Category: Ecomobilité

12
Jan

CES 2017  : l’innovation automobile à l’honneur  ! 

Comme chaque année nous vous proposons un petit tour d’horizon des innovations dans le domaine de la mobilité présentées lors du CES (Consumer Electronics Show) qui s’est tenu du 5 au 8 Janvier à Las Vegas. En parfaite dynamique avec les deux éditions précédentes, le CES 2017 a été très justement rebaptisé le «  Car Electronics Show  » par la presse américaine tant la présence des constructeurs automobiles et des concept-cars innovants fut forte lors de ce rendez-vous immanquable pour les férus d’innovations technologiques en tous genres. On vous dit tout sur les tendances majeures dans le secteur de l’automobile.

Aller plus loin avec l’électrique

© Faraday Future

1. La FF91  : le SUV de luxe 100% électrique par Faraday Future

La start-up américaine Faraday Future parie sur l’élégance et la vitesse avec ce modèle de SUV 100% électrique annonçant une autonomie record de 700km ainsi qu’une vitesse de 100km/h atteinte seulement en 2,39 secondes. La FF91 est le tout premier véhicule de ce constructeur, ne cachant pas son ambition depuis sa création extrêmement rapide de concurrencer les véhicules électriques de Tesla. Une dernière chance pour l’entreprise, ambitieuse dans ses idées, mais qui a pour le moment bien du mal à les concrétiser.

2. POM  : le véhicule électrique open source par Renault

© Renault

Le constructeur Français a créé la surprise non en présentant un véhicule autonome mais une version dénudée de sa voiture électrique Twizy, POM ou Platform Open Mind, en partenariat avec la start-up italienne OSV et ARM pour la partie software du projet.

La particularité de celui-ci  ? Il s’agit en fait d’un «  un kit de développement automobile destiné aux étudiants, start-up, chercheurs, qui vont pouvoir créer des services et de nouveaux usages », indique Frédéric Auzas, chef de projet POM. « Ils pourront modifier le software grâce à cette base open source ». Un moyen pour Renault de mettre en avant son travail accru avec des start-up et une volonté d’ouvrir les données pour permettre aux inventeurs d’aujourd’hui de créer leur voiture de demain.

Place à la voiture autonome et intelligente 

L’autonomie des véhicules est bien entendu l’un des enjeux majeurs actuels pour les constructeurs, et symbolise parfaitement l’association entre l’informatique et l’automobile. Rien d’étonnant donc que l’édition 2017 du CES ne déroge pas à la règle avec son florilège de concept-car autonomes, idéals pour faire rêver et se projeter dans le (possible) futur de la mobilité à 4 roues.

1. Toyota  : Concept-i ou l’autonomie partielle au service du conducteur

© Toyota

La branche californienne du japonais Toyota a posé sa pierre à l’édifice en imaginant la voiture de 2030 avec le ludique Concept-i. Premier né des recherches du tout récent centre d’intelligence artificielle de la marque, ouvert l’année dernière, Concept-i est une voiture autonome apprenant progressivement grâce à l’usage qu’en fait son propriétaire. Son centre d’intelligence artificielle, Yui, permettra de choisir entre une conduite manuelle ou autonome, selon les envies du conducteur. Un modèle qui mise donc sur les interactions homme-machine plutôt que sur une autonomie totale, avec une IA servant de co-pilote à tout moment.

2. La Honda NeuV  : véhicule d’autopartage autonome  ?

© Honda

Honda a également présenté son prototype autonome : la NeuV. Lui aussi mise sur l’intelligence artificielle, mais va plus loin avec «  l’emotion engine  » ou «  moteur émotionnel  ». Grâce à des capteurs disposés dans l’habitacle couplé à une analyse comportementale du conducteur, l’intelligence artificielle peut déterminer votre état d’esprit et ainsi réagir en conséquence. Une technologie à la fois pour améliorer la conduite (par exemple si vous vous énervez au volant l’IA réduira la vitesse) mais aussi le quotidien des passagers en enclenchant par exemple de la musique ou d’autres sources de divertissement si celle-ci détermine que les passagers n’ont pas le moral.

Le président de la recherche chez Honda, Yoshiki Matsumoto, a également présenté un angle qui nous intéresse particulièrement  : la possibilité de faire de la NeuV un véhicule idéal pour l’autopartage autonome lorsqu’elle n’est pas utilisée par son propriétaire, grâce à son centre d’intelligence artificielle.

3. La Nvidia BB8

Lors de sa démonstration de conduite au CES 2017, la voiture autonome BB8 a impressionné par sa conduite très fluide et gérant les virages les plus ardus. Nommée ainsi en hommage à Star Wars par son constructeur Nvidia, spécialiste des cartes graphiques et expert en intelligence artificielle depuis quelques années, BB8 est équipée de la plate-forme Drive PX2. Celle-ci permet au véhicule d’apprendre des erreurs de conduite, de les enregistrer et ainsi de les corriger.

La prochaine étape pour Nvidia ? L’équipement de la nouvelle Audi en 2020 avec leur intelligence artificielle baptisée Xavier, co-pilotage intelligent facilitant la conduite et qui étudiera lui aussi le comportement via reconnaissance faciale.

La vie au sein de l’habitacle du véhicule ne sera donc bientôt plus la même. Alors que faire lorsque l’autonomie nous aide à ne pas nous concentrer uniquement sur notre conduite  ?

Anticiper la conduite de demain

Pilote automatique et maintenant un futur tout en autonomie : l’attention va ainsi se libérer et les mains ne seront plus toujours sur le volant. Les constructeurs vont devoir ainsi imaginer de nouvelles interactions possibles pour le conducteur et les passagers, redéfinissant ainsi le concept même de commande du véhicule.

1. BMW  : commande gestuelle via hologramme BMW HoloActive Touch

© BMW

Le BMW Group n’a pas présenté cette année un véhicule entier, mais bel et bien une maquette, la BMWi Inside Future, qui incite les visiteurs à découvrir les aménagements possibles de l’intérieur des futures voitures du groupe, autonomes et intelligentes, et où le conducteur devra se refaire une place bien particulière.

Le constructeur allemand imagine ainsi une commande gestuelle par hologramme grâce à laquelle le conducteur pourra s’occuper en lisant ses mails, en regardant des programmes télévisés ou encore en consultant des sites internet. C’est bel et bien dans la manière de présenter ces informations que dans leur contenu même que l’innovation réside ici.

2. Fiat-Chrysler : Portal Concept ou une aire de divertissement mobile

© Fiat-Chrysler

Se positionnant comme un véhicule familial électrique, et non comme un concept-car futuriste hyper-puissant, le Portal Concept vise avant tout les «  millenials  », tranche de consommateurs entre 18 et 34 ans et grands adeptes de technologies. Parfois réticents à conduire, avec notamment une baisse notable d’achats de véhicules par rapport aux générations précédentes, le constructeur italo-américain espère les convaincre en misant sur le virtuel et la modularité. L’habitacle peut ainsi être configuré de différentes manières selon les besoins des passagers, et est équipé de pas moins de 20 dispositifs afin de connecter smartphones, tablettes ou ordinateurs.

Disposant pour le moment d’une autonomie de niveau 3 (conduite autonome sur les grands axes comme les autoroutes avec le conducteur comme solution de repli en cas de danger) le Portal Concept pourrait bénéficier par la suite d’une autonomie totale (niveau 4) permettant ainsi au véhicule de devenir un espace familial de divertissement, connecté et adaptable.


Le CES 2017 réalise donc le pont entre attentes des consommateurs en terme d’innovations technologiques, par des outils aux usages concrets, tout en donnant à rêver de voitures futuristiques, nous étonnant aussi bien par leurs aspects que par leurs capacités à nous comprendre.

Photographie de couverture :  la voiture Faraday Future FF91 dévoilée lors de la conférence de presse au CES. Crédit : Jae C Hong/AP

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14
Déc

Mobilité des salariés : des enjeux encore sous-estimés par les entreprises

Bien que la mobilité liée au travail soit l’un des piliers de notre mode de vie contemporain les entreprises ont encore du mal à cerner les attentes et besoins des salariés au quotidien en matière de déplacement. Pourtant, celles-ci ont un rôle fondamental à jouer alors que la notion même de travail est en train d’évoluer.

Une étude du Forum Vies Mobiles, réalisée par l’IAE de Paris (l’Institut d’Administration des Entreprises) auprès de 340 DRH, permet de mettre en parallèle vision des entreprises et réalité des employés.

Des impacts écologiques et sociologiques minimisés

 

Il ressort tout d’abord de cette étude une incompréhension du terme « mobilité des salariés ». Pour beaucoup d’entreprises celle-ci reste liée au changement de poste, et non sur les déplacements quotidiens et leurs conséquences sur la vie personnelle d’un employé.

Les entreprises attendent en priorité des retombées économiques lors de la mise en place d’une politique de gestion des déplacements : l’amélioration de la productivité est le point plus important pour 78% des interrogés, contre 28% pour la réduction de l’empreinte carbone.

Du point de vue individuel, les risques de burn-out ou de problèmes familiaux liés aux déplacements trop nombreux ou trop longs ne sont pas pris en compte par 50% des entreprises. Néanmoins, 70% d’entre elles se disent prêtes à considérer ces éléments dans leur politique de gestion. Ainsi, le problème de l’uniformité des solution ressort, les besoins de chacun n’étant pas détectés.

Limiter plutôt qu’améliorer les déplacements : quelle place pour le numérique ?

Les enjeux sociaux mais aussi environnementaux sont souvent écartés, et les dirigeants préfèrent miser sur l’utilisation d’outils numériques (69%) plutôt que la mise en place d’offres de transports plus performantes (36%).

Généraliser les outils numériques permettrait notamment le développement du télétravail (53% des interrogés considère le télétravail comme un outil intéressant), mais tout cela a des limites, notamment une mise en place longue et non généralisable à tous les secteurs d’activité (restauration, services à la personne…). Des questions managériales se posent également, le travail à distance nécessitant un suivi accru et donc un travail d’encadrement plus important.

Bien que facilitant certains aspects du travail des employés, les outils numériques et le télétravail ne peuvent être la réponse exclusive au problème des déplacements domicile-travail parfois éreintants pour les salariés.

Mobilité des salariés : un enjeu entre sphère professionnelle et pouvoirs publics

 

Tout en désirant l’accompagnement des pouvoirs publics, les entreprises sont encore peu nombreuses à avoir mis en place un Plan de déplacement d’entreprises (PDE). Une explication serait la difficulté à comprendre les actions publiques locales et le manque d’un guichet unique en matière de mobilité qui permettrait de centraliser et faciliter les démarches nécessaires. Les offres de transports alternatifs, comme les vélos en ville, ne sont également pas souvent pensées à destination des entreprises. Un manque à gagner pour les pouvoirs publics, qui pourraient grandement bénéficier de ces nouveaux usages.

Le problème des transports saturés est en effet plus que jamais d’actualité, surtout dans les métropoles, comme nous le rappelle la dernière étude de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Ile de France. La relation entre emploi et mobilité doit se repenser au delà de la sphère professionnelle pour évoluer. En effet, de plus en plus de Franciliens optent pour des modes de déplacement alternatifs, comme les transports collectifs, et des solutions doivent ainsi être pensées afin de faire face à une saturation grandissante des réseaux publics. Une autre conséquence, également due au climat économique actuel, est la croissance fulgurante des non-salariés (travailleurs indépendants) depuis une dizaine d’années en région parisienne.

Selon un essai sur l’harmonisation des horaires de travail pour un grand nombre d’actifs, «les déplacements domicile-travail sont un moment particulièrement pénible et de plus en plus mal vécu dans une société où la quête de l’optimisation est renforcé par l’usage des technologies d’information et de communication ».

Chaque jour, on comptabilise plus de 41 millions de déplacements en région parisienne, dont 12 millions de trajets domicile-travail. D’où la nécessité urgente de penser autrement la mobilité des salariés. L’une des initiatives encouragées par la SNCF est l’adoption par les entreprises et employés d’horaires décalées afin d’éviter les horaires de pointes.

Celle-ci avait été expérimentée en Seine-Saint-Denis, où une personne sur 4 met plus d’une heure à se rendre à son travail, et des discussions ont été engagées entre le groupe ferroviaire et le Medef Ile-de-France afin de l’étendre à d’autres villes. Un partenariat entre secteur public et privé qui bénéficierait aux différents acteurs et plus généralement aux usagers, et qui permettrait de mieux répondre aux nouvelles modalités de travail et de mobilité.

Une des premières expériences du type a été réalisée en 2012 à Rennes, en décalant les horaires des cours de l’Université Rennes 2 pour réduire l’affluence à la station Villejean. Celle-ci avait permis de faire baisser le trafic de 10% sur la tranche horaire la plus chargée.

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09
Déc

Solutions de gestion connectée : une augmentation de 25% dans les flottes de camions transporteurs

Alors que le trafic routier est de plus en plus intense et que le déploiement de flottes de véhicules augmente afin de répondre à une demande grandissante, les gestionnaires cherchent aujourd’hui des solutions efficaces pour garantir une utilisation optimale des véhicules.

Le secteur des flottes de camions transporteurs s’intéressent ainsi de plus en plus près aux solutions de télématique, qui pourraient permettre à la fois d’améliorer le travail quotidien des employés, la satisfaction des clients tout en augmentant la marge de profits réalisés. Selon un rapport de Peoplenet chaque conducteur de camion passerait en effet près de 110 heures chaque année à remplir leurs rapports de trajets, et l’industrie du transport en camion pas moins de 51 millions d’heures à vérifier et cataloguer ces données collectées. Une masse de données de plus en plus difficile et longue à gérer, mais qui ne pourrait pas résister aux solutions de télématique embarquée disponibles aujourd’hui !

Les bénéfices de la télématique embarquée pour les flottes de camions

Des déplacements plus efficaces : Une communication en temps réel ainsi que l’utilisation d’applications dédiées permettent de mieux choisir les itinéraires et de classer les livraisons en terme de priorité.

Garantir la sécurité : Une conduite monitorée induit des comportements de conduite plus responsables, et donc moins d’accidents ou de dommages sur les véhicules. Les gestionnaires peuvent ainsi observer l’utilisation de leurs véhicules et conseiller si besoin leurs employés sur une conduite plus adaptée (comme l’éco-conduite). Certaines entreprises utilisent également le principe de la gamification afin d’inciter une conduite plus sécurisée.

Augmenter la satisfaction des employés : L’accès à des rapports numériques permet à l’employé de mieux maîtriser ses routines journalières, en surveillant notamment la durée de travail effectuée en temps réel et en leur permettant de gagner du temps sur leurs rapports. Un bénéfice non négligeable, les plaintes les plus courantes des collaborateurs étant relatives au dépassement d’horaires de service.

Les outils de communications tels que les smartphones ou tablettes réduisent également le stress en permettant un contact régulier avec le client ou les autres employés du réseau. Un moyen d’améliorer la connectivité des conducteurs, qui se sentent parfois isolés dans le cadre de leur travail. Ces technologies peuvent également être utilisées hors heures de services (pauses, etc…) afin de regarder des films, jouer ou encore contacter sa famille.

Réduire les coûts de gestion : Optimiser les itinéraires c’est aussi tout simplement faire des économies sur le carburant. Les gestionnaires peuvent diriger les conducteurs à distance, via les tablettes présentes dans les véhicules, afin d’éviter les embouteillages ou autres incidents.

Source : Goodyear

Un entretien mieux géré des camions : L’utilisation de capteurs peut par exemple donner des alertes en temps réel si un problème mécanique est observé, et planifier en conséquence une réparation dans un meilleur délai en contactant directement un centre de réparation. La maintenance s’organisant en avance, les véhicules sont moins susceptibles de tomber en panne à un moment inopportun.

Brian McLaughlin, president de PeopleNet, précise aujourd’hui que l’adoption de ces solutions accélère, avec une augmentation de 20 à 25% par an ! Frost & Sullivan estime ainsi que l’industrie de la connectivité dédiée aux flottes de camions pourrait peser près de 248 milliards de dollars d’ici 2022.

La prochaine étape ? Pouvoir déceler la fatigue chez le conducteur, le diriger automatiquement vers une place de parking et même l’aider à se stationner. Encore plus poussé, des experts en transport parient sur les camions autonomes. Un défi technologique de taille qui se doit de répondre à des enjeux de l’ordre économique et sécuritaire.

Photo de couverture : Goodyear

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30
Nov

Circulation : le lien évident entre embouteillages et productivité

Chaque année, TomTom présente son index de trafic annuel, mesurant la congestion sur les réseaux routiers dans pas moins de 295 villes à travers le monde. Une étude efficace permettant de donner aux usagers des informations précieuses sur l’impact de ces embouteillages sur la durée et le coût de leurs trajets quotidiens.

Depuis la création de cet index, il y a maintenant 5 ans, l’entreprise a construit une base de données immenses autour des durées de déplacement : TomTom travaille avec 14 trillions de données accumulées sur plus de huit années. Un moyen bien entendu d’améliorer leurs services et produits, mais aussi d’informer les conducteurs sur de meilleures pratiques possibles.

Parmi le classement des villes les plus encombrées par le trafic routier, on retrouve dix villes françaises de plus de 800 000 habitants. Marseille se hisse en 18ème place, avec un taux moyen de congestion de 38% et un pic à 78% pour les trajets le vendredi de 17h à 18h. En se basant sur ces informations, TomTom calcule que le conducteur peut ajouter jusqu’à 40 minutes de trajet supplémentaires par jour, soit près de 153 heures par an !

La cité phocéenne est suivie en 32ème position par Paris, avec un taux de congestion de 36%, qui peut s’élever jusqu’à 72% le mardi entre 8h et 9h. Cela revient à passer trente-huit minutes de plus au volant de son véhicule, faisant perdre 6,12€ en frais de déplacement journalier par véhicule ! Une étude d’INRIX, fournisseur international majeur d’info-trafic et d’aide à la conduite, spécifiait déjà qu’un foyer français perdait chaque année jusqu’à 677 euros à cause des embouteillages.

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Source : Journal de l’Auto

Un lien fort avec la croissance économique

Cet index permet de cerner les différents profils des villes étudiées, en pointant les faiblesses et atouts de leurs systèmes routiers respectifs, afin de proposer au final les solutions les plus adaptées. Globalement, la congestion du trafic augmente, mais de manière disparate : ainsi on observe un bond de 17% en Amérique du Nord, mais seulement de 2% en Europe.

C’est en partant de ce constat que l’on peut observer le rapport direct entre réduction du trafic automobile et croissance économique. Wendell Cox, directeur de Demographia, a ainsi déclaré : « Il y a des recherches économiques nombreuses indiquant que plus le trafic est fluide dans une zone urbaine, plus grande et probable est sa croissance économique. Pour exemple, une zone urbaine, où 80% des résidents peuvent atteindre leur lieu de travail en 30 minutes de trajet, est susceptible de mieux performer économiquement que si seulement 70% ou 60% des emplois sont accessibles dans le même temps de transport. »

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Fluidifier le trafic est donc un enjeu de taille aussi bien pour le dynamisme des entreprises que le bien-être des employés. Taco van der Leij, VP Marketing chez TomTom Telematics insiste sur l’amélioration de productivité et de performance possible grâce à des services adaptés : « Les entreprises dont les employés sont sur les routes dans des villes congestionnées pourraient réellement bénéficier de procédés intelligents pour faire face aux effets de ralentissement de la circulation. (…) Grâce à un routage plus intelligent et à une planification des tâches, la télématique peut optimiser les flux de trafic; ce qui signifie que les véhicules passent moins de temps sur la route. »

Une mobilité fluidifiée et moins stressante que Mobility Tech Green s’efforce de proposer chaque jour à travers sa solution d’autopartage e-Colibri.

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28
Oct

Plan de Déplacement Entreprise (PDE): pour une mobilité durable et maîtrisée

Le plan de déplacement entreprises (PDE) vise à optimiser les déplacements dans le cadre professionnel. Encouragé par les pouvoirs publics, et désormais parfois obligatoire, il présente à la fois des avantages pour les dirigeants d’entreprises, pour les salariés et également pour les collectivités.

Qu’est-ce qu’un PDE ?

Véritable projet d’entreprise, le PDE s’inscrit dans une démarche de mobilité durable ou de management environnemental. Afin de mener à bien ces actions, plusieurs types de mesures peuvent être mises en place :

  • L’encouragement à l’utilisation de modes de transports alternatifs, tels que le vélo ou les transports publics, en proposant des installations dédiées (stationnement sécurisé, kit vélo…) ou encore une participation financière aux abonnements mobilité.
  • Favoriser un meilleur trajet domicile-travail : accompagnement à habiter plus près du lieu de travail, garantie de retour à domicile en cas de circonstances exceptionnelles…
  • L’incitation au covoiturage entre salariés.
  • La mise en place d’un service d’autopartage pour faciliter les déplacements professionnels et offrir parfois un service de mobilité avantageux hors horaires de travail (soirée et week-end).

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Basé jusqu’à présent sur la volonté des dirigeants à mettre en place un PDE au sein de leur entreprise, l’article 51 de la Loi sur la Transition Energétique pour la Croissance Verte stipule désormais que les entreprises regroupant plus de 100 salariés sur un même site et se situant dans le périmètre d’un Plan de Déplacements Urbains doivent obligatoirement élaborer un plan de mobilité d’ici le 1er janvier 2018.

Quels bénéfices ?

La mise en place d’un PDE s’accompagne de nombreux bénéfices, aussi bien pour les dirigeants que pour les salariés.

Au niveau économique il permet de diminuer de manière importante les coûts rattachés aux transports et d’augmenter en parallèle la productivité des collaborateurs en facilitant leurs déplacements. Tout cela contribue à une image positive pour l’entreprise, responsable du bien-être de ses employés, et on dénote ainsi de nombreux bénéfices sociaux. Le PDE devient en effet un véritable outil de médiation et de dialogue au sein de l’entreprise. Enfin, en permettant une meilleure gestion des déplacements ce plan a bien entendu des bénéfices environnementaux, en limitant les nuisances associées (pollutions, bruit…) et en réduisant les dépenses énergétiques.

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Comment le mettre en place ?

La mise en œuvre d’un PDE peut se faire exclusivement en interne ou en collaboration avec des consultants extérieurs. Plusieurs étapes sont nécessaires pour s’assurer de son succès :

  1. Effectuer un diagnostic de l’existant : il s’agit dans un premier temps d’évaluer la situation de l’entreprise, son rapport à la mobilité ainsi que les différents acteurs en présence.

  2. Mettre en place un catalogue de mesures : suite au bilan initial, des besoins et manques vont transparaître. Il s’agit donc de lister des mesures et des actions permettant d’y répondre.

  3. Accompagner la mise en œuvre du plan et assurer la communication autour afin de mobiliser les salariés autour de ce projet d’entreprise. Une personne en interne est chargée de coordonner celui-ci afin de convaincre et d’encadrer les actions dans le long terme.

  4. Evaluer les retombées afin de constater l’appropriation des services mis en places par les salariés et effectuer si besoin des ajustements.

Rennes Métropole récompense les initiatives les plus volontaristes par le label Déplacement Durable. Pour cela l’entreprise doit répondre à plusieurs exigences. Il existe également de nombreuses aides pour financer la mise en place d’un PDE, notamment par le biais de l’ADEME.

Aujourd’hui, l’autopartage est l’une des solutions qui séduit le plus à la fois dirigeants et salariés dans la mise en place éventuelle d’un PDE grâce à sa flexibilité et au confort qu’elle apporte au quotidien dans la vie d’entreprise.

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13
Oct

Innovation : découvrez la moto du futur selon BMW Motorrad

Le constructeur Allemand a dévoilé lors d’un événement célébrant les 100 ans de la marque, son nouveau concept de moto : Vision Next 100. Présenté lors de l’exposition « Iconic Impulses », ce nouveau concept-bike embarque des lignes minimalistes et s’organise autour d’un unique cadre triangulaire noir qui relie les deux roues tout en faisant corps avec le pilote. Ce cadre dénommé « flexframe » est inspiré par la R32 de 1923, la toute première moto BMW.

Des lunettes connectées

smart visorLes « Smart Visor » sont des lunettes en réalité augmentée qui affichent toutes les informations utiles à la conduite : itinéraire projeté sur la route, distance, vitesse, etc. Un système de conduite autonome sera aussi présent grâce au pilotage via ces Smart Visor.

Une moto zéro émission et intelligente

Autre fait marquant de ce concept, la marque précise que le moteur ne rejette aucune émission polluante. De plus, elle affirme qu’il sera capable de s’équilibrer automatiquement sur route et à l’arrêt grâce à un dispositif de systèmes d’assistance actifs. La moto se piloterait donc sans casque ni vêtements de protection.

vision next 100

BMW a vendu 137,000 motos en 2015, représentant 15% du marché. Le constructeur espère un chiffre de 200,000 unités vendues d’ici 2020. Le designer du concept Adrian von Hooydonk explique « le Vision Next 100 est une vision du futur à court terme. Nous ne voulions pas présenter un prototype qui soit assimilé à de la science fiction. Nous sommes certainement très proche de la moto du futur ».

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12
Oct

Baromètre de la Mobilité Durable : 80% des salariés et des dirigeants d’entreprises plébiscitent l’autopartage

Depuis son lancement en septembre 2013, le Club de la Mobilité Durable, dont notre partenaire Ahtlon est le porte-parole, s’est donné pour mission de faire bouger les mentalités en matière de transport en favorisant les échanges entre les différents acteurs de la mobilité : entreprises, organismes publics ou privés mais aussi les citoyens.

Les discussions et rencontres organisées permettent ainsi de partager des points de vue afin d’imaginer ensemble les outils et les pratiques de la mobilité de demain. Après un premier baromètre de la mobilité durable en entreprise réalisé en 2013, qui démontrait déjà que les choses bougeaient, ce deuxième bilan publié en septembre 2016 permet d’observer un constat important : aujourd’hui 61% des dirigeants d’entreprises envisagent de commencer ou de poursuivre la mise en place d’une mobilité durable au sein de leur structure.

Pour autant les moyens mis en place en interne restent souvent faibles ou inadaptés, et visent pour le moment à limiter les déplacements plutôt que de les favoriser. Les entreprises attendent avant tout un soutien des pouvoirs publics pour amorcer cette transition (37% soit 14 points de plus qu’en 2013). Bien plus que les aides financières (30% soit -13 points qu’en 2013) c’est le renforcement des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour faciliter les connexions entre les différents moyens de transport qui représente désormais le levier le plus attractif pour encourager les dirigeants à investir ou investir davantage dans une démarche de mobilité durable.

Une des idées qui revient le plus souvent est la création d’un pass mobilité universel, afin de mutualiser au mieux les données de mobilités et proposer une multimodalité totale. Cela entrainerait dans son sillage la création de nouveaux services (voulus à 85%) et de parkings relais gratuits avant et après les grands axes de circulation (84%). Cette dernière proposition est l’une des plus attractives pour les salariés (80%).

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Ce besoin d’intermodalité quant aux déplacements professionnels est ressenti par 71% des dirigeants. Alors que les salariés doivent effectuer de plus en plus de trajets, la mobilité durable devient une priorité aussi bien par les dirigeants que les salariés : ils sont en effet 78% et 80% à la juger indispensable.

« Nous en sommes convaincus, la mobilité durable fera partie intégrante de notre vie d’ici 15 à 20 ans. C’est cette certitude qui nous a conduit à créer le Club de la Mobilité Durable en 2013 et à mettre en place un outil qui nous permette de mesurer les comportements de mobilité en entreprise et leur évolution. Les résultats cette année confirment notre intuition et montrent que le sujet va s’accélérant. Il y a trois ans, les dirigeants d’entreprise s’inquiétaient du coût de la mobilité durable. Aujourd’hui, ils ont compris que l’enjeu n’est pas financier mais que la mobilité durable contribue à améliorer la productivité et la qualité de vie des collaborateurs et à nourrir l’image de l’entreprise, notamment auprès des nouveaux collaborateurs de la génération Y. »

Bruno Leray, Directeur Général d’Athlon et porte-parole du Club de la Mobilité Durable

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Les dirigeants perçoivent ainsi différemment la mobilité durable : faire des économies, oui, mais également participer à une prise de conscience écologique. Même si les directions d’entreprises sont aujourd’hui plus informés sur les différentes solutions qui s’offrent à elles en matière de mobilité durable (56% contre 45% en 2013) seulement 10% d’entre eux déclarent qu’il existe dans leur entreprise un service ou une fonction dédiés à ce domaine. Malgré cela, 82% d’entre eux mettent en place plusieurs moyens, souvent matériels ou techniques, de limiter et/ou faciliter les déplacements professions de leurs salariés.

Aujourd’hui, seulement 11% des dirigeants mettent à disposition de leurs salariés un parc de véhicules en autopartage, qu’ils peuvent également utiliser en dehors des heures de travail. Pourtant, au même titre que la création des hubs de mobilité, l’autopartage est l’une des propositions les plus séduisante pour les salariés en terme de mobilité durable, plébiscitée par 80% des interrogés !

Alors que les déplacement des salariés se multiplient, la solution de l’autopartage apparaît comme innovante, en misant sur la technologie tout en favorisant le bien être des usagers en leur offrant flexibilité et confort.


Retrouvez le baromètre complet et les propositions du Club de la Mobilité Durable sur leur site

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27
Avr

La Smart-Grid : une opportunité de taille pour l’autopartage électrique

La transition énergétique est un enjeu majeur de cette décennie, aussi bien pour les entreprises que les collectivités. Alors que le concept de Smart Cities ou « villes intelligentes » est de plus en plus intégré dans notre manière de concevoir l’urbanité, c’est maintenant aux réseaux électriques intelligents de se faire une place de choix. Bienvenue aux Smart-Grids.

Smart-Grid ?

À l’heure du tout connecté et de l’accélération de la consommation électrique par les professionnels et particuliers, une modernisation du système mis en place est nécessaire. Plutôt que de renforcer ou remplacer l’existant, on réfléchit aujourd’hui aux déploiement des nouvelles technologies de l’information et de la communication au service des réseaux d’énergie. Ce nouveau modèle a pour dénomination Smart Grid, ou « réseau intelligent ».

L’enjeu majeur est de rendre les réseaux plus communicants afin de mieux s’adapter à la consommation réelle des usagers et de leur garantir une livraison d’électricité efficace, sécurisée mais également économique. Les énergies renouvelables sont également massivement intégrées à ce modèle, avec un stockage et un accès optimisé.

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Source : ENISA

De la Smart-Grid au Smart Campus

Ce modèle d’usage intelligent et de maîtrise de la consommation électrique se retrouve déjà à plus petite échelle dans les projets de Smart Campus, ou campus intelligents, durables. Cela englobe la mise en place d’installations de production d’électricité issue de sources renouvelables, mais aussi des installations de stockage, d’un réseau de distribution interne et enfin d’une flotte de véhicules électriques en autopartage.

Les campus universitaires bénéficient grandement de la présence de laboratoires et de programmes de recherches pour ce type d’initiative. C’est le cas à Rennes avec le programme européen d’accélération de l’innovation EIT Digital, créé en 2010, et qui a pour mission de faire de l’Europe le leader de l’innovation dans les Technologies de l’Information et de la Communication. Celui-ci sert ainsi de médiateur entre l’éducation, la recherche et les entreprises, avec un écosystème composé de 140 partenaires.

Une ambition qui pourrait se concrétiser pour le Grand Ouest, avec la mise en place du projet SMILE.

smile-smart-ideas-link-energiesLe projet SMILE

Suite à un appel à projets national afin de développer les réseaux électriques intelligents sur le territoire de l’Ouest de la France c’est le projet SMILE (Smart Ideas to Link Energies) qui a été choisi le 15 mars dernier.

Lancé officiellement le 22 Avril dernier à Lorient par les présidents de la région Bretagne et la région Pays-de-la-Loire, Jean-Yves Le Drian et Bruno Retaillau, il verra sa concrétisation en 2017 par le déploiement de 17 projets soutenus à la fois par des entreprises innovantes mais aussi par les collectivités. Pour Jean-Yves Le Drian ce projet « est un moyen d’accélérer la transition énergétique de nos régions en produisant et en consommant intelligemment ».

Près de 160 entreprises, de la start-up aux grands groupes, ont ainsi répondu à cet appel afin de proposer des outils au service de la transformation électrique des deux régions et d’une consommation électrique intelligente et citoyenne pour leurs habitants.

Pour les collectivités associées à ces projets, les enjeux majeurs sont de garantir la sécurité de l’approvisionnement électrique, permettre aux citoyens une meilleure compréhension et appropriation des enjeux énergétiques ainsi que de les sensibiliser quant à l’utilisation des données numériques produites par les smart-grids. Ce dernier point reste en effet une préoccupation majeure autour de ce projet.

La smart-grid : vers une accélération de l’autopartage électrique ?

Un projet d’envergure donc, avec un budget de 300 millions d’euros entre 2017 et 2020. Celui-ci sera à l’origine de près de 10 000 emplois directs ou induits, de 1000 bâtiments à énergie positive, de 2000 points lumineux intelligents mais surtout d’une dynamique industrielle à l’international pour le grand Ouest.

La Smart-Grid, de par sa gestion du réseau électrique passant par une connexion internet, permet de traiter rapidement et efficacement les données récoltées via des algorithmes. Tout ceci ayant pour objectif de gérer plus intelligemment la répartition spatiale et temporelle des énergies électriques. Et cela compte bien évidemment aussi pour les rechargements des véhicules électriques. Ainsi en plus des données annoncées plus haut, le projet permettra la création de 1000 bornes de recharges publiques pour voitures électriques.

Station Autolib' - Source : Colas France

Station Autolib’ – Source : Colas France

En effet, le problème d’un déploiement trop nombreux aujourd’hui serait le manque de bornes afin de recharger des batteries à l’autonomie encore réduite, et qui aurait pour conséquence une saturation bien trop rapide du réseau. De quoi frôler les blackouts à répétition avec notre système électrique actuel. Alors que les mesures politiques s’enchaînent afin d’inciter les usagers à adopter les véhicules électriques, il est maintenant temps de réfléchir à la logistique à mettre en place afin de remplacer progressivement les stations-services, un modèle établi depuis plus d’un siècle. Car c’est avant tout aussi une avancée vers des énergies renouvelables, comme le soleil et le vent.

Miser sur un système électrique connecté c’est pouvoir donc permettre un accès optimisé aux prises, à la fois plus nombreuses et connectées, et donc accélérer l’adoption des véhicules électriques, notamment en autopartage. Cette vision misant sur le développement de la mobilité électrique est l’un des projets retenus par le programme « Smile », à la fois écologique et économique, et qui pourrait s’effectuer en parallèle d’une sensibilisation accrue à l’éco-conduite.

Et l’autopartage s’en portera d’autant mieux, en offrant à ses clients des stations de rechargement plus nombreuses et rapides, mais également un meilleur suivi de la flotte grâce au système électrique connecté. De quoi collecter les données d’usages afin d’ouvrir une expérience client toujours plus adaptée selon l’affluence.

Ainsi aussi bien pour les clients que pour les gestionnaires la Smart-Grid s’annonce comme un projet bénéfique et nécessaire afin d’entrer de plus belle dans l’ère de la mobilité électrique citoyenne.

– Laura Didelot

 

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12
Avr

éco-conduite : un véritable levier bénéfique pour la mobilité

Les enjeux du changement climatique sont au cœur de préoccupations contemporaines, aussi bien politiques qu’économiques ou sociales. En produisant près d’un tiers des émission de gaz à effet de serre, le secteur des transports fait face à une urgence évidente : celle d’accompagner les usagers afin de conduire à l’adoption de nouveaux comportements dans notre manière de nous déplacer. Ainsi l’éco-conduite, modèle à la fois simple et opérationnel rapidement, s’inscrit parfaitement dans cette démarche responsable et citoyenne.

Cette réflexion autour de l’éco-conduite touche déjà le domaine du transport depuis plusieurs années : en est la preuve le guide co-écrit par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et La Poste fin 2009, qui proposait déjà d’expliquer les principes fondateurs de ce modèle ainsi que ses bénéfices au quotidien, et sur lequel nous nous sommes basé pour cet article.

Comme il y est expliqué, les déplacements routiers (voitures, camions, bus…) sont à l’origine de 92% des émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur du transport. Face à cette constatation, la France s’est fixée comme objectif de réduire de 20% ces émissions de GES d’ici 2020. Un objectif qui demande la mise en place d’actions concrètes et facilement opérationnelles : on peut évoquer la promotion des moyens de déplacements multimodaux, ou encore d’une rationalisation de l’utilisation de l’automobile, à travers le développement de service d’auto-partage ou de covoiturage. Mais pour un usage personnel du véhicule, qui reste la norme, ce sont les automobilistes même qui ont un rôle important à jouer, afin de réguler leurs comportements et leurs styles de conduite. Nous sommes donc ici à la recherche d’une meilleure qualité de conduite, plus souple, sûre, économique et écologique.

ecoconduite

En effet, l’éco-conduite en promouvant un comportement de conduite plus responsable permet de :

  • réduire ses dépenses, aussi bien de carburant (environ 15%) que d’entretien du véhicule
  • limiter les émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique
  • réduire le risque d’accident de 10 à 15%

    Quelques conseils au volant

1. Avant de monter en voiture

  • Vérifiez la pression des pneus : moins les pneus sont gonflés, plus la consommation est élevée. Une pression de 1,5 bar au lieu de 2,5 bars entraîne par exemple une surconsommation de carburant de 6 %* !
  • Contrôlez au moins une fois par mois :
    • les niveaux d’huile “ moteur ”, de liquide de freins et de liquide lave-glace ;
    • le bon fonctionnement de l’éclairage.

2. Les premiers kilomètres

• Roulez à vitesse modérée en début de parcours : c’est à moteur froid que la pollution est la plus importante. Le moteur arrive à température normale après cinq kilomètres seulement.

  1. Passez rapidement la vitesse supérieure.
  2. Roulez en douceur
  3. Passez les vitesses au bon moment : pour un moteur essence, passez rapidement au rapport supérieur entre 2 000 et 2 500 tours/mn du régime moteur. pour un moteur diesel, ce changement se situe à 2 000 tours/mn en moyenne. Anticipez la circulation afin d’éviter les freinages brusques et inutiles : utilisez au maximum le frein moteur. Soyez patient, même si vous êtes pressé : la patience et la tolérance sont des marques de professionnalisme et de civisme.

3. Lors des arrêts

  • Ne laissez jamais le moteur tourner inutilement : un moteur à l’arrêt consomme entre 0,5 et 1 litre à l’heure.
  • Coupez le moteur à partir d’un arrêt de 30 secondes, cela permet une économie significative tout en préservant le dispositif de démarrage.

Une formation bénéfique aux entreprises

Un argument de taille lors de la formation destinée aux entreprises, qui tout en réduisant leurs coûts pour leurs véhicules et en garantissant une conduite plus sereine à leurs collaborateurs, génèrent également une image de marque citoyenne, engagée pour l’environnement.

Le guide suit par exemple la mise en place de la formation à l’éco-conduite chez La Poste, des débuts jusqu’aux premiers résultats obtenus grâce à une étude. On y constate notamment la réduction minimale de 5% de la consommation de carburant mais aussi des émissions de C02, tandis que la sinistralité connaît une baisse de 10%.

L’éco-conduite au bout des doigts !

ecoconduite

Comme il a déjà été mentionné, l’éco-conduite est un moyen simple et facilement applicable afin d’améliorer ses comportements en tant que conducteur. Beaucoup d’entreprises et de constructeurs choisissent donc une plateforme ergonomique et idéale pour les usagers en déplacements : l’application mobile. Ainsi Mobility Tech Green a récemment introduit une nouveauté sur l’application e- Manager, avec un module entièrement dédié à l’éco-conduite. Ce dernier est activable facilement depuis l’interface de notre application et vous permettra de vérifier si vous roulez à une allure régulière, sans freinages brusques, mais également votre consommation de carburant lors de vos trajets. Selon vos résultats un score vous sera délivré ainsi que des conseils adaptés afin de rentre votre conduite plus économique et écologique.

Laura Didelot

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22
Mar

Autopartage et mobilité connectée : De nouvelles opportunités pour le transport public

« La manière dont les habitants se déplacent en ville est en train de se transformer, et le transport public est au cœur de ce changement officiel ». C’est ainsi que Michael Melaniphy, président de l’APTA (American Public Transportation Association) présente l’étude publiée ce mois-ci qui propose d’explorer les possibilités de partenariats dans le secteur de la mobilité entre institutions publiques et acteurs privés.

En se basant sur des recherches dans 7 villes des états-Unis – Austin, Chicago, Boston, Los Angeles, San Franciso, Seattle et Washington D.C – cette étude cherche à examiner et mieux comprendre la relation actuelle entre les agences de transport public et les services de mobilité partagée (vélopartage, autopartage, services de transport privé…). Cette période de changement dans l’écosystème de la mobilité est un terrain fertile de nouvelles opportunités, aussi bien pour les collectivités que pour les acteurs privés du secteur du transport.

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Grâce à diverses sources, telles que des entretiens avec des professionnels du transport, une étude des usagers de services de mobilité partagée, mais également une analyse du trafic en terme de capacité et de demande, l’APTA a pu dégagé quelques données à retenir :

1 – Plus des personnes utilisent des services de mobilité partagée plus elles sont susceptibles d’utiliser les transports en commun, de posséder moins de véhicules personnels et de dépenser moins pour se déplacer.

Sur une étude de 4500 usagers, 10% sont qualifiés de « supersharers », c’est à dire des personnes qui utilisent des moyens de mobilité partagée (vélopartage, autopartage, covoiturage) afin de se déplacer bien pour leur travail, leur loisirs ou leurs courses. Ils sont également beaucoup plus actifs physiquement, en laissant une plus grande place à la marche pour leurs déplacements.

2 – Les services partagés sont complémentaires du transport public, améliorant ainsi la mobilité urbaine globale en étant des substituts lorsque les structures publiques fonctionnent moins régulièrement (10 heures du soir jusqu’à 4 heures du matin).

En effet, les usages sont différents pour ces deux possibilités de déplacement. C’est ainsi que les institutions publiques et les collectivités ne se sentent pas menacées par cette croissance de la mobilité partagée, mais au contraire entrevoient de nouvelles opportunités de partenariats afin d’offrir une offre complète et des services complémentaires aux habitants.

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3 – Ces moyens partagés vont voir leur importance croître, et les entités publiques doivent dès maintenant identifier les opportunités qui leur sont présenté et de collaborer au mieux afin de garantir un partage équilibré des bénéfices.

Une collaboration permettrait plus d’options de mobilité, des correspondances facilitées, un système de paiement intégré et un accès à l’information centralisé. Des représentants du secteur public évoque dès à présent :

  • Des partenariats concernant le vélopartage, l’autopartage et bientôt des services de transport privé (ridesourcing).
  • Une reconnaissance des prestataires de transport privé en tant que partie prenante du nouveau tissus urbain et opportunité de développement pour le transit public en agissant comme une extension, en début ou fin de trajet.
  • Un partage des données publiques aux entreprises privées afin de développer des technologies ainsi que des interfaces clients plus performantes et accessibles.

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4 – Le secteur public et les opérateurs privés sont enclins à collaborer afin d’améliorer le transport adapté en utilisant des approches et des technologies émergentes.

Aussi bien les agences de transport public que les entreprises privées veulent trouver des solutions adaptées aux personnes souffrant d’handicaps, celles existantes étant trop coûteuses et lourdes à maintenir. Les nouveaux modes de mobilité partagée ont mis en place des outils pouvant être bénéfiques à ces transports paramédicaux.

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De toutes ces constatations l’APTA conclue son étude sur des recommandations, destinées aussi bien aux agences de transports publics et aux entreprises, afin de construire ensemble la mobilité urbaine de demain.

Et celles-ci ne s’appliquent bien entendue pas seulement aux déplacements des particuliers. Les changements liés à l’urbanisation et la connectivité croissante investissent aussi maintenant le marché B2B. Après tout les déplacements professionnels, effectués de manière quotidienne par des millions d’usagers, sont au cœur des nouvelles problématiques de mobilité au sein de la ville et de sa périphérie. Ainsi beaucoup de cadres d’entreprises réfléchissent à la pertinence de la propriété de véhicules de fonction et s’intéressent de plus en plus à l’acquisition d’un crédit mobilité multimodal, tel un abonnement garantissant à ses employés l’accès aussi bien aux transports en commun mais également à des moyens de mobilité partagée en libre- service. Une offre de déplacements partagée donc entre agences publiques et privées, misant sur leur complémentarité au service de l’employé.

Dans ce cadre, Mobility Tech Green proposera cette année une expérimentation inter- entreprises regroupant plusieurs acteurs de la mobilité afin de présenter un service multimodal garantissant à la fois un accès à des VTC (voitures de tourisme avec chauffeur), un système de taxis mais aussi du vélo en libre service. Une manière d’envisager un autopartage enrichi et adapté à la ville de demain.

Laura Didelot

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