Category: Autopartage

01
Juin

Allemagne : l’encouragement à l’autopartage inscrit dans la loi

Depuis longtemps adepte de l’autopartage, l’Allemagne vient de franchir une étape supplémentaire en mars dernier en votant au parlement une loi encourageant l’usage de ce mode de mobilité alternative. Quelles sont les mesures concrètes prévues ? Et quels rôles les collectivités et acteurs privés ont-ils a joué pour assurer leur mise en place ? 


Cette loi, qui deviendra effective dès septembre, confirme le dynamisme et l’attrait pour l’autopartage en Allemagne. Les derniers chiffres comptabilisent près de 150 fournisseurs de services, 1.7 millions d’utilisateurs dans pas moins de 600 villes à travers le pays. Pour se donner une idée plus claire de l’ampleur de cette mobilité un autre chiffre ressort : la flotte allemande de véhicules en autopartage représente la moitié de la flotte européenne  totale !

Bien sûr l’Allemagne s’inscrit dans un phénomène mondial de l’accélération de l’autopartage, avec selon le Boston Consulting Group, un nombre d’utilisateurs passant à près de 35 millions dans le monde d’ici 2021. Mais le pays se distingue par l’étendue de son réseau, l’autopartage étant présent aussi bien dans les grandes que moyennes villes, et par la participation prépondérante des grands constructeurs allemands qui jouent un véritable rôle de prescripteurs. Ainsi BMW avec Drivenow et Daimler avec Car2go ont su investir de manière efficace ce créneau, se détachant de leurs simples statuts de constructeurs pour passer à celui de fournisseurs de services de mobilité.


Des mesures en faveur d’un aménagement urbain spécifique


Parking autopartageLe vote de cette loi a également été motivé, et argumenté, par des préoccupations d’ordre environnemental, participant à la réduction des émissions de gaz et de la congestion sur les routes. Pour soutenir ce mouvement, la loi prévoit la mise en place d’une réglementation des emplacements de stationnement spécifiques aux voitures dédiées à l’autopartage. Les collectivités sont ainsi encouragées à créer un quota de places de parking réservées à cet usage, et les conducteurs pourront également bénéficier d’une réduction des coûts de stationnement.

Pour l’autopartage en boucle, ces emplacements pourront être utilisés par un fournisseur en particulier. En modèle free-floating, ils seront accessibles à tout véhicule faisant partie d’un service d’autopartage. On voit ainsi naître un partenariat entre collectivités locales et acteurs privés du secteur afin de repenser la ville ensemble en favorisant un mode de mobilité bénéficiant à ses habitants.


Un partenariat prometteur à Hambourg


Autopartage Hambourg - BMW

Un exemple concret de ce type de coopération est la mise en place à Hambourg d’un vaste réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques et d’emplacements de parking pour véhicules en autopartage et nécessitant une recharge. En complément, la ville vient d’annoncer un partenariat d’envergure avec BMW afin de déployer d’ici 2019 une flotte de 550 véhicules électriques (400 entièrement électriques et 150 hybrides) pouvant être réservés grâce au service DriveNow.

Pour le maire Olaf Scholz il s’agit de combiner l’autopartage connecté avec les solutions de transports publics afin de garantir au voyageur urbain une plus grande flexibilité et facilité de déplacement même durant les heures de pointes, tout en améliorant sa qualité de vie grâce à l’impact positif sur l’environnement.


L’autopartage en France  : un travail en construction 


Ainsi l’autopartage s’inscrit pleinement dans une volonté d’une mobilité plus raisonnée en milieu urbain. L’exemple allemand démontre qu’à travers la mise en place de mesures concrètes et le rapprochement entre pouvoirs publics et acteurs privés cette mobilité alternative peut profondément changé la manière dont nous concevons les déplacements au quotidien. De quoi ouvrir la voie à d’autres pays européens  ?

L’édition 2016 de l’enquête nationale sur l’autopartage réalisée par 6t nous montrait déjà qu’en France un travail de sensibilisation mais aussi un encouragement des pouvoirs publics étaient encore nécessaires afin de débloquer tout le potentiel de ce mode de mobilité. Malgré la mise en place de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles de janvier 2014 permettant de faire bénéficier des véhicules de flottes ou de particuliers du label «autopartage» ainsi que de places de stationnement dédiées, les mesures prises gagneraient à être davantage déployées afin d’en mesurer l’efficacité plus concrètement.

Les points d’amélioration

L’étendue du réseau des stations est notamment un point d’amélioration, l’autopartage s’installant majoritairement dans les très grandes villes, les villes moyennes ne bénéficiant pas forcément de soutiens ou de mesures spéciales afin de mettre en place ce type de services pour ses habitants. Pourtant une appétence se fait de plus en plus sentir, chez les jeunes générations en premier lieu, sensibles à l’économie collaborative, à la protection de l’environnement et qui sont bien plus adeptes du numérique que de la possession d’un véhicule individuel.

Des partenariats intéressants se profilent, comme l’implication de la RATP dans un service d’autopartage en région parisienne ou plus globalement la volonté de la Société du Grand Paris de miser sur l’intermodalité autour des gares SNCF, où des millions de transiliens transitent chaque jour. Ce terrain d’expérimentation permettra sans doute à long terme d’encourager d’autres villes à se lancer dans cette aventure. De quoi ouvrir une démocratisation et une accessibilité grandissante à l’autopartage.

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16
Mai

Enquête nationale sur l’autopartage en France : 6t présente son édition 2016

Après une première édition de l’Enquête Nationale sur l’Autopartage menée en 2012 auprès de 2090 usagers, le bureau d’études 6t revient quatre ans après avec une toute nouvelle édition, réalisée avec le soutien de l’ADEME. Une manière pertinente de constater les évolutions du rôle de l’autopartage dans la mobilité urbaine et de ses usages au quotidien.


Principalement axée sur l’autopartage en boucle, cette enquête a été alimentée grâce à 4 études quantitatives menées sur internet auprès d’utilisateurs et gestionnaires de flottes de véhicules d’entreprises ou de collectivités et une étude qualitative en entretien direct avec 25 usagers et anciens usagers de services d’autopartage, afin de mieux cerner l’intégration de ce mode de mobilité et les impacts observés sur les déplacements au quotidien.


L’autopartage au cœur de plusieurs parcours de mobilité


Au fil de cette étude, 6t a pu déterminé quatre parcours principaux qui mènent à l’usage de l’autopartage  :

  • L’autopartage comme cause de démotorisation qui, complété par d’autres modes de mobilité alternative, remplace progressivement l’usage de la voiture personnelle.
  • L’autopartage comme conséquence de la démotorisation, qui relève de la décision de changer ses habitudes et de se passer d’une voiture individuelle. Cette catégorie et la précédente représentent 54% des usagers interrogés
  • L’autopartage comme alternative à l’achat d’un véhicule (21%)
  • L’autopartage comme moyen d’accès à l’automobilité (22%)

En 2016, une voiture en autopartage remplace ainsi 5 voitures personnelles et libère 4 places de stationnement.

Enquête nationale sur l'autopartage édition 2016 - 6t

Enquête nationale sur l’autopartage édition 2016 – 6t


Des axes de réflexion pour ouvrir l’autopartage à de nouveaux publics et garantir le succès d’un service


Malgré cette diversité de parcours constatée, le profil de l’usager des services d’autopartage reste aujourd’hui encore assez uniforme, comme le montre le schéma ci-dessous réalisé par 6t dans le cadre de son étude.

Enquête nationale sur l'autopartage édition 2016 - 6t

Enquête nationale sur l’autopartage édition 2016 – 6t

Miser sur une communication plus large

L’usager type d’un service d’autopartage est donc fortement diplômé, d’un âge moyen et bénéficiant d’une situation financière aisée.

L’autopartage, n’étant pas assez mis en avant dans les médias, doit encore trouver un axe de communication efficace afin toucher des profils socioéconomiques plus variés et moins favorisés. Ces derniers, comme les jeunes conducteurs ou les familles nombreuses, peuvent être en effet très intéressés par cette alternative à la propriété d’une voiture individuelle qui est aujourd’hui une source importante de dépenses pour un foyer. Il faut également s’intéresser au public que sont les entreprises et collectivités, aux usages différents mais complémentaires.

Rendre attractif le système d’autopartage

6T propose en dernier lieu différentes clés de compréhension pour garantir le succès d’un système d’autopartage. D’une part, l’implantation du réseau de stations est primordiale, en privilégiant toujours la proximité du service. L’accès au service doit être simplifié afin de rendre le parcours usager le plus agréable possible (inscription sur internet, accès au véhicule via smartphone, abonnement sans engagement…) et doit proposer si possible plusieurs types de véhicules (hybrides, électriques, utilitaire…) pour répondre à toutes les attentes.

Les collectivités ont un rôle à jouer dans cette volonté de démocratisation de l’autopartage, notamment en matière d’aménagement de l’espace public. L’axe majeur de réflexion est en effet la création d’un réseau de stations plus nombreuses et visibles, agissant comme de véritables supports de communication auprès de potentiels usagers du service et mises en avant grâce à une communication institutionnelle plus développée et un soutien financier.


Grâce à ces deux études, celle de 2012 et celle de 2016, 6t nous offre un état des lieux des évolutions d’ores et déjà constatées dans l’usage de l’autopartage mais également un regard sur le futur de ce service de mobilité qui peut à terme, avec le soutien des pouvoirs publics, s’inscrire dans un urbanisme plus maîtrisé et durable. 

enquete_autopartage_6t

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24
Avr

Les déplacements urbains à l’heure des nouveaux services de mobilité

Dans sa dernière enquête réalisée en partenariat avec BIPE sur la Mobilité Mondiale Kantar TNS démontre en quoi l’émergence de nouvelles technologies et de services innovants ont profondément transformé notre rapport aux déplacements quotidiens. 


On apprend ainsi que près de 75% des 24.000 personnes interrogées à travers le monde et vivant en zones urbaines utilisent des applications sur smartphone afin d’organiser au mieux leurs déplacements. Loin de se limiter à une simple aide de navigation, ces applications mobiles proposent aujourd’hui un ensemble de services. D’une simple pression sur un écran on peut ainsi limiter son coût de mobilité, éviter les embouteillages mais aussi réserver un taxi, un véhicule en co-voiturage ou autopartage en quelques secondes.


Une mutation de la mobilité urbaine


Ces nouveaux usages ont des conséquences directes sur l’utilisation de véhicules individuels : 27% des personnes interrogées admettent ainsi moins conduire qu’ils ne le faisaient seulement six mois avant. Ces chiffres atteignent par exemple 34% à Paris ou encore 43% à Mumbai. Pour les personnes ne détenant pas de véhicules personnels, la propriété représente une dépense et une véritable contrainte. La représentation symbolique de la possession d’un véhicule en tant que facteur de réussite sociale s’affaiblit ainsi de plus en plus.

Les embouteillages représentent également une véritable barrière à l’usage d’un véhicule individuel  : pour 40% des personnes interrogées à New York cela est la première raison de ne pas posséder une voiture. Le paiement «  à la course  » directement via smartphone a notamment poussé 22% des interrogés à faire des services de mobilité partagée (co-voiturage, autopartage, vélopartage…) leur mode principal de transport.

Rémy Pothet, Partner au BIPE, indique « l’avènement des nouvelles technologies a permis une ouverture à de nouveaux services de mobilité. En Europe par exemple, le recours au co-voiturage est passé de 22% à 29% entre 2013 et 2016, pendant que l’auto-partage progressait de 4% à 7%. Sur la base de notre expertise de prévision en matière de mobilité, nous pensons que l’expansion des flottes de voitures à la demande va permettre une baisse importante du coût de ces services. Cela va contribuer à accentuer la mobilité des individus, à mesure que les tarifs baisseront. Nous pensons que l’avènement de la voiture autonome accentuera encore cette tendance ».

Ainsi les modes de mobilité alternatifs ont de beaux jours devant eux, se présentant comme une réponse aux enjeux de l’urbanisme urbain et de nos nouveaux usages numériques, tout en se révélant être plus économiques et écologiques.

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31
Mar

Le Fleet Manager 2.0 : nouvelles missions et nouveaux enjeux pour l’entreprise

Le rôle du gestionnaire de flottes, ou fleet manager, est en pleine mutation et doit aujourd’hui se renouveler afin de répondre aussi bien à des nouveaux besoins de la part des usagers qu’au phénomène grandissant de numérisation de ses outils.


Un gestionnaire, mais pas que…


Les responsabilités du fleet manager s’étendent progressivement sur plusieurs disciplines complémentaires. Dépassant le simple aspect de gestionnaire de véhicules, celui-ci doit prendre en compte d’autres problématiques dans le cadre de ses missions face aux apports des nouvelles technologies embarquées.

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Fleet manager 2.0

Le fleet manager est responsable d’un budget parfois très conséquent pour une entreprise : celui servant à équiper en véhicules ses équipes mais aussi à les entretenir. Aujourd’hui les véhicules de fonction attitrés ne sont qu’une possibilité parmi tant d’autres, et on l’on voit un glissement progressif vers un coût total de possession d’un véhicule vers un coût total de mobilité. Le Fleet Manager devient Mobility Manager.

La prise en compte de l’expérience conducteur gagne donc en importance, largement aidé par des outils technologiques permettant au gestionnaire de flottes de mieux comprendre besoins et habitudes afin de  proposer des services toujours plus adaptés.


Les nouveaux apports du numérique


Big data, technologies embarquées, utilisation du Cloud, applications mobiles : le fleet manager est aussi en pleine transition digitale ! Ce phénomène de numérisation a des conséquences non négligeables et bénéfiques pour toutes les équipes concernées, aussi bien le gestionnaire, les équipes administratives que les usagers.

Réduire les coûts de maintenance grâce aux données collectées

En mettant à disposition des véhicules connectés, géré par exemple par un logiciel d’autopartage tel qu’e-Colibri, le gestionnaire peut surveiller en tant réel l’état de ses véhicules. Il peut ainsi prévoir les maintenances de manière automatique en effectuant des diagnostics de problèmes avant même que cela n’advienne, et ainsi réduire les coûts de réparations dûs à un entretien trop tardif. Les collaborateurs sont ainsi garantis de bénéficier d’un véhicule en état de fonctionnement optimal.

Améliorer l’expérience usager

Agissant comme un véritable conseiller, le gestionnaire fait le lien entre les équipes administratives et les usagers de la flotte. Le flux de données entre le terrain, le véhicule et le bureaux se trouve simplifié et donc plus facile à traiter. Les nouveaux outils mis à disposition, comme les logiciels de réservations en ligne ou même les applications mobiles, permettent d’établir un lien plus direct avec le gestionnaire.

Celui-ci, en collectant des retours d’expérience et en observant les données d’usage de sa flotte, peut attribuer en conséquence des véhicules mieux adaptés aux besoins de chacun. Le véhicule de société peut ainsi laisser la place à un système d’autopartage, contribuant notamment à réduire le taux d’inutilisation des véhicules au sein de la flotte.

Participer à la productivité des équipes

Alors qu’il a été prouvé que les embouteillages peuvent engendrer stress et perte de productivité, le fleet manager 2.0 peut bénéficier des apports de la Big Data et du Cloud afin de proposer aux usagers les meilleurs itinéraires possibles de manière automatisée. Cela peut s’avérer particulièrement utile afin d’aider les équipes commerciales à mieux organiser leurs tournées en comparant leurs données de parcours avec les leads et opportunités se trouvant à proximité, tout en leur faisant éviter les axes les plus encombrés.


Le gestionnaire de flottes participe donc activement à la mise en place du Plan de Déplacement Entreprise et doit réfléchir à différents moyens afin d’améliorer l’usage des véhicules sur son parc. Parmi eux, l’adoption de logiciels de gestion de véhicules en ligne ou encore la mise à disposition d’un service d’autopartage, garant de réduction de coûts, de gain de taux d’utilisation de véhicules ainsi que de réduction de l’empreinte carbone générée par l’entreprise.

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21
Mar

Autopartage et vélopartage en Chine : vers une mobilité plus durable et flexible

Développement accéléré de l’urbanisme vert, mesures gouvernementales pour réduire la pollution de l’air, regard tourné vers les énergies renouvelables : autant d’initiatives qui annoncent une période favorable au dynamisme des modes de mobilité alternative en Chine. 


L’autopartage : une solution pour fluidifier le trafic urbain chinois ?


Selon une étude de Stategy&, une succursale de PricewaterhouseCoopers, le nombre de véhicule en autopartage en Chine devrait atteindre 170 000 en 2020. Ce chiffre représente une croissance annuelle de 50% par rapport au 30 000 voitures en activité début 2016. Cette augmentation rentre en écho avec la curiosité des automobilistes chinois vis à vis de ces nouveaux services de mobilité.

L’autopartage en Chine gagne du terrain et séduit pour plusieurs raisons. D’une part pour son potentiel d’amélioration du trafic dans des centres urbains saturés, particulièrement dans les grandes métropoles. D’autre part en se présentant comme une solution au quotat limité de plaques d’immatriculation autorisées à circuler dans les grandes villes chinoises. Une étude réalisée en 2016 par le Centre D’information d’Etat chinois calcule qu’une voiture partagée pourrait en effet remplacer 13 ventes de véhicules.

Le service d’autopartage Car2Go dans la ville de Chongqing

Un marché au très grand potentiel

Un rapport du Ministère des données publiques de sécurité montre que 310 millions d’habitants détiennent un permis de conduire, or le nombre de voitures circulant est de 194 millions. « En un sens, toutes ces personnes ne possédant pas de voiture représentent des clients potentiels pour les services d’autopartage », pointe Bill Peng, un des partenaires de Strategy&.

Selon le rapport de Strategy& partager une voiture, qu’elle soit neuve ou d’occasion, est donc plus économique si l’utilisateur parcourt moins de 5600 kilomètres par an. De plus, la compétition tarifaire est telle que le prix moyen d’un service d’autopartage est de 30 yuan soit à peu près de 4 euros. « La compétition sera d’autant plus féroce d’ici deux ans alors que les services d’autopartage se déploieront progressivement dans des villes plus petites, et que le segment du marché, après son lot de fusions et d’acquisitions, sera dominé par 3 ou 4 compagnies. », conclut Peng.

Véhicule en autopartage du fournisseur Gofun Chuxing

Miser sur les nouvelles énergies et sur l’électrique pour une mobilité plus écologique


Les efforts actuels du gouvernement chinois en matière de transports durables et verts représentent également un levier non négligeable pour l’autopartage dans le pays, grâce à la mise en place progressive de parkings dédiés ainsi que de bornes de recharge. 95% des véhicules partagés fonctionnent aujourd’hui grâce à de nouvelles énergies, et le nombre de flottes émettant peu ou aucunes émissions de carbone devrait augmenter chaque année de 50% dans les cinq années à venir.

Ce dynamisme est indéniablement soutenu par une urbanisation rapide, un usage d’internet grandissant ainsi qu’un nombre très conséquent de nouveaux détenteurs de permis. Un des acteurs du marché, Ezzy, possède par exemple une flotte d’à peu près 500 voitures électriques, que les utilisateurs peuvent déposer dans n’importe quel parking à Pékin.

L’autopartage pour convertir à l’électrique

Le modèle de l’autopartage agit ainsi comme un véritable prescripteur afin d’inscrire durablement les véhicules électriques au cœur de l’économie automobile chinoise : la Chine a ainsi vendu 507 000 véhicules électriques en 2016, ce qui en fait le marché le plus important au niveau mondial. Une des initiatives marquantes est le remplacement des taxis de Pékin par des véhicules électriques, soit une flotte de près de 70 000 véhicules.

L’un des enjeux majeurs réside au niveau des infrastructures de stationnement et de recharges mentionnées plus haut : elles sont en effet encore trop peu développées, face à la croissance soudaine des services d’autopartage. Résoudre ce problème essentiel permettrait de garantir des trajets plus longs en toute sérénité et donc l’adoption des services par une nouvelle catégorie d’usagers, se tournant à l’heure actuelle vers des services de véhicules de tourisme avec chauffeur tels que Didi Chuxing.

Le partage se fait aussi à deux roues !


Bien que le système de transport public en Chine est aujourd’hui meilleur que jamais mieux gérer le trafic en heure de point reste une priorité. C’est là que rentre en jeu les services de vélopartage, se multipliant au sein des grandes métropoles depuis quelques années. Ce moyen de déplacement, véritablement complémentaire à l’autopartage, permet à la fois d’alléger les derniers kilomètres des trajets quotidiens et de participer à l’amélioration de la qualité de l’air.

Système d’ouverture des vélos partagés Ofo

Selon Dai Wei, le fondateur de la compagnie Ofo, près de 400 millions de vélos circulent à l’heure actuelle à travers le pays. Déployé pour la première fois sur le campus de l’Université de Pékin en septembre 2015 le service a été un succès immédiat. « Nous avons aujourd’hui 15 millions d’utilisateurs dans 40 villes, avec plus de 200 millions de trajets effectués. Nous comptons avoir 20 millions de vélos dans les rues cette année dans pas moins de 200 villes », explique Dai. L’usage est des plus simples. En effet, il suffit de scanner un QR code présent sur le vélo ou de rentrer un code grâce à son smartphone et l’utilisateur peut ensuite utiliser le deux roues immédiatement.

L’usage du vélo se réinvente
Mobike bike sharing

Des utilisateurs sur les vélos Mobike

Les déplacements quotidiens à vélos en Chine ne sont pas nouveaux. Le deux roues est depuis longtemps un moyen de transport traditionnel de la classe ouvrière, mais les services de vélopartage remettent celui-ci au goût du jour en y intégrant nouvelles technologies et préoccupations environnementales. Le vélo 2.0 n’a pas fini de faire parler de lui !

Selon BigData-Research, près de 19 millions de personnes ont utilisés des vélos partagés en 2016, et ce nombre devrait atteindre 50 millions d’ici fin 2017 ! Ofo est le plus gros fournisseur avec ses 800 000 vélos jaunes à travers le pays, suivi par Mobike (600 000 vélos). Preuve supplémentaire de ce succès : Ofo a levé début mars près 450 millions de dollars et Mobike 215 millions de dollars en janvier. L’un des cœurs de cible sont les étudiants et les jeunes actifs, beaucoup de stations étant présentes sur les différents campus des grandes villes.

bike sharing china gif

Aujourd’hui les compagnies chinoises de vélopartage ont les yeux rivés vers l’international : Ofo se dirige vers Singapour, Londres et la Silicon Valley. De son côté la start-up Bluegogo s’est installé en janvier dernier à San Francisco. Le potentiel est important : selon le cabinet de consultation Roland Berger le marché pourrait générer jusqu’à 5,3 milliards d’euros d’ici 2020.

Photographies de couverture : Ofo et Evcard

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03
Fév

Découvrez le livre blanc Mobility Tech Green

Mobility Tech Green vous présente son livre blanc, désormais accessible en ligne ! Retrouvez toutes les informations sur les tendances de l’autopartage B2B, à travers un regard objectif sur le marché et son évolution à venir, afin de déterminer la manière la plus adaptée pour l’implémenter dans votre entreprise. Suivez le guide.


 

 Les 7 points clés

De la définition même du terme autopartage B2B à des études de cas précises, ce livre blanc vous donne toutes les clés en main pour déterminer quel sera votre autopartage.

Définition et enjeux de l’autopartage B2B

Qu’est-ce que l’autopartage  ? Très simplement c’est un système dans lequel un groupe d’individus ayant souscrit un abonnement utilisent un parc de véhicules accessibles en libre service. Exit le véhicule de fonction personnel et bonjour la voiture à la demande  ! Cela résulte en un partage plus équilibré des frais d’entretien ainsi qu’une meilleure fluidité sur les trajets. Parmi les utilisateurs, les entreprises sont particulièrement intéressées aussi bien par la réduction du CTP (Coût Total de Possession) de leur flotte que par la gestion optimisée de leurs véhicules grâce aux nouvelles technologies.

Les chiffres clés

12 millions de membres à travers le monde d’ici 2020  : un chiffre qui donné une idée du dynamisme du marché de l’autopartage, qui devrait connaître une croissance fulgurante de près de 40% par an durant les prochaines années. Déjà très utilisé aux Etats-Unis et dans les pays de l’est depuis plusieurs décennies, c’est aujourd’hui le marché européen qui est en plein essor. Le nombre d’entreprises européennes ayant un service d’autopartage interne devrait passer de 200 en 2013 à 4000 d’ici 2020, soit d’à peu près 2000 véhicules à plus de 100 000.

Un atout quadruple bénéfice

L’autopartage pour entreprises et collectivités représente une véritable réponse à plusieurs enjeux :

  1. Des économies significatives sur le budget flotte automobile.
  2. Une amélioration de l’accessibilité aux services de mobilité grâce à des véhicules en libre-service.
  3. Une utilisation double des véhicules d’entreprises grâce à la mise en place d’une formule pro/perso offrant la possibilité de louer les véhicules le soir et le week-end.
  4. Une participation à la réduction de l’empreinte carbone de son entreprise dans le cadre d’une politique RSE.

Une approche multimodale à interface unique

Alors que les parcs automobiles sont de plus en plus importants, les outils de gestion papiers ou numériques ne suffisent plus à assurer les besoins des responsables de flottes. Après les plate-formes logicielles spécialisées, place au multimodal  ! Le but étant de penser la mobilité d’entreprise de manière globale, en permettant aux employé.es d’utiliser différents modes de transport tout en ayant l’assurance d’être facturé via une plateforme unique.

L’espace partagé  : Quand les mobilités d’entreprises et personnelles convergent

Urbanisation et connectivité accrues ont changé notre manière d’appréhender notre mobilité personnelle au quotidien et, indirectement, notre mobilité professionnelle. Ainsi le marché B2B fait face aux mêmes problématiques que le marché B2C, avec en point principal la remise en cause de la possession de véhicules dédiés à des employés en particulier.

Quelles conséquences pour les salariés ?

Les pratiques de consommation collaborative investissent donc la sphère du travail, à travers le partage d’espaces et aujourd’hui de véhicules. Certains obstacles persistent encore, notamment une perception du service d’autopartage parfois considéré, à tort, comme contraignant. Mobility Tech Green vous invite à lire son étude réalisée en partenariat avec le LOUSTIC (Laboratoire d’observation des usages des technologies de l’information et de la communication) présente dans le Livre Blanc pour en apprendre plus sur ce sujet.

Un regard sur le futur avec la voiture autonome

Un nouveau schéma de mobilité pourrait encore changer la donne : l’autopartage de voitures autonomes. Après l’étape actuelle des véhicules connectés, c’est en effet l’autonomie qui fait rêver les constructeurs, promettant une amélioration de la sécurité sur les routes, des centre-villes moins congestionnés et une optimisation des réservations grâce à des véhicules intelligents. Tout cela participant davantage encore à l’obsolescence du véhicule personnel.


Un véhicule non partagé est à l’arrêt en moyenne 95% de son temps. Une raison de taille pour les entreprises et collectivités de se tourner vers de nouvelles solutions, apportant des bénéfices économiques, ergonomiques et écologiques.

 

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19
Jan

Évolutions et nouveautés  : tout sur la gestion de flottes en 2017 

Tandis que le nombre de véhicules de flottes a fortement augmenté en 2016, les gestionnaires cherchent aujourd’hui des solutions pour faire face à différents challenges en 2017 : parmi eux l’augmentation du prix des carburants, les coûts de maintenance importants ou encore le respect des nouvelles réglementations en faveur de l’environnement.

Dans leur volonté de garantir la sécurité et la productivité de leurs conducteurs, les gestionnaires pourront compter sur de nouveaux outils technologiques afin de simplifier leurs activités au quotidien, entre applications mobiles et équipements intégrés au véhicule. Mais pour répondre aux mutations attendues du marché, il s’agit d’aller plus loin lors de la mise en place d’un plan de déplacement. Tour d’horizon des tendances à venir en 2017 dans la gestion de flottes et l’industrie de la télématique.

 

Innover pour inciter à la prudence au volant

 

La sécurité au volant est une donnée primordiale, aussi bien pour les particuliers que pour les gestionnaires de flottes. Mais les habitudes ont parfois la peau dure. Dans le cadre de déplacements professionnels et d’usage de véhicules connectés on misera sur la différenciation d’offres et des programmes interactifs de récompenses, incitant de manière douce et ludique les usagers à réguler leur conduite et ainsi garantir au quotidien à la fois leur sécurité et celles des autres. La «  gamification  » permettra donc d’offrir un rôle actif aux conducteurs en les incluant de manière plus directe dans le processus de conduite responsable.

 

Améliorer l’utilisation des données conducteurs 

 

L’un des enjeux majeurs face à la multiplication des solutions connectées est le traitement des diverses données collectées via l’utilisation des véhicules équipés. En 2017, celui-ci devrait s’améliorer afin de fournir des informations précieuses concernant la performance de la flotte et ainsi aider les usagers à gagner à la fois du temps et de l’argent en prenant les mesures adéquates selon les résultats constatés en temps réel.

L’offre e-Colibri propose par exemple aux gestionnaires de parcs un tableau de bord complet ainsi que des rapports statistiques interactifs sur l’utilisation de leurs véhicules.

 

Mieux gérer la maintenance des véhicules et le coût carburant 

 

La maintenance des véhicules est un autre pilier de la gestion de flottes, et souvent le plus difficile à gérer selon le nombre de véhicules total à superviser. Heureusement, des évolutions sont à venir afin de fournir des systèmes automatisés dédiés à celle-ci, permettant ainsi de planifier des maintenances véhicules au cas par cas selon les besoins et d’améliorer la communication entre le gestionnaire de flotte et la structure en charge de la maintenance. Tout ceci visant d’une part à soulager le gestionnaire d’une planification manuelle et d’autre part à garantir une meilleure disponibilité des véhicules aux usagers.

La fin du surplus de carburant, annonce également l’augmentation de son prix et donc, par conséquence, l’augmentation des coûts d’utilisation globaux d’un véhicule. Pour les flottes, ce problème est épineux mais des propositions gagneront du terrain afin d’améliorer la consommation énergétique, notamment grâce à l’utilisation de cartes carburant directement intégrées au cœur de leur solution de flottes.

Mobility Tech Green propose d’ores et déjà la gestion des cartes carburants à ses clients, présentes dans une boîte à clés numérique intelligente située directement dans la boite à gants du véhicule.

L’incitation à l’éco-conduite, déjà entamée depuis quelques années, est un autre pas vers un meilleure usage du carburant et des véhicules. Bien plus qu’un simple équipement, il s’agit ici de changer les mentalités et les usages dans le cadre de la mobilité professionnelle en 2017.

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05
Jan

Fun facts : la voiture dans tous ses états !

La nouvelle année c’est l’occasion de faire le bilan de l’année passée, avec statistiques et chiffres à l’appui, mais aussi de replonger un peu dans l’histoire d’un objet central du quotidien des Hommes depuis des siècles, entre bien de consommation et actrice de la culture pop : l’automobile.

 

économie


• 44 milliards de dollars : c’est la modique somme dépensée pour la publicité par l’industrie automobile en 2016, un nombre encore inégalé par les autres marchés.
Source

En 2016 il s’est vendu plus de 2 millions de voitures neuves en France, soit 5.520 par jour !
Source

L’industrie automobile se porte bien, et peut dire qu’elle sait se diversifier : la voiture jouet Little Tikes a atteint lors de son 25ème anniversaire en 2004 un record de ventes de 6 millions d’unités, et a même été nommé en 1998 « la voiture de la décennie la plus vendue au monde » par le New York Times, battant à plates coutures la Honda Accord et la Ford Taurus.
Source

La couleur de voiture la plus répandue dans le monde ? Le blanc, avec une moyenne de 37% au niveau mondial, avec un taux record en Chine où 51% des véhicules en circulation sont blancs !
Source

Et si on partageait ?


Alors qu’aujourd’hui le nombre d’adhérents à l’autopartage est d’à peu près 7 millions à travers le globe, il pourrait atteindre 36 millions en 2025 soit un nombre multiplié par 5 en l’espace de seulement 10 ans !
Source

Le revenu produit par ce domaine d’activité devrait passer de 1.1 milliard en 2015 à 6.5 milliards en 2024, soit une multiplication par 6.
Source

Si tout les conducteurs effectuaient de l’autopartage une fois par semaine, le trafic journalier baisserait de près de 20% !

Dans une étude récente, trois quarts des 18-24 ans interrogés choisissent leur téléphone plutôt qu’une voiture et optent ainsi pour des modes de déplacement alternatifs comme l’autopartage.
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Le Vélopartage a aussi le vent en poupe : début 2016, 980 villes étaient équipées de systèmes de vélos partagés intelligents, soit 1 260 000 vélos partagés en circulation.
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Autour du monde


En Russie, on ne rigole pas avec la propreté des voitures : conduire avec un véhicule sale est une offense criminelle.
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Le deuxième embouteillage le plus long de l’histoire moderne a eu lieu en 1980 sur l’autoroute entre Paris et Lyon, sur une distance de plus de 177 kilomètres !
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Dans la ville de Churchill, au Canada, les habitants laissent leurs voitures ouvertes afin que les passants puissent s’abriter en cas d’apparitions d’invités un peu particulier : des ours polaires.
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Voitures célèbres


Batmobile en 1941 – Infographie par BookMyGarage

La célèbre Batmobile du héros de DC Comics Batman n’a pas toujours été aussi discrète : lors de sa première apparition dans le Detective Comics #48 en 1941 sa carosserie était peinte en… rouge vif ! Loin d’être idéal pour passer incognito…
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Envie de louer une voiture un peu différente ? Aucun souci ! Vous pouvez effectuer un voyage dans le temps au volant de la célèbre DeLorean de Retour vers le futur en louant simplement le véhicule depuis la DeLorean Motor Company.
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DeLorean par Wattle & Daub

Le président des Etats-Unis Lyndon B.Johnson savait comment divertir ses invités : à bord de sa voiture amphibienne, l’Amphicar, il avait pour l’habitude de conduire jusqu’au lac pour faire une belle frayeur… jusqu’à ce que la voiture flotte à la surface de l’eau !
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La plus ancienne automobile en état de fonctionnement, nommée la Marquise par ses créateurs De Dion et Trepardoux, a été vendue en 2011 à un collectionneur aux enchères pour la somme record de 4,6 millions de dollars.
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En voiture Simone !


Selon une étude de DMEautomotive l’activité des conducteurs en voiture est…le karaoké ! (56%) La chanson préférée pour faire des vocalises derrière le volant est « Bohemian Rhapsody » de Queen. Sans doute la faute à la mythique scène d’ouverture du film Wayne’s World !
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En panne de four ? Pas de panique ! Vous pouvez toujours cuire votre repas de fêtes dans le compartiment de votre moteur de voiture. Et oui, vous pourrez conduire assez longtemps pour que la viande soit cuite à point !
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Un petit road-trip lunaire, ça vous dit ? Cela prendrait un peu moins de 6 mois pour atteindre la lune en voiture en roulant à une vitesse moyenne de 95 km/h.
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Les voitures volantes, ça n’existe pas que dans la science-fiction ! La première tentative de construction de ce type de véhicule remonte à 1917 avec l’Autoplane de Glenn Curtiss, qui effectuait des petits bonds.
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Un constat édifiant : une voiture passerait en moyenne 95% de sa durée de vie garée, en étant utilisée par un seul conducteur. Un chiffre qui ne fait qu’encourager le développement du co-voiturage et de l’autopartage.
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07
Nov

Autopartage et télématique embarquée : la gestion de flotte en toute simplicité

Les usages de la télématique embarquée ne cessent de se multiplier : il ne s’agit plus seulement d’exploiter des données liées à la géolocalisation mais de s’intéresser plus spécifiquement aux usages des véhicules. Ainsi il est possible de vérifier l’état de son véhicule facilement, d’optimiser leur taux d’amélioration ou encore d’améliorer ses trajets grâce à l’éco-conduite.

Mais bien plus qu’un partenaire lors de nos déplacements personnels, la télématique devient aujourd’hui un allié formidable pour les gestionnaires de parc, avec une promesse : la réduction de leurs coûts grâce à des trajets optimisés et une gestion facilitée de leurs véhicules.

La télématique comme alliée à part entière de la gestion de parc

L’un des atouts les plus régulièrement cités par les utilisateurs est donc l‘optimisation des trajets grâce au calcul automatique des meilleurs itinéraires à suivre. Un atout considérable par exemple pour les entreprises employant des commerciaux effectuant des rondes de manière régulière ou encore dans la gestion au quotidien d’une flotte de poids lourds. Un moyen efficace de fluidifier les déplacements entre les divers collaborateurs mais également d’organiser plus efficacement les diverses interventions (ex : véhicules de chantier).

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La télématique embarquée permet également de cerner au mieux l’usage des véhicules, notamment à travers la géolocalisation et le calcul du temps d’utilisation. D’où la nécessité fondamentale d’effectuer une démarche informative en amont auprès des usagers afin de répondre à toutes les questions quant à l’usage des données.

La gestion de flotte connectée apparaît progressivement comme indispensable : à ce titre le cabinet Frost & Sullivan annoncait dans leur dernière étude publiée en Août 2016 que le nombre d’utilisateurs en autopartage allait être multiplié par 5 d’ici 2025 et le nombre de véhicules associés à ce type de service passerait de 112 000 à 427 000 ! Face à cet usage grandissant et à de nouveaux comportements, l’anticipation est  de mise et les technologies de gestion en temps réel une nécessité, notamment sur mobile.

e-Colibri :  le logiciel de gestion de parc des véhicules en autopartage signé MTG

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Aujourd’hui, les solutions de télématique embarquée se rapprochent des logiciels de gestion de parc en proposant des fonctionnalités s’adaptant aux besoins de chacun, tout en couvrant tous les modules essentiels de manière centralisée.

Afin de répondre à ces besoins grandissants en matière de gestion de flotte, la solution logicielle e-Colibri développée par Mobility Tech Green propose aux gestionnaires de parcs un accès à toutes les fonctionnalités nécessaires pour administrer leurs véhicules au quotidien sur une seule plateforme : 

  • Gestion des réservations
  • Gestion des véhicules
  • Gestion des contrats usagers
  • Accès à des données statistiques
  • Support en ligne (messagerie et sms)

Une plateforme complète idéale afin de gérer efficacement son parc au quotidien, et qui se doublera prochainement d’une version mobile disponible sur smartphone afin d’offrir aux gestionnaires un accès en temps réel à toutes les informations essentielles et une gestion de leurs véhicules, où qu’ils se trouvent. 

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21
Oct

Gestion de flotte automobile : 10 millions de véhicules actifs en Europe d’ici 2020

Le marché de la gestion de flotte est aujourd’hui en pleine expansion, aidé par des nouveautés technologiques attrayantes pour les entreprises à la recherche de fiabilité et d’efficacité pour leurs besoins en terme de mobilité.

Selon le cabinet de recherches Berg Insight le marché européen de la gestion de flottes devrait atteindre 10.6 millions de véhicules équipés d’un système de gestion d’administration d’ici 2020, contre 5.3 millions en 2014, soit un taux annuel de croissance de près de 15% ! Cette croissance entrainerait dans son sillage l’augmentation massive (34.4% contre 18 .1% en 2015) des véhicules non-propriétaires en Europe.

driver-1149997_1920En effet, la gestion de flotte connectée devient aujourd’hui incontournable et les technologies sans fil, comme l’utilisation du cloud, n’ont pas fini d’évoluer pour offrir aux entreprises des outils de gestion toujours plus performants afin de gérer au mieux leurs véhicules tout en réduisant leurs frais. Ils peuvent aussi en parallèle en extraire des données afin d’observer les différents usages et ainsi améliorer le service offert à leurs collaborateurs.

La marge de manœuvre est aujourd’hui encore large : selon une étude d’ACFO près de 68% des entreprises doivent encore considérer la transition de véhicules propriétaires à un service de mobilité partagée et gérée de manière centralisée. Toute cette attractivité participera à la croissance du marché qui en 2021 pourrait peser pas moins de 27.90 milliards de dollars.

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