Category: Ecomobilité

17
Nov

Changement climatique : les entreprises s’engagent durablement

Dans sa seconde analyse annuelle, l’ONG CDP (Carbon Disclosure Project) présente les résultats de son enquête auprès de 1073 entreprises à travers le monde. Leur ambition ? Démontrer la volonté du monde professionnel de s’engager en faveur d’une économie plus durable et limitant les émissions de gaz à effet de serre. Petit tour d’horizon des évolutions constatées depuis l’édition 2016 et des leviers de transformation.


Ce panel d’entreprises, produisant à elles seules près de 12% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, ont ainsi été interrogées sur leurs réponses face au changement climatique et sur les solutions mises en place afin de limiter leur empreinte carbone. 89% des entreprises interrogées par CDP en 2017 ont pour but la réduction des émissions de gaz contre 73% en 2011. De plus, les entreprises visent à 74% une réduction de plus de 80% de leurs émissions.

CDP : entreprises et engagement durable

De plus en plus d’entreprises veulent s’assurer de leur croissance et d’un futur plus respectueux en se basant sur un modèle scientifique de réduction d’émissions. 14% des entreprises analysées (151 au total) se sont ainsi engagées ou ont des objectifs en accord avec l’initiative Science Based Targets contre 9% l’année précédente. Et c’est pas moins de 317 entreprises qui s’engagent à mettre en place des actions allant dans ce sens dans les deux prochaines années. Cette initiative s’aligne sur l’effort global afin de limiter l’augmentation des températures en dessous de 2°c en aidant les entreprises à éviter les investissements dans des infrastructures polluantes tout en pointant vers des alternatives plus respectueuses.

Une autre donnée intéressante à observer est la capacité des entreprises à se projeter plus loin dans le futur et à anticiper l’évolution de leurs moyens et de leurs besoins. Dans l’analyse de cette année, 68% des entreprises ont établi des objectifs jusqu’à au moins 2020, et 20% voient même jusqu’en 2030 en terme d’actions durables. En 2016, 14% des entreprises se projetaient en 2030 et au delà. En 2011, une vaste majorité se contentait de visualiser leurs objectifs jusqu’à 2020.

Il y a donc une véritable prise de conscience des entreprises, qui ne se limitent plus à ce qu’ils connaissent et maîtrisent mais n’hésitent pas à s’engager pour faire leur part. Les professionnels innovent donc sans cesse pour créer des outils et services participant à la réduction de l’empreinte carbone. La production (36%) et consommation (23%) d’énergies renouvelables occupent notamment une place considérable dans les objectifs des entreprises.

La mobilité d’entreprise est bien entendu un axe majeur de réflexion pour atteindre les dits objectifs. On peut citer la progression nette de l’autopartage en entreprise, qui séduit de plus en plus en tant qu’alternative à la mobilité d’entreprise individuelle. La mise en place de plans de déplacement participe aussi à cet effort global de mutation de la mobilité professionnelle.

Le développement durable n’est plus de l’ordre conceptuel, mais s’inscrit réellement dans une transition créant une valeur indéniable à long terme. 97% des entreprises interrogées par CDP intègrent ainsi le changement climatique dans leur stratégie globale de développement et multiplient également les partenariats avec des collectivités. Un modèle économique performant, oui, mais surtout au service des Hommes et de la planète.

 

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10
Nov

Uber se lance dans la course aux taxis volants !

Oui, vous avez bien lu. Exit les tapis volants, place aux taxis volants avec l’annonce par Uber d’un partenariat avec la Nasa. Les objets volants identifiés de cette collaboration unique pourraient bien être testés à Los Angeles, Dallas Fort-Worth et Dubaï d’ici 2020. 


Les utopies urbaines tirées de la science-fiction nous ont déjà fait rêver d’une mobilité urbaine aérienne. Car de Star Wars, à Blade Runner en passant par Le Cinquième Élément, la réponse à la croissance massive des mégalopoles et aux problèmes de congestion routière semble se trouver dans les airs. Rien de surprenant donc que le projet UberAir soit né en Californie et sera testé au Texas, les deux états disposant des plus gros parcs automobile du pays.

Ce réseau de transports aériens d’un nouveau genre pourrait permettre de réduire considérablement les embouteillages en zone urbaine et faciliter les trajets des usagers en divisant en moyenne par trois la durée de voyage.


Des premiers vols prévus en 2020


Durant la première phase de test, d’ici 2020, ces taxis volants seront opérés par des pilotes puis deviendront dans un second temps entièrement autonomes, Uber travaillant activement sur le projet de gestion de trafic de drônes poussé par la Nasa. Bien entendu, cela induira la mise en place de nouvelles réglementations de l’espace aérien basse altitude et la création d’un système de contrôle de trafic.

La différence avec un hélicoptère ? La capacité de ces véhicules à décoller et atterrir de manière verticale, d’où leur nom VTOL (Vertical Takeoff and Landing). Ils sont également plus silencieux, sûrs et respectueux de l’environnement. Ces taxis volants pourront être réservés facilement depuis un smartphone. Ils effectueront ensuite leurs trajets avant d’atterrir et de se recharger sur un réseau de « vertiports » présents en haut d’immeubles. Le passage commercial est prévu pour 2023, avec comme objectif majeur les Jeux Olympiques de 2028 à Los Angeles.

D’autres expérimentations existent aujourd’hui du taxi volant : l’autre exemple notable est l’aéronef autonome et électrique développé par la start-up allemande Volocopter et qui a réalisé son premier vol expérimental le 25 septembre dernier à Dubaï.

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30
Oct

Le free floating va t-il rebattre les cartes de la mobilité urbaine ?

Après avoir conquis le marché chinois, les services de partage de vélos sans stations débarquent en France et viennent directement concurrencer les systèmes de Vélos en Libre-Service (VLS) déjà mis en place dans la plupart des grandes villes françaises. Comment expliquer le succès de cette nouvelle manière d’aborder la mobilité partagée ? Le free floating, de manière générale, représente t-il vraiment un modèle plus pratique et rentable ?


Plus besoin de bornes pour aller faire un tour en petite reine : il suffit désormais d’un smartphone ainsi que d’une application mobile qui géolocalisent les vélos disponibles et permet de verrouiller et déverrouiller l’anti-vol du deux roues en scannant un QR Code. Autre avantage notable : l’utilisateur n’a plus besoin d’un abonnement mais peut payer à la course ! Le tout permettant une expérience client plus fluide et moins de contraintes. Les premiers acteurs à tenter l’aventure dans la capitale française sont Gobee.bike, entreprise venue d’Hong Kong et fondée par un français, oBike ou encore le leader mondial chinois Ofo, qui compte à travers le monde pas moins de 10 millions de bicyclettes.

Ce modèle était déjà présent bien entendu sur d’autres types de véhicules, les voitures en premier lieu avec l’autopartage en free floating qui connait un succès grandissant. Le pionnier en France est sans doute Cityscoot, qui propose un service de location de scooters sans borne, affiche aujourd’hui 55 000 membres et un million de trajets à Paris en seulement un an d’existence.

Free Floating


En route vers une réglementation urbaine pour le free floating ?


Mais ce système sans stations pose de réels questionnements au niveau de l’aménagement urbain, les municipalités craignant que les véhicules soient déposés n’importe où et encombrent la chaussée déjà saturée. La crainte du vandalisme accrue ressurgit également, avec des exemples notables en Chine où les acteurs du vélopartage sans stations sont plus que nombreux. Néanmoins, les entreprises citent régulièrement la possibilité de géolocaliser le vélo en temps réel grâce aux puces GPS intégrées comme un moyen de lutter face à ce fléau.

Autre point pouvant s’avérer bloquant : le modèle économique. Un service avec stations est beaucoup plus facile à gérer et coûte moins cher en logistique, les véhicules n’ayant pas à être rapatriés si laissés à un endroit non adapté. Par ailleurs, l’engin doit être loué entre 5 et 6 fois par jour pour être rentable.

Free Floating vélos

Les nouveaux Velib’

Cette concurrence acharnée entre différents acteurs privés, face à des services publics comme le Velib’ à Paris qui mise sur sa modernisation ainsi que sur le soutien des pouvoirs publics pour perdurer, risque d’engendrer de nouveaux questionnements pour la municipalité.

Est-ce que de nouvelles réglementations seront nécessaires ? Les prochaines années vont être déterminantes pour la maturation de ce modèle qui semble pourtant déjà promis à un beau succès sur le marché européen.

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19
Sep

Assises de la Mobilité : en route vers un nouveau modèle ?

En ce mardi 19 septembre s’ouvrent les Assises de la Mobilité, en présence du premier ministre Edouard Philippe et de la ministre des transports, Elisabeth Borne. Le début de trois mois de concertation entre les différents grands acteurs de la mobilité en France afin d’aboutir à un projet de loi début 2018, pour s’adapter à un secteur des transports aujourd’hui en pleine évolution.  


Réinventer le modèle de la mobilité en France : voici l’ambition affichée de ces Assises qui auront lieu un peu partout dans le pays à travers des tables rondes, groupes de travail et comités. Pour s’adapter à un marché en pleine mutation mais aussi à de nouveaux usages, repenser les techniques et les politiques publiques est devenu plus que nécessaire.


Au programme : projets d’infrastructures et nouvelles mobilités


Le point d’honneur est mis sur la rénovation et la maintenance des infrastructures de transports mais également sur l’amélioration de la mobilité au quotidien, en mettant avant ce qu’on appelle « nouvelles mobilités ». Le modèle actuel étant considéré comme « à bout de souffle » par plusieurs ONG et associations de transport et de défense de l’environnement, il s’agit de lui redonner de l’élan dans le cadre de la loi sur la transition énergétique et sur la sortie des énergies fossiles.

« Face à ce modèle de transport à bout de souffle, on attend des Assises et du gouvernement qu’ils mettent en oeuvre les engagements pris dans le cadre du plan climat.»

– Lorelei Limousin, responsable des politiques transports au Réseau Action climat France.

Pour rester en cohérence avec le plan climat, présenté en juillet dernier par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, la mobilité devrait par exemple atteindre une « neutralité carbone » d’ici 2050. D’où la nécessité de mettre les choses à plat afin de proposer une stratégie de financement pour réaliser cette transition de manière effective.

Il s’agira également de rassurer les grands acteurs de la mobilité française, qui font face à la mise en pause de grands chantiers, comme la LGV Bordeaux-Toulouse ou encore le canal Seine-Nord Europe.


Miser sur le partage et la multimodalité


Thomas Hedger pour Wired Japan "The future of mobility"

Thomas Hedger pour Wired Japan « The future of mobility »

Concrètement comment cela se traduirait ? Avec une nouvelle répartition des financements publics et une intégration soutenue des mobilités dîtes « douces », du covoiturage au vélo-partage, en passant par le VTC, l’autopartage ou l’utilisation de réseaux de transports en commun performants et plus écologiques. Dans cette redynamisation de la mobilité au quotidien en France, le numérique jouera bien entendu un rôle pivotal, en accélérant l’accès à l’information pour les usagers et en facilitant la gestion d’une autre part pour les entreprises et administrations.

En résumé, une mobilité plus propre, plus multimodale, plus connectée et partagée. La concertation sera d’ailleurs également ouverte au public grâce à la mise en ligne d’une plateforme numérique où chacun pourra contribuer et faire entendre ses attentes ou besoins en terme de mobilité. Une entrée nécessaire, tandis que les embouteillages persistent et que la question du trajet domicile-travail s’impose dans les entreprises avec la mise en place d’un plan de déplacement d’entreprise.


Illustration de couverture : Visuel pour Go Boston 2030

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29
Août

Bien être au travail : et si ça passait aussi par la mobilité ?

Tandis que les villes s’agrandissent toujours plus et que les routes sont encombrées, il est temps de considérer le trajet domicile-travail comme un véritable facteur de stress pour les employés. Des longs déplacements réalisés tous les jours peuvent effectivement avoir un impact très négatif sur la productivité des employés en causant de la fatigue et un manque de motivation.


Des études récentes démontrent bien que les problèmes d’embouteillages ne s’arrangent pas : pour exemple, un sondage réalisé par Car Parts 4 Less en Grande-Bretagne montre que plus de la moitié des travailleurs (51%) passe une heure ou plus par jour dans les transports pour aller et revenir du travail. La journée de 8 heures de travail devient ainsi un mythe plutôt qu’une réalité pour la plupart des salariés.


Proposer des alternatives en faveur du bien être des salariés


Mais ne nous désolons pas ! Les dirigeants d’entreprise peuvent être force de proposition afin de lancer une politique de changement durable. Cela passe notamment par l’information auprès des employés concernant les nombreuses options de mobilité à leur disposition, outre l’usage de leur véhicule personnel. Une simple carte montrant les options de transit les plus pratiques dans le secteur de leur entreprise (arrêts de bus, stations de métro ou de train, ou encore services de partage de vélos ou de voitures…) peut se révéler être un outil à la fois très simple et efficace.

L’entreprise peut également conduire un sondage interne afin de mieux connaître les habitudes et attentes des employés en terme de déplacement entre leurs domiciles et leurs lieux de travail. Ils peuvent ensuite proposer des solutions adaptées en fonction des retours. Des petites incitations financières, telles que le paiement d’abonnement à des services de vélos partagés ou encore d’autopartage, peuvent également contribuer à des trajets quotidiens moins fatigants, améliorant ainsi le bien être au travail. Un réseau de co-voiturage entre collègues peut également voir le jour : un moyen économique de se rendre au travail, oui, mais aussi un facteur social important !

Commuting bicycles

Ces initiatives font pleinement partie de la politique de RSE (Responsabilité Sociétale d’Entreprise) de l’entreprise. Elles correspondent parfaitement aux préoccupations autour du bien-être au travail, mais également un souci de l’environnement grâce à une mobilité plus durable, et enfin une optimisation du budget, à la fois pour la société et les employés.


Fatigué par les embouteillages, il décide de se jeter à l’eau


Certains salariés ont trouvé des moyens encore plus imaginatifs pour se rendre au travail. C’est le cas de Benjamin David, habitant de Munich en Allemagne. Stressé par le trafic routier au bord de la rivière Isar, qu’il soit à pied ou en vélo, Benjamin a choisi un terrain… un peu moins sec. Depuis un certain temps, il nage durant deux kilomètres chaque matin pour se rendre à son lieu de travail, été comme hiver. Le trajet lui prend généralement entre 15 et 25 minutes selon le courant de la rivière et si Benjamin décide de se relaxer sur sa bouée, flottant jusqu’à destination.

Selon un entretien accordé à la BBC, cette routine matinale peu habituelle lui a pourtant permis de réduire son stress, alors qu’il se contente d’admirer le panorama de bâtiments historiques qui se situent sur les berges de la rivière. Depuis, une équipe d’irréductibles nageurs l’a rejoint durant ce trajet pas comme les autres, créant ainsi une petite communauté qui n’a de cesse de surprendre les passants !

Pas encore à piquer une tête ?  Découvrez notre solution d’autopartage dédiée aux entreprises et collectivités afin de faciliter les trajets au quotidien !

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08
Août

Véhicules intelligents : les français pas encore prêts à rouler les yeux fermés

Dans leur dernier sondage réalisé pour VMware l’institut d’études OpinionWay a interrogé un échantillon de 1005 personnes en France afin de décrypter leurs attentes concernant les véhicules intelligents, mais également les freins principaux à leur mise en circulation. Les résultats sont parlants : à l’heure actuelle, seuls 18% des interrogés trouvent un intérêt dans un véhicule entièrement autonome.


Qu’est-ce qui intéresse le plus dans les véhicules intelligents ? C’est par cette simple question que débute le sondage lancé par OpinionWay et dont les réponses reflètent assez bien le climat actuel autour de l’utilisation de véhicules connectés voire autonomes.


Une adoption freinée par des incertitudes


Les attraits principaux de ce type de véhicules pour les interrogés restent l’amélioration des fonctionnalités de sécurité (58%), des performances environnementales avec notamment l’utilisation du tout électrique (39%) et la réduction des frais d’assurances (34%). Si la sécurité semble être particulièrement importante, il est toutefois intéressant de constater que 56% des sondés ne seraient pas prêts à utiliser un véhicule entièrement autonome sur la route.

La suppression de l’intervention humaine reste la source majeure de méfiance envers les véhicules autonomes. Manque de confiance pour prendre la bonne décision (59%), perte de contrôle sur le véhicule (46%), peur d’avoir un accident (45%), manque du plaisir de la conduite (41%) ou encore peur du piratage informatique (40%) freinent considérablement l’adoption de ces nouveaux types de véhicules. 62% des interrogés ne font également pas confiance à un véhicule entièrement autonome afin de ramener leur enfant de l’école. Bien plus que d’abaisser des barrières d’ordre technologique, il va s’agir pour les constructeurs et fournisseurs de services de mobilité d’effectuer un véritable travail pour changer durablement les mentalités.

Néanmoins, certains leviers existent pour convertir au véhicule autonome : la promesse d’une fatigue diminuée en cas de longs trajets ou d’embouteillages (50%), une sécurité renforcée (50%) et le gain d’un temps libre au sein du sas du véhicule (37%) pour passer du temps en famille ou entre amis lors d’un voyage sans se soucier de la route.

Découvrez tous les résultats du sondage ci-dessous :

OpinionWay pour VMware - Les véhicules intelligents - Juillet 2017

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13
Juil

2050 : Bienvenue dans l’ère de l’Économie du Passager et des véhicules autonomes

Dans son nouveau rapport réalisé par Strategy Analytics et publié en juin dernier, Intel nous amène en 2050, date où les véhicules autonomes feront partie de notre quotidien. En quoi cette économie du passager pourrait redéfinir tout ce que nous savons des marchés de l’automobile et de la mobilité ? En présentant des cas d’usages ainsi que des statistiques prévisionnels, ce dossier prospectif vise à aider les décisionnaires d’entreprises à mieux comprendre les opportunités mais également les enjeux économiques et sociétaux de cette révolution autonome. 


2050 : les véhicules entièrement autonomes sont commercialisés massivement depuis 2035 et représentent près de 50% des véhicules vendus dans le monde. Bienvenue dans l’ère de l’Économie du Passager. Ce rapport commandé à Strategy Analytics par Intel propose de découvrir ce monde où la mobilité a été profondément redéfinie.

Bosch – Driver assistance systems

Un vrai changement de paradigme aura lieu : la mobilité ne sera plus une question de conduire mais bien de se faire conduire, les conducteurs devenant passagers. Bien sûr, il est intéressant de prévoir la valeur économique générée par l’usage de véhicules autonomes mais également les répercussions sociales de ces technologies. Il reste un très long chemin à parcourir par les entreprises de services et constructeurs automobiles pour convaincre de la sûreté de ces véhicules qui laissent encore aujourd’hui sceptique. Pourtant, un glissement progressif pourrait se faire, aidé par la promesse d’économies de temps, de ressources et d’une nouvelle manière de vivre en milieu urbain.


Le chemin jusqu’à « L’économie du passager »


Pour Intel et Strategy Analytics, cette nouvelle forme d’économie sera le résultat de plusieurs tendances actuelles :

  • La connectivité mobile : La plupart des consommateurs, de tous profils socio-démographiques, ont d’ores-et-déjà accès à des équipements connectés (téléphone, automobile…). Cette hyperconnectivité brouille les limites entre vie privée et vie personelle, alors que les réseaux sociaux sont devenus l’un des premiers lieux d’interactivité humaine.
  • Urbanisation : Tandis que trois-quarts de la population vivront en milieu urbain d’ici 2050, la question de la mobilité et des transports sera au cœur des préoccupations des autorités locales qui devront trouver des solutions durables pour améliorer la qualité de vie des habitants.
  • Le partage de véhicules et l’ascension de la mobilité comme service : Les services de VTC et d’autopartage ayant le vent en poupe, la prochaine étape sera la création d’un réseau de transport exclusivement basé sur des véhicules autonomes. Ce type de projets représentera la principale porte d’entrée vers l’économie du passager pour le grand public, les consommateurs étant déjà de plus en plus séduits par la mobilité partagée et connectée.

  • Régulations : Embouteillages, pollution, sécurité routière… Autant de problématiques primordiales dans tous les marchés actuels, étant coûteuses, dangereuses et néfastes à la productivité. De nouvelles régulations sont ainsi appliquées afin d’offrir une mobilité plus sécurisée et ouvre la voie à de futures lois, favorisant la circulation des véhicules autonomes.

La valeur de l’économie du Passager 


L’Economie du Passager représente une opportunité de près de 7 trillions de dollars d’ici 2050 ! L’usage étendu de véhicules entièrement autonomes générera des revenue très importants côté consommateurs (55% des revenus globaux) mais aussi par les entreprises (43%) en impactant une large gamme d’activités, depuis les services de mobilité personnalisés jusqu’à la logistique et la livraison automatisée de biens.

Du point de vue consommateurs, cela représentera une véritable rupture du modèle de propriété privée d’un véhicule et de mobilité individuelle. Mais lorsque l’on sait qu’une voiture individuelle reste immobile 92% du temps, le développement de services de mobilité connectés et hautement personnalisables apparait comme une alternative séduisante. En conséquence, les revenus générés par le marché des applications et services de mobilité représenteront près de 203 milliards de dollars. En complément, cela permettra de réduire les coûts de sécurité publique dus aux accidents de la route de 234 milliards de dollars d’ici 2035-2045.

Pour les entreprises telles que les compagnies de transports, les véhicules autonomes permettraient de répondre à un problème épineux : le vieillissement de la force de travail ne pouvant être remplacée à cause d’un manque de candidats qualifiés, particulièrement dans le domaine des transports long-courrier.


La révolution autonome serait donc en marche. Mais tout se jouera durant les prochaines décennies, aussi bien au niveau de la construction d’infrastructures spécifiques que d’un travail permanent afin de convaincre le public des bénéfices que pourrait apporter ce nouveau type de mobilité. Aux autorités locales et acteurs du marché d’accompagner au mieux le changement et d’être à l’écoute des besoins ressentis des usagers. 

Illustration de couverture : Volvo

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03
Mai

Voitures électriques autonomes et partagées : un incontournable de la mobilité de demain

Selon une nouvelle étude du Boston Consulting Group (BCG) 23% à 26% des kilomètres parcourus aux Etats-Unis pourraient être effectués à bord de voitures électriques autonomes et partagées (shared autonomous electric vehicles ou SAEV) d’ici 2030. 


Une étude d’envergure 


Pour atteindre cette estimation, BCG a effectué une enquête auprès de 6000 consommateurs et a étudié les motifs de circulation ainsi que la densité de population dans pas moins de 100 villes à travers le pays. Ce fort pourcentage peut être expliqué par plusieurs facteurs : ces véhicules sont à la fois économiques et pratiques, particulièrement dans les métropoles sujettes aux embouteillages et à la pollution de l’air.

La convergence de trois tendances de mobilité actuelle – l’autopartage, la conduite autonome et le déploiement des véhicules électriques – amène à une nouvelle forme de mobilité, plus efficace et avantageuse au niveau économique. En effet, les véhicules partagés électriques et autonomes ont la capacité de baisser de 60% les coûts de déplacement. Comme résultat on peut estimer que 5 millions de voitures individuelles par an pourraient être remplacées par des véhicules électriques autonomes ou semi-autonomes d’ici 2030.

Une transition plus proche qu’il n’y parait

«Une telle évolution de la mobilité n’est plus une fantaisie. La technologie existe et nos recherches démontrent que beaucoup de consommateurs l’adopterait», précise Brian Collie qui dirige le pôle de BCG dédié aux pratiques de l’automobile en Amérique du Nord. Collie ajoute que les différents acteurs doivent dès à présent se positionner afin de réussir cette transition en toute sérénité. Beaucoup de collectivités locales hésitent encore aujourd’hui, partagées entre la promesse d’une amélioration de la qualité de vie d’un côté et l’impact financier sur les transports publics de l’autre.

Ideo

Concept de véhicule autonome électrique Ideo

L’acronyme anglais SAEV suggère les bénéfices que pourraient apporter l’adoption massive de ces véhicules : les flottes pourraient sauver du temps, de l’argent mais également des vies humaines en améliorant la sécurité routière. BCG prend l’exemple d’un habitant typique de Chicago, possédant une voiture personnelle et roulant 10 000 miles par an : en utilisant un SAEV  plutôt que son véhicule il passerait d’un coût de 1,20$ à 0,50$ par mile effectué. Sur une année d’utilisation cela pourrait représenter jusqu’à 7000$ d’économies.


Des grands changements à venir 


Le passage à l’utilisation de SAEVs serait bien entendu graduel et aurait lieu principalement dans les grandes villes de plus d’un million d’habitants, où la possession d’un véhicule privé peut représenter un véritable fardeau (coût élevé d’assurance, manque de parking, embouteillages…).

Un autre moyen d’accélérer cette adoption serait l’émergence d’innovations technologiques et de nouveaux modèles financiers afin de réduire d’autant plus les coûts. Si le prix se trouve réduit, en incluant notamment de nouveaux services plus performants et des nouvelles sources de revenus, les services électriques et autonomes pourraient être déployés dans des villes de taille moyenne. Les principaux défis à venir sont d’ordre technique et structurel, même dans les très grandes villes. Tout cela nécessite en effet des équipements spécifiques afin de fonctionner de manière optimale et convaincre les usagers.

Des challenges de taille

Beaucoup de consommateurs restent prudents envers cette technologie et ne sont souvent pas pressés d’abandonner les bénéfices de la possession d’une voiture individuelle. Il est vrai cependant que cette transition aurait un impact conséquent sur le budget d’un foyer mais aussi de manière plus large sur notre modèle sociétal. Les activités qui connaitront le plus de bouleversements sont indéniablement l’urbanisme et l’industrie automobile, avec toutes les industries qui gravitent autour (énergie et assurance par exemple).

Ce changement sera progressif et audacieux mais annonce une transformation majeure dans la manière dont nous appréhendons nos déplacements au sein de nos villes. Et tout cela commence dès aujourd’hui avec des solutions d’autopartage telle qu’e-Colibri proposant une nouvelle mobilité aux salariés, partagée et plus écologique afin de vivre la ville de demain de la meilleure manière possible.

Photographies d’illustration : Ideo

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20
Avr

Smart City : pour une nouvelle mobilité en ville

Selon le dernier rapport de Navigant Research, Smart City Tracker 1Q17, examinant l’état du développement global des smart cities à travers le monde pas moins de 252 projets existent à l’heure actuelle, répartis sur 178 villes.


La Smart City : une utopie qui devient réalité


Ces différentes initiatives résultent de partenariats à la fois entre le gouvernement, les pouvoirs locaux ainsi que différents acteurs du domaine des technologies et des services afin d’augmenter l’activité économique d’une ville tout en améliorant la qualité de vie de ses habitants.

Selon Christina Chung, analyste chez Navigant Research « les villes vont aujourd’hui plus loin que la simple publication des données en open data du gouvernement afin d’exploiter une large gamme de sources de données et mettre en place des plateformes pour partager l’information et encourager l’analyse». Toutes ces quantités de données sont précieuses pour améliorer les services publics, dont les transports, mais doivent être utiliser de manière cohérente afin de délivrer tout leur potentiel. Ces enjeux de gestion sont fondamentaux pour fonder un projet de smart city à la fois fonctionnel et agréable à vivre.

Brave new urban world – vision of the city of the future; | © LAVA/Fraunhofer IAO

Le marché global des smart cities, à travers les solutions et services proposés, pèse aujourd’hui 40 milliards de dollars et devrait s’élever à 97,8 milliards d’ici 2026 ! En tant que réflexion autour de la ville du futur, la smart city met en place des initiatives en matière d’énergie, de construction ou encore de gestion urbaine. Mais l’un des grands chantiers, qui a déjà débuté, est celui des transports (18% des 252 projets observés dans le rapport) : comment nous déplacerons-nous dans cette ville qui remet l’humain au cœur de son projet de vie grâce à la technologie  ?


Des initiatives pour améliorer la mobilité urbaine


Des rapports actuels estiment que 70% à 75% de l’humanité vivra en ville en 2050 et que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) calcule que la pollution causerait plusieurs millions de décès chaque année. Les transports est l’une des causes principales de pollution atmosphérique dans nos villes, propulsée en parallèle par l’explosion du e-commerce et de toute sa logistique.

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Gare du pont de Bondy (Grand Paris Express) – Silvio Darscia

Dans les grandes villes, les choses s’organisent donc pour renforcer le maillage du transport public et participer à la décongestion des grands axes, principaux générateurs de pollution. Plusieurs solutions, répondant à différents enjeux, apparaissent progressivement et se concrétisent à travers des expérimentations.

Des navettes autonomes pour les petits trajets
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La navette autonome reliant la gare de Lyon à la gare d’Austerlitz – RATP

On pense par exemple à la mise en place de navettes autonomes à Paris entre les gares de Lyon et d’Austerlitz afin de répondre à des demandes de mobilité peu satisfaites aujourd’hui. Parmi elles, le déplacement sur les premiers et derniers kilomètres d’un trajet par exemple. Ce type de navettes a également été testé à Issy-les-Moulineaux dans le cadre du chantier Grand Paris Express, afin de répondre aux contraintes entrainées par les travaux sur la mobilité des habitants d’Île-de-France.

Laisser sa voiture au garage : un bon point !

Dans la même optique de facilitation de la circulation autour des chantiers du Grand Paris Express, la Société du Grand Paris (SGP), en partenariat avec l’entreprise d’ingénierie Egis, a décidé d’importer le concept de «  péage positif  » depuis les Pays-Bas. Celui-ci récompense tout conducteur n’empruntant pas son véhicule durant les heures de pointe, grâce à un petit boitier apposé sur leur véhicule : les points collectés sont ensuite convertis en versement en euros.

Le système de « péage positif » avec la solution proposée par Egis

L’expérimentation sera portée durant deux mois sur un échantillon de 100 à 150 automobilistes. Notamment testée à Rotterdam en 2010, elle avait eu des résultats très positifs, avec 85% des automobilistes ayant conservés leurs nouvelles habitudes de mobilité même sans étant rémunérés par la suite.

Encourager de nouvelles habitudes

Ce qui ressort de tous ces exemples c’est également la volonté de changer progressivement les mentalités et habitudes de déplacement, face à des enjeux d’ordre économique et climatique. Pour réduire la dépendance de la population à l’automobile individuelle, tous s’y mettent. Depuis quelques années ce sont également les promoteurs immobiliers qui encouragent de nouveaux usages de la voiture, en remettant en cause le principe même du parking en ville. Quant aux collectivités, elles s’intéressent de plus en plus à la mobilité partagée, et notamment à la mise en place d’un système d’autopartage.

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12
Jan

CES 2017  : l’innovation automobile à l’honneur  ! 

Comme chaque année nous vous proposons un petit tour d’horizon des innovations dans le domaine de la mobilité présentées lors du CES (Consumer Electronics Show) qui s’est tenu du 5 au 8 Janvier à Las Vegas. En parfaite dynamique avec les deux éditions précédentes, le CES 2017 a été très justement rebaptisé le «  Car Electronics Show  » par la presse américaine tant la présence des constructeurs automobiles et des concept-cars innovants fut forte lors de ce rendez-vous immanquable pour les férus d’innovations technologiques en tous genres. On vous dit tout sur les tendances majeures dans le secteur de l’automobile.

Aller plus loin avec l’électrique

© Faraday Future

1. La FF91  : le SUV de luxe 100% électrique par Faraday Future

La start-up américaine Faraday Future parie sur l’élégance et la vitesse avec ce modèle de SUV 100% électrique annonçant une autonomie record de 700km ainsi qu’une vitesse de 100km/h atteinte seulement en 2,39 secondes. La FF91 est le tout premier véhicule de ce constructeur, ne cachant pas son ambition depuis sa création extrêmement rapide de concurrencer les véhicules électriques de Tesla. Une dernière chance pour l’entreprise, ambitieuse dans ses idées, mais qui a pour le moment bien du mal à les concrétiser.

2. POM  : le véhicule électrique open source par Renault

© Renault

Le constructeur Français a créé la surprise non en présentant un véhicule autonome mais une version dénudée de sa voiture électrique Twizy, POM ou Platform Open Mind, en partenariat avec la start-up italienne OSV et ARM pour la partie software du projet.

La particularité de celui-ci  ? Il s’agit en fait d’un «  un kit de développement automobile destiné aux étudiants, start-up, chercheurs, qui vont pouvoir créer des services et de nouveaux usages », indique Frédéric Auzas, chef de projet POM. « Ils pourront modifier le software grâce à cette base open source ». Un moyen pour Renault de mettre en avant son travail accru avec des start-up et une volonté d’ouvrir les données pour permettre aux inventeurs d’aujourd’hui de créer leur voiture de demain.

Place à la voiture autonome et intelligente 

L’autonomie des véhicules est bien entendu l’un des enjeux majeurs actuels pour les constructeurs, et symbolise parfaitement l’association entre l’informatique et l’automobile. Rien d’étonnant donc que l’édition 2017 du CES ne déroge pas à la règle avec son florilège de concept-car autonomes, idéals pour faire rêver et se projeter dans le (possible) futur de la mobilité à 4 roues.

1. Toyota  : Concept-i ou l’autonomie partielle au service du conducteur

© Toyota

La branche californienne du japonais Toyota a posé sa pierre à l’édifice en imaginant la voiture de 2030 avec le ludique Concept-i. Premier né des recherches du tout récent centre d’intelligence artificielle de la marque, ouvert l’année dernière, Concept-i est une voiture autonome apprenant progressivement grâce à l’usage qu’en fait son propriétaire. Son centre d’intelligence artificielle, Yui, permettra de choisir entre une conduite manuelle ou autonome, selon les envies du conducteur. Un modèle qui mise donc sur les interactions homme-machine plutôt que sur une autonomie totale, avec une IA servant de co-pilote à tout moment.

2. La Honda NeuV  : véhicule d’autopartage autonome  ?

© Honda

Honda a également présenté son prototype autonome : la NeuV. Lui aussi mise sur l’intelligence artificielle, mais va plus loin avec «  l’emotion engine  » ou «  moteur émotionnel  ». Grâce à des capteurs disposés dans l’habitacle couplé à une analyse comportementale du conducteur, l’intelligence artificielle peut déterminer votre état d’esprit et ainsi réagir en conséquence. Une technologie à la fois pour améliorer la conduite (par exemple si vous vous énervez au volant l’IA réduira la vitesse) mais aussi le quotidien des passagers en enclenchant par exemple de la musique ou d’autres sources de divertissement si celle-ci détermine que les passagers n’ont pas le moral.

Le président de la recherche chez Honda, Yoshiki Matsumoto, a également présenté un angle qui nous intéresse particulièrement  : la possibilité de faire de la NeuV un véhicule idéal pour l’autopartage autonome lorsqu’elle n’est pas utilisée par son propriétaire, grâce à son centre d’intelligence artificielle.

3. La Nvidia BB8

Lors de sa démonstration de conduite au CES 2017, la voiture autonome BB8 a impressionné par sa conduite très fluide et gérant les virages les plus ardus. Nommée ainsi en hommage à Star Wars par son constructeur Nvidia, spécialiste des cartes graphiques et expert en intelligence artificielle depuis quelques années, BB8 est équipée de la plate-forme Drive PX2. Celle-ci permet au véhicule d’apprendre des erreurs de conduite, de les enregistrer et ainsi de les corriger.

La prochaine étape pour Nvidia ? L’équipement de la nouvelle Audi en 2020 avec leur intelligence artificielle baptisée Xavier, co-pilotage intelligent facilitant la conduite et qui étudiera lui aussi le comportement via reconnaissance faciale.

La vie au sein de l’habitacle du véhicule ne sera donc bientôt plus la même. Alors que faire lorsque l’autonomie nous aide à ne pas nous concentrer uniquement sur notre conduite  ?

Anticiper la conduite de demain

Pilote automatique et maintenant un futur tout en autonomie : l’attention va ainsi se libérer et les mains ne seront plus toujours sur le volant. Les constructeurs vont devoir ainsi imaginer de nouvelles interactions possibles pour le conducteur et les passagers, redéfinissant ainsi le concept même de commande du véhicule.

1. BMW  : commande gestuelle via hologramme BMW HoloActive Touch

© BMW

Le BMW Group n’a pas présenté cette année un véhicule entier, mais bel et bien une maquette, la BMWi Inside Future, qui incite les visiteurs à découvrir les aménagements possibles de l’intérieur des futures voitures du groupe, autonomes et intelligentes, et où le conducteur devra se refaire une place bien particulière.

Le constructeur allemand imagine ainsi une commande gestuelle par hologramme grâce à laquelle le conducteur pourra s’occuper en lisant ses mails, en regardant des programmes télévisés ou encore en consultant des sites internet. C’est bel et bien dans la manière de présenter ces informations que dans leur contenu même que l’innovation réside ici.

2. Fiat-Chrysler : Portal Concept ou une aire de divertissement mobile

© Fiat-Chrysler

Se positionnant comme un véhicule familial électrique, et non comme un concept-car futuriste hyper-puissant, le Portal Concept vise avant tout les «  millenials  », tranche de consommateurs entre 18 et 34 ans et grands adeptes de technologies. Parfois réticents à conduire, avec notamment une baisse notable d’achats de véhicules par rapport aux générations précédentes, le constructeur italo-américain espère les convaincre en misant sur le virtuel et la modularité. L’habitacle peut ainsi être configuré de différentes manières selon les besoins des passagers, et est équipé de pas moins de 20 dispositifs afin de connecter smartphones, tablettes ou ordinateurs.

Disposant pour le moment d’une autonomie de niveau 3 (conduite autonome sur les grands axes comme les autoroutes avec le conducteur comme solution de repli en cas de danger) le Portal Concept pourrait bénéficier par la suite d’une autonomie totale (niveau 4) permettant ainsi au véhicule de devenir un espace familial de divertissement, connecté et adaptable.


Le CES 2017 réalise donc le pont entre attentes des consommateurs en terme d’innovations technologiques, par des outils aux usages concrets, tout en donnant à rêver de voitures futuristiques, nous étonnant aussi bien par leurs aspects que par leurs capacités à nous comprendre.

Photographie de couverture :  la voiture Faraday Future FF91 dévoilée lors de la conférence de presse au CES. Crédit : Jae C Hong/AP

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