin de déterminer la manière la plus adaptée pour l’implémenter dans votre entreprise. Suivez le guide.


 

 Les 7 points clés

De la définition même du terme autopartage B2B à des études de cas précises, ce livre blanc vous donne toutes les clés en main pour déterminer quel sera votre autopartage.

Définition et enjeux de l’autopartage B2B

Qu’est-ce que l’autopartage  ? Très simplement c’est un système dans lequel un groupe d’individus ayant souscrit un abonnement utilisent un parc de véhicules accessibles en libre service. Exit le véhicule de fonction personnel et bonjour la voiture à la demande  ! Cela résulte en un partage plus équilibré des frais d’entretien ainsi qu’une meilleure fluidité sur les trajets. Parmi les utilisateurs, les entreprises sont particulièrement intéressées aussi bien par la réduction du CTP (Coût Total de Possession) de leur flotte que par la gestion optimisée de leurs véhicules grâce aux nouvelles technologies.

Les chiffres clés

12 millions de membres à travers le monde d’ici 2020  : un chiffre qui donné une idée du dynamisme du marché de l’autopartage, qui devrait connaître une croissance fulgurante de près de 40% par an durant les prochaines années. Déjà très utilisé aux Etats-Unis et dans les pays de l’est depuis plusieurs décennies, c’est aujourd’hui le marché européen qui est en plein essor. Le nombre d’entreprises européennes ayant un service d’autopartage interne devrait passer de 200 en 2013 à 4000 d’ici 2020, soit d’à peu près 2000 véhicules à plus de 100 000.

Un atout quadruple bénéfice

L’autopartage pour entreprises et collectivités représente une véritable réponse à plusieurs enjeux :

  1. Des économies significatives sur le budget flotte automobile.
  2. Une amélioration de l’accessibilité aux services de mobilité grâce à des véhicules en libre-service.
  3. Une utilisation double des véhicules d’entreprises grâce à la mise en place d’une formule pro/perso offrant la possibilité de louer les véhicules le soir et le week-end.
  4. Une participation à la réduction de l’empreinte carbone de son entreprise dans le cadre d’une politique RSE.

Une approche multimodale à interface unique

Alors que les parcs automobiles sont de plus en plus importants, les outils de gestion papiers ou numériques ne suffisent plus à assurer les besoins des responsables de flottes. Après les plate-formes logicielles spécialisées, place au multimodal  ! Le but étant de penser la mobilité d’entreprise de manière globale, en permettant aux employé.es d’utiliser différents modes de transport tout en ayant l’assurance d’être facturé via une plateforme unique.

L’espace partagé  : Quand les mobilités d’entreprises et personnelles convergent

Urbanisation et connectivité accrues ont changé notre manière d’appréhender notre mobilité personnelle au quotidien et, indirectement, notre mobilité professionnelle. Ainsi le marché B2B fait face aux mêmes problématiques que le marché B2C, avec en point principal la remise en cause de la possession de véhicules dédiés à des employés en particulier.

Quelles conséquences pour les salariés ?

Les pratiques de consommation collaborative investissent donc la sphère du travail, à travers le partage d’espaces et aujourd’hui de véhicules. Certains obstacles persistent encore, notamment une perception du service d’autopartage parfois considéré, à tort, comme contraignant. Mobility Tech Green vous invite à lire son étude réalisée en partenariat avec le LOUSTIC (Laboratoire d’observation des usages des technologies de l’information et de la communication) présente dans le Livre Blanc pour en apprendre plus sur ce sujet.

Un regard sur le futur avec la voiture autonome

Un nouveau schéma de mobilité pourrait encore changer la donne : l’autopartage de voitures autonomes. Après l’étape actuelle des véhicules connectés, c’est en effet l’autonomie qui fait rêver les constructeurs, promettant une amélioration de la sécurité sur les routes, des centre-villes moins congestionnés et une optimisation des réservations grâce à des véhicules intelligents. Tout cela participant davantage encore à l’obsolescence du véhicule personnel.


Un véhicule non partagé est à l’arrêt en moyenne 95% de son temps. Une raison de taille pour les entreprises et collectivités de se tourner vers de nouvelles solutions, apportant des bénéfices économiques, ergonomiques et écologiques.

 

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05
Jan

Fun facts : la voiture dans tous ses états !

La nouvelle année c’est l’occasion de faire le bilan de l’année passée, avec statistiques et chiffres à l’appui, mais aussi de replonger un peu dans l’histoire d’un objet central du quotidien des Hommes depuis des siècles, entre bien de consommation et actrice de la culture pop : l’automobile.

 

économie


• 44 milliards de dollars : c’est la modique somme dépensée pour la publicité par l’industrie automobile en 2016, un nombre encore inégalé par les autres marchés.
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En 2016 il s’est vendu plus de 2 millions de voitures neuves en France, soit 5.520 par jour !
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L’industrie automobile se porte bien, et peut dire qu’elle sait se diversifier : la voiture jouet Little Tikes a atteint lors de son 25ème anniversaire en 2004 un record de ventes de 6 millions d’unités, et a même été nommé en 1998 « la voiture de la décennie la plus vendue au monde » par le New York Times, battant à plates coutures la Honda Accord et la Ford Taurus.
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La couleur de voiture la plus répandue dans le monde ? Le blanc, avec une moyenne de 37% au niveau mondial, avec un taux record en Chine où 51% des véhicules en circulation sont blancs !
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Et si on partageait ?


Alors qu’aujourd’hui le nombre d’adhérents à l’autopartage est d’à peu près 7 millions à travers le globe, il pourrait atteindre 36 millions en 2025 soit un nombre multiplié par 5 en l’espace de seulement 10 ans !
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Le revenu produit par ce domaine d’activité devrait passer de 1.1 milliard en 2015 à 6.5 milliards en 2024, soit une multiplication par 6.
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Si tout les conducteurs effectuaient de l’autopartage une fois par semaine, le trafic journalier baisserait de près de 20% !

Dans une étude récente, trois quarts des 18-24 ans interrogés choisissent leur téléphone plutôt qu’une voiture et optent ainsi pour des modes de déplacement alternatifs comme l’autopartage.
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Le Vélopartage a aussi le vent en poupe : début 2016, 980 villes étaient équipées de systèmes de vélos partagés intelligents, soit 1 260 000 vélos partagés en circulation.
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Autour du monde


En Russie, on ne rigole pas avec la propreté des voitures : conduire avec un véhicule sale est une offense criminelle.
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Le deuxième embouteillage le plus long de l’histoire moderne a eu lieu en 1980 sur l’autoroute entre Paris et Lyon, sur une distance de plus de 177 kilomètres !
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Dans la ville de Churchill, au Canada, les habitants laissent leurs voitures ouvertes afin que les passants puissent s’abriter en cas d’apparitions d’invités un peu particulier : des ours polaires.
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Voitures célèbres


Batmobile en 1941 – Infographie par BookMyGarage

La célèbre Batmobile du héros de DC Comics Batman n’a pas toujours été aussi discrète : lors de sa première apparition dans le Detective Comics #48 en 1941 sa carosserie était peinte en… rouge vif ! Loin d’être idéal pour passer incognito…
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Envie de louer une voiture un peu différente ? Aucun souci ! Vous pouvez effectuer un voyage dans le temps au volant de la célèbre DeLorean de Retour vers le futur en louant simplement le véhicule depuis la DeLorean Motor Company.
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DeLorean par Wattle & Daub

Le président des Etats-Unis Lyndon B.Johnson savait comment divertir ses invités : à bord de sa voiture amphibienne, l’Amphicar, il avait pour l’habitude de conduire jusqu’au lac pour faire une belle frayeur… jusqu’à ce que la voiture flotte à la surface de l’eau !
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La plus ancienne automobile en état de fonctionnement, nommée la Marquise par ses créateurs De Dion et Trepardoux, a été vendue en 2011 à un collectionneur aux enchères pour la somme record de 4,6 millions de dollars.
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En voiture Simone !


Selon une étude de DMEautomotive l’activité des conducteurs en voiture est…le karaoké ! (56%) La chanson préférée pour faire des vocalises derrière le volant est « Bohemian Rhapsody » de Queen. Sans doute la faute à la mythique scène d’ouverture du film Wayne’s World !
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En panne de four ? Pas de panique ! Vous pouvez toujours cuire votre repas de fêtes dans le compartiment de votre moteur de voiture. Et oui, vous pourrez conduire assez longtemps pour que la viande soit cuite à point !
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Un petit road-trip lunaire, ça vous dit ? Cela prendrait un peu moins de 6 mois pour atteindre la lune en voiture en roulant à une vitesse moyenne de 95 km/h.
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Les voitures volantes, ça n’existe pas que dans la science-fiction ! La première tentative de construction de ce type de véhicule remonte à 1917 avec l’Autoplane de Glenn Curtiss, qui effectuait des petits bonds.
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Un constat édifiant : une voiture passerait en moyenne 95% de sa durée de vie garée, en étant utilisée par un seul conducteur. Un chiffre qui ne fait qu’encourager le développement du co-voiturage et de l’autopartage.
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21
Oct

Gestion de flotte automobile : 10 millions de véhicules actifs en Europe d’ici 2020

Le marché de la gestion de flotte est aujourd’hui en pleine expansion, aidé par des nouveautés technologiques attrayantes pour les entreprises à la recherche de fiabilité et d’efficacité pour leurs besoins en terme de mobilité.

Selon le cabinet de recherches Berg Insight le marché européen de la gestion de flottes devrait atteindre 10.6 millions de véhicules équipés d’un système de gestion d’administration d’ici 2020, contre 5.3 millions en 2014, soit un taux annuel de croissance de près de 15% ! Cette croissance entrainerait dans son sillage l’augmentation massive (34.4% contre 18 .1% en 2015) des véhicules non-propriétaires en Europe.

driver-1149997_1920En effet, la gestion de flotte connectée devient aujourd’hui incontournable et les technologies sans fil, comme l’utilisation du cloud, n’ont pas fini d’évoluer pour offrir aux entreprises des outils de gestion toujours plus performants afin de gérer au mieux leurs véhicules tout en réduisant leurs frais. Ils peuvent aussi en parallèle en extraire des données afin d’observer les différents usages et ainsi améliorer le service offert à leurs collaborateurs.

La marge de manœuvre est aujourd’hui encore large : selon une étude d’ACFO près de 68% des entreprises doivent encore considérer la transition de véhicules propriétaires à un service de mobilité partagée et gérée de manière centralisée. Toute cette attractivité participera à la croissance du marché qui en 2021 pourrait peser pas moins de 27.90 milliards de dollars.

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04
Mai

Les perspectives du marché de l’autopartage

Le modèle de l’autopartage a bouleversé l’écosystème du marché automobile ces dernières années. Bien qu’encore marginal par rapport à l’usage de véhicules privés, ce moyen de mobilité a trouvé sa place.

Un état des lieux encourageant

Selon l’étude du BCG (Boston Consulting Group) datant de février dernier le plus grand marché reste l’Asie Pacifique (Chine, Hong Kong, Japon, Asutralie, Nouvelle-Zélande, Malaisie, Singapour, Corée du Sud et Taiwan) avec 2,3 millions d’usagers et 33,000 véhicules. L’Europe (Russie et Turquie incluses) représente néanmoins le marché où les services sont les plus présents par rapport aux nombres d’habitants, avec 2,1 millions d’usagers et 31,000 véhicules. Enfin, l’Amérique du Nord arrive en troisième place avec 1,5 million d’usagers et 22,000 véhicules au compteur.

Au niveau mondial c’est donc 86,000 véhicules qui roulent déjà en autopartage, avec 5,8 millions d’usagers. Cela représente également 2,5 milliards de minutes réservées par an et un revenu annuel de 650 millions d’euros pour les trois marchés.

carsharingbcg3Source : BCG

Le champion mondial est l’Allemagne, qui compte pas moins de 140 services d’autopartage : entre 2001 et aujourd’hui le nombre de véhicules est passé de 1000 à 15400, ce qui représente la moitié de la flotte européenne. Mais même dans ce pays adepte, l’autopartage représente un mode de mobilité encore trop peu privilégié : il représente seulement 0,1% des choix de déplacement, contre 29,5% pour les véhicules privés.

Pourtant il a été calculé qu’en Europe les conducteurs urbains conduisant moins de 7500 kilomètres par an paieraient moins en partageant qu’en possédant un véhicule.

carsharingbcgSource : BCG

Toujours selon le BCG, les choses vont encore s’accélérer. D’ici 2021, il y aura 35 millions d’usagers, avec un revenu annuel de 4,7 milliards d’euros. Et c’est le marché européen qui prendre la tête, avec un revenu de 2,1 milliards. La réservation de minutes s’élèvera à 1,5 milliards…par mois ! Chaque voiture sera utilisée 15% du temps, laissant le temps pour la maintenance, le repositionnement et la recharge de carburant, et seront remplacées tous les 12 mois. Et cette accélération de l’autopartage dépasse d’ores et déjà la sphère des particuliers.

Un modèle attractif pour les entreprises

2015 a en effet été l’année où l’autopartage, et plus généralement, l’économie partagée a vu croître un public  : les entreprises, intéressées par des services plus connectés, commodes et économiques.

Selon Sarwant Singh, Senior Partner et Practice Director of Automotive and Transport chez Frost & Sullivan, « l’autopartage, initialement basé sur les modèles B2C et P2P, fonctionne désormais aussi en B2B avec la popularité croissante de l’autopartage en entreprise. »

Une étude du célèbre cabinet Frost & Sullivan prévoit ainsi qu’entre 75000 et 100000 véhicules d’entreprises devraient fonctionner en autopartage d’ici 2020 en Europe. L’écosystème évoluera aussi en parallèle, avec une multiplication des acteurs en présence et un nombre d’entreprises intégrant un service d’autopartage pour leurs employés passant de 200 en 2013 à 4000 d’ici 2020. Attractif, ce modèle permet une réduction de 30% du coût global d’un parc automobile.

carsharingbcg2Source : BCG

Dans un article pour L’Opinion le président de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise (OVE), Bernard Fourniou, évoque également cette évolution des politiques de déplacements dans beaucoup d’entreprises. Aussi bien la recherche d’une réduction du poids du poste transports, le souci d’une mobilité durable ou encore l’impact de la numérisation de l’économie sont à l’origine de cette vague de changements. La sphère numérique brouille de plus en plus les frontières établies entre déplacement professionnel et personnel, en offrant une accessibilité accrue aux usagers en semaine ou durant les week-ends. 

Les systèmes de réservation de voiture en libre-service représentent ainsi une belle solution pour les entreprises ne pouvant pas garantir l’entretien d’une flotte de véhicules de fonction, tout en résolvant également une partie des problèmes liés aux endroits de stationnement. Les voitures autonomes, disponibles notamment en autopartage, sont une autre étape de ce changement de modèle de mobilité, mais ne toucheront en force le marché qu’en 2027 selon les prévisions du BCG.

– Laura Didelot

Crédit image de couverture : Supertotto

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09
Oct

Autopartage : effet de mode ou réelle tendance de fond ?

Partager un véhicule au lieu d’utiliser systématiquement sa voiture personnelle est la grande tendance du moment. En effet chaque jour, le transport individuel provoque des embouteillages, de la pollution ainsi que la pénurie des places de stationnement. Etant le numéro 1 du mode de transport, l’automobile est aussi le plus grand fardeau des espaces urbains. Plusieurs solutions alternatives émergent et permettent aujourd’hui d’envisager la ville autrement. Effectivement, non seulement l’électromobilité prend une place importante en France, mais aussi le partage de véhicules via plateformes numériques.

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Ainsi, le covoiturage a le vent en pouple, à l’image de BlablaCar qui démontre réellement que le covoiturage n’est plus seulement l’apanage des étudiants et dépasse les allers-retours pour le travail. Il est à ce titre en pleine croissance, à l’image d’autres concepts de l’économie collaborative. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, Blablacar a franchi la barre des 10 millions de membres. Le leader européen du covoiturage, d’origine française, aligne désormais les chiffres à son compteur: 12 pays conquis, 73 millions d’euros levés en juillet, 170 salariés.

En outre l’autopartage se développe de manière exponentielle. Illustré par le succès d’Autolib’ qui compte déjà 103 080 abonnés, et plus de 2000 véhicules à disposition des Franciliens. Ce système gère environ 10 000 locations par jour, et a été utilisée 2.9 millions de fois depuis son lancement il y a bientôt deux ans. Mais l’autopartage n’est pas seulement Parisien. Un exemple de réussite en Province, Marguerite. Créé à Nantes en 2008, le service d’autopartage Nantais compte aujourd’hui 800 abonnés qui peuvent utiliser une flotte de 30 voitures réparties dans 25 stations à Nantes et Rezé. « Nos 800 utilisateurs sont autant d’ambassadeurs. Ils sont satisfaits à 95 %. Marguerite, c’est simple à l’usage. Il suffit à l’utilisateur de deux clics sur internet ou sur son portable pour réserver Marguerite à la station qui l’intéresse. ». Autre fait marquant, depuis 2011, les véhicules CityRoul’, système d’autopartage de la ville de Rennes sont accessibles grâce à la carte Korrigo, moyennant un abonnement. Une initiative multimodale bien en avance sur son temps !

autopartage mobilycar

Quid des entreprises ?

« Il s’agit d’enclencher un changement, de ne plus raisonner en possession mais en usage. Nous allons ainsi proposer à plus de salariés la possibilité de disposer d’un véhicule. Cela permettra de limiter l’emploi du taxi, d’éviter l’usage du véhicule personnel et donc le recours aux IK, et de pallier les difficultés des transports en commun dans certaines zones », explique Jean Zermati. Le gestionnaire de la flotte d’Orange compte doubler la taille de ce parc en auto-partage dès l’an prochain : « Au bout de quatre ou cinq ans de déploiement, nous espérons réduire de quelques milliers d’unités la taille de la flotte », avec quelques millions d’euros d’économies à la clé.  Avec des bénéfices importants tels que la diminution du parc existant de 30% et la réduction des frais kilométriques de 50%, l’autopartage devient la solution plébiscitée par les entreprises.

C’est en effet ce que confirme la dernière analyse du cabinet Frost & Sullivan. Le nombre de véhicules utilisés dans le cadre de l’autopartage pour entreprises devrait se multiplier par 50 durant les 6 prochaines années en Europe. Il est à ce titre estimé qu’environ 2000 véhicules sont utilisés actuellement dans le cadre de l’autopartage pour entreprise en Europe. Ce chiffre d’ici 2020 devrait passer à plus de 100 000, à l’image du groupe Assystem, qui gérait ces voitures au sein de pools attribués par services : « La moitié d’entre elles n’étaient utilisées que partiellement tandis que les autres l’étaient au-dessus du kilométrage des contrats de location », indique Laetitia Deffains, directrice mobilité de l’entreprise. Désormais, Mobility Tech Green fournit non seulement le système de gestion d’auto-partage « e-Colibri » (logiciel de gestion, système embarqué), mais aussi les voitures en LLD.

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28
Août

Le marché mondial de l’autopartage va connaître un taux de croissance annuel de 41,35% entre 2013 et 2018

C’est en tout cas la conclusion de l’étude de Reportsnreports.com. En effet, au cours des trois dernières décennies, le partage de voiture est passé d’un service de base fourni par des opérateurs classiques à un service largement reconnu de transformation du paysage urbain. Les différents services d’autopartage offrent de nombreux visages tels que le l’autopartage B2C, B2B et C2C. Plus d’information sur les différentes formes d’autopartage ici.

Les analystes prévoient ainsi que le marché mondial de l’autopartage va croître de 41,35% par an sur la période 2013-2018. Le présent rapport couvre l’état de l’art actuel et les perspectives de croissance du marché mondial de l’autopartage au cours de la période 2014-2018. Cette recherche a été préparé sur la base d’une analyse de marché approfondie avec les contributions des experts de l’industrie. Le rapport couvre à ce titre la région Asie-Pacifique, Europe, Amérique du Nord, et du reste du monde. Enfin, le rapport comprend une discussion sur les principaux opérateurs d’autopartage à travers le monde.

Est-ce si étonnant ? Pas vraiment, rappelons que si 2013 était l’année de la démocratisation de l’autopartage, 2014 sera celle de son avènement. Effectivement, les grands groupes possédant une large flotte automobile se tournent de plus en plus vers l’autopartage pour entreprises. « En 2013, 1750 véhicules de flottes d’entreprises étaient équipés en autopartage. Nous voyons une explosion de ce chiffre pour 84 000 véhicules équipés d’ici 2020 » nous expliquait Franck Leveque, vice président de la branche transport et automobile de Frost & Sullivan dans notre article sur les tendances de l’autopartage en 2014.

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21
Juil

Une première enquête nationale sur l’autopartage en trace directe

En 2013, le bureau de recherche 6t avait réalisé la première enquête nationale sur l’autopartage en boucle afin d’analyser son impact sur la mobilité urbaine. Ce même bureau de recherche a décidé de réitérer l’expérience mais en s’intéressant cette fois ci à l’autopartage en trace directe. Avec le soutien de l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie (ADEME), 6t a publié en mai 2014 la première enquête nationale sur l’autopartage en trace directe portant notamment sur le cas Autolib’ : « L’autopartage en trace directe : quelle alternative à la voiture particulière ? ».

L’autopartage est défini par le 6t comme un « système de location de voitures, généralement en milieu urbain, qui permet d’utiliser les véhicules avec ou sans réservation et de façon ponctuelle. ». Il existe actuellement cinq systèmes d’autopartage :

  • L’autopartage « en boucle » : la réservation ainsi que le retour à la station de départ sont obligatoires et le temps de location doit être renseigné.
  • L’autopartage « en trace directe » : le véhicule n’est pas réservable et aucune durée de location n’est à fournir. Le véhicule ne doit pas obligatoirement être ramené à la station de départ.
  • L’autopartage « entre particuliers » : la réservation et la durée de location doivent être renseignées au moins 24h à l’avance par le biais d’opérateurs qui s’occupent de la facturation et des assurances.
  • L’autopartage « en free-floating » : des véhicules sont mis à la disposition des usagers dans une zone limitée d’une agglomération. Les usagers peuvent géolocaliser et réserver un véhicule via leur smartphone.
  • L’autopartage « one way »: le véhicule est en libre service et doit être ramené restitué dans une des stations qui n’a pas obligatoirement à être la station de départ.

autopartage étude

Selon l’enquête, l’autopartage reste un phénomène marginal en France avec environ 200 000 usagers (début 2014). Le marché de l’autopartage connaît cependant une forte croissance et possède un fort potentiel de développement. Actuellement, l’essentiel des offres d’autopartage concerne des systèmes en boucle mais selon l’étude du 6t, de plus en plus de collectivités seraient intéressées par une offre d’autopartage en trace directe.

Dès lors, Autolib’, le plus grand service d’autopartage en trace directe du monde avec ses 2 000 véhicules et ses 43 000 usagers actifs (fin janvier 2014), représentait le terrain d’étude idéal pour les chercheurs. Cependant, l’enjeu de l’enquête n’étant pas l’analyse des autolibeurs mais le phénomène de l’autopartage en trace directe, deux analyses ont été réalisées. Les autolibeurs ont d’abord été comparés avec les usagers d’un service d’autopartage francilien en boucle, Mobizen, au travers d’une enquête réalisée entre novembre 2013 et janvier 2014  à laquelle 1 169 personnes (644 usagers d’Autolib’ et 525 usagers de Mobizen) ont répondu. L’objectif était notamment de neutraliser les spécificités parisiennes (densité de l’offre des transports en commun, faible taux de motorisation, faible usage de la voiture particulière, etc.). Ensuite, les chercheurs ont analysé ces résultats à la lumière d’un échantillon d’usagers de services d’autopartage en boucle situés en province, usagers qui avaient été interrogés lors de l’enquête nationale sur l’autopartage en boucle en 2013. L’objectif consistait à comparer les comportements franciliens avec ceux des autres régions françaises.

autopartage étude

L’enquête souligne que la voiture en trace directe apparaît de plus en plus comme un substitut à la voiture particulière. En effet, l’autopartage en trace directe offre les mêmes avantages qu’une voiture personnelle mais sans les contraintes. Ainsi, 57% des autolibeurs utilisent le service au moins deux fois par semaine. De plus, 6% des usagers d’Autolib’ l’utilisent chaque jour pour se rendre au travail et 32% des usagers l’utilisent souvent dans ce but. Un facteur expliquant ce succès d’Autolib’ est sa très grande visibilité et facilité d’usage. En effet, Autolib’ possède 869 stations dont 840 en voirie tandis que Mobizen ne possèdent que 115 stations dont 26 en voierie.

autopartage étude

Par ailleurs, la voiture d’autopartage en trace directe est une solution jugée plus pratique que les transports en commun : 25% des usagers d’Autolib’ trouvent ce service plus pratique et confortable que les transports en commun alors que seulement 1% des usagers de Mobizen l’utilisent par préférence aux transports en commun. La motivation économique passe au second plan pour les usagers d’Autolib’ (18%) contrairement aux usagers de Mobizen dont 31% des usagers ont opté pour l’autopartage pour des raisons d’économies financières. Enfin, fait pour le moins étonnant, la valeur écologique n’a que très peu d’influence dans la décision de souscrire à un service d’autopartage.

 autopartage étude

Les services d’autopartage, en boucle ou en trace directe, participe grandement à la démotorisation des ménages. En effet, l’enquête a relevé une réduction de 23% du parc automobile des usagers d’Autolib’ et une réduction de 67% du parc automobile des usagers de Mobizen. Par ailleurs, les chercheurs ont constaté qu’une voiture Autolib’ remplace 3 voitures particulières et libère 2 places de stationnement. Quant à une voiture Mobizen, elle remplace 7 voitures particulières et libère 6 places de stationnement. Toutefois, les services d’autopartage en trace directe concurrence également les autres modes de transports puisque l’enquête révèle que les usagers d’Autolib’ ont réduit de 18% leurs trajets en transports en commun. En effet, il apparaît clairement dans l’étude que les autolibeurs utilisent moins les modes de transport alternatifs (transports en commun, vélo, marche à pied). La question de l’impact des services d’autopartage en trace directe sur les comportements des usagers en termes de mobilité se pose alors. Contrairement à l’autopartage en trace directe, le service d’autopartage en boucle accroit le recours à la multimodalité. En effet, en plus de considérablement réduire le parc automobile de ses usagers, les services d’autopartage en boucle favorisent l’utilisation du vélo et des transports en commun.

Evolution de la part de usagers utilisant quotidiennement les différents modes de transport avant et après l’abonnement à un service d’autopartage (bureau de recherche 6t)

Autopartage en trace directe (Autolib’)

Autopartage en boucleIdF (Mobizen)

Autopartage en boucle hors IdF

Parts des usagers avant

Part des usagers aprèsEvolutionParts des usagers avantPart des usagers aprèsEvolutionParts des usagers avantPart des usagers après

Evolution

Voiture personnelle

13%5%– 63%9%1%– 93%15%4%-76%
Deux-roues motorisés

9%

5%– 42%8%8%0%4%4%

0%

Vélo en libre service

4%

4%0%5%7%+ 30%29%35%

+ 20%

Transport en commun

61%

50%– 18%64%65%+ 2%40%45%

+ 14%

Marche à pied25%23%– 7%35%36%+ 4%36%38%

+ 6%

            Au final, à l’échelle d’un usager, l’autopartage en trace directe remplace moins de voitures et supprime moins de kilomètres que l’autopartage en boucle. Toutefois, la transition vers les véhicules électriques et la densité de l’offre permet à Autolib d’avoir un nombre d’usagers bien supérieur à celui des services d’autopartage en boucle et donc d’avoir un effet plus important sur la mobilité. Selon les conclusions de l’enquête du bureau d’études 6t, la facilité d’usage est le point de fort d’Autolib’. Cependant, ce point fort se révèle également être un frein au changement de comportements des usagers, le reflexe « tout Autolib’ » n’incitant pas l’abonné à recourir à la multimodalité. Contrairement aux usagers des services d’autopartage en trace directe, ceux des services d’autopartage en boucle utilisent beaucoup moins souvent les véhicules d’autopartage qu’ils n’utilisaient la voiture. De plus, ce système en boucle avec réservation obligatoire oblige les usagers à combiner quotidiennement les différents modes de transports. En définitif, l’autopartage en trace directe et en boucle, qui ont un impact différent sur la mobilité, peuvent être complémentaires. En effet, selon l’enquête du 6t, les personnes abonnées à la fois à Autolib’ et Mobizen ont les pratiques les plus écomobiles : 87% d’entre eux ne possèdent pas de véhicule personnel et continuent d’utiliser les transports en commun.

autopartage étude

En conclusion, l’enquête souligne que le développement de l’autopartage passe nécessairement par une réflexion sur l’hybridation de ces différents systèmes et sa complémentarité avec les autres modes de transports. Les conclusions de l’enquête mettent notamment en avant l’intégration tarifaire entre autopartage en boucle, en trace directe et entre particuliers ainsi qu’avec les autres modes de transports alternatifs. Cette complémentarité favoriserait les comportements écomobiles et permettrait d’optimiser la régulation des services.

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08
Avr

Étude AlixPartners sur l’autopartage : Berlin et Londres reines de l’Europe, Rome et Madrid à la traîne

Le nombre d’utilisateurs de services d’autopartage en Europe est voué à augmenter de manière significative dans les prochaines années. Sur le vieux continent, l’Allemagne est aujourd’hui sans conteste le pays dans lequel le « partage de voiture » (2300 véhicules) est le plus répandu avec en tête Berlin possédant plus de 200 000 abonnés, tandis que Rome et Madrid sont les mauvais élèves parmi les capitales. Néanmoins l’Italie n’est pas en reste ! En effet, les chiffres de croissance du taux d’utilisation de l’autopartage à Milan ainsi que dans plusieurs villes Européennes sont extrêmement encourageants. Ainsi par exemple, Milan prévoit plus de 95 000 abonnés d’ici 2016 pour un total de véhicules en autopartage de plus de 1500 unités. Cela s’explique notamment par une véritable volonté d’abandon de la propriété pour une logique d’utilisation de véhicules et des coûts inhérents au fonctionnement et à l’entretien.

Telles sont les principales tendances qui se dégagent de l’analyse du cabinet international de conseil AlixPartners sur le thème « L’auto-partage. Défis et opportunités de la nouvelle mobilité urbaine ». Cette étude postule de fait, que plus de 4 millions de voitures vont disparaître des rues d’Europe et des Etats-Unis d’ici 2020.

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